#366 réels

Aujourd’hui un gros mot


Je suis de trop de matins, des heures retirées par un enfant, je suis d’une échappée de fatigue devenant tristesse sur un malentendu. Les larmes filent tellement, tellement vite. Je me suis sentie surprise. Un instant je lis, un autre je tais la blessure, un peu plus tard j’explose et je vous dis l’insupportable des autres, je suis instable, ce matin je souriais. Je suis avalée par les émotions soudaines, explosives, des joies et des larmes, toute entière avalée par le mot le plus gros de ma journée. Détresse. Cela aurait pu être fatigue-épuisée-et-tristesse-surprise. C’était plus court, détresse.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui un gros mot
 
 

chutes de tissus Aujourd'hui un gros mot
C’est si emmêlé…

 

Je crois que le manque d’écriture est en train de me torturer. D’avoir juste posé ces quelques mots c’était comme un envol, une libération d’un poids. Je ne sais plus où j’en suis, de ne plus me dire. C’est comme si ces temps, j’avais peur de savoir ce qu’il y a en moi, ce que je peux être, ce que je peux dire. Fuir. Peut être.
Si je ne me réapprivoise pas dans mon essentiel, je deviens quoi.

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)