Une poussière sous les yeux, la vie s’éteignait – un grain ce gris – le brouillard en ouvrant les volets traversait la ville – la mort, la mort cotonneuse absorbait les couleurs – je pleurais, sous le jet de la douche je laissais partir les sombres instants . la douleur parlait fort et moi j’avais envie de rire voler les éclats, elle criait en noir je riais en blanc – est-ce que nous savions voir – le monde devenait gris.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui en noir et blanc

 

Mais trop souvent nous oublions. Nous ne savons plus appeler. Nous parlons silence. Nos langues sont irrespirables. Les noms s’éteignent. Dans le noir les choses ne passent plus. Nous nous oublions.

Hélène Cixous – Vivre l’orange

chemin noir et blanc Aujourd'hui en noir et blanc
 

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