Je n’ai pas eu envie. De coudre ranger trier lire rire, il y avait cette place pour toute la fatigue du monde et son angoisse. Je me trouvais avant l’être juste dans l’avant la fêlure le vide d’on ne sait quelle existence. J’ai médité, fermé les yeux, j’ai recentré tous les morceaux pour ne pas me rendre plus loin, à la dérive. Et je n’y suis pas allée, plus loin. Pas revenue, non plus. C’est toujours étrange cet état avec soi, étrange de respirer entre deux molécules d’air et s’étrangler.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui pas envie de


Quelques-uns d’entre vous disent, « La joie est plus grande que la tristesse », et d’autres disent, « Non, c’est la tristesse qui est la plus grande ». Mais je vous dis, elles sont inséparables. Elles viennent ensemble, et quand l’une est assise seule avec vous à votre table, n’oubliez pas que l’autre est endormie sur votre lit.

Khalil Gibran – Le prophète


fleur pistils Aujourd'hui pas envie de
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Évidemment, je vais mieux que ça. Les mots sont parfois une vérité à amoindrir, l’intensité y est telle que décrite, et pourtant je vais mieux que cela. Vraiment. Je ne pleure pas, c’est pourtant là.. Entre les larmes qui ne sortent pas et le sourire, un entre deux, une respiration, une méditation. Je me situe sur tous les points à la fois, et je suppose, tant que je n’aurai pas trouvé ce qui me met à terre je serai là, à prendre un ascenseur. Grâce à un ange – peut-on parler de figure de style – j’ai retrouvé l’accès aux mots, je me dis en grattant le papier et en tapotant des doigts, en soulevant des coins que je pensais arrondis, je me retrouve quelque peu – et bousculée. Je me sens un peu brouillée sur les pensées et ce qui se dit finalement, un mélange hasardeux. Je me demande si je n’ai jamais écrit autrement, en même temps.
Et puis ce roman alors, je vais le dire, dites, enfin ?

 
 

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