#366 réels

Aujourd’hui besoin d’un objet essentiel


Pour un enregistrement plus polissé, c’est ici

 

C’est une affaire de surface périssable. Elles sont essentielles, sans mémoire ou alors elle s’est effacée, et lacérées . par des griffes, des crocs, des mains et une obsolescence hasardeuse que l’on ne pourrait qualifier de programmée et pourtant les faits sont là : elles ont un an et quelques mois, et ne peuvent que prétendre à la décharge. Alors depuis quelques heures nous avons de véritables chaises, en bois, et elles offrent un passé qui m’est inconnu, pour l’instant. Demain d’autres, elles arrivent pour la cuisine avec une véritable table, en bois elle aussi, est-ce que je saurai seulement les faire parler.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui besoin d’un objet essentiel

chatons plantes
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. J’envoie un colis, je le trouve tellement beau j’ai dispersé des feuilles d’automne, j’aurais aimé le recevoir, d’une certaine manière. Je suppose, c’est bon signe si j’offre ce que j’aime. J’ai oublié oublié oublié de le photographier mais alors surtout le marque-page, je l’aimais beaucoup j’étais pressée j’ai oublié. C’est si agaçant, d’oublier.

. Hibou m’a demandé ce soir « Tu te souviens de Caramel ? », oh oui chéri je me souviens. « Parce que des fois, tu oublies tu sais, des choses ». À l’intérieur, pleurer.

. Les analyses de LeChat, si elles ne sont pas parfaites – bien que complètement incohérentes par rapport à ce qui était recherché – ont le grand intérêt de m’avoir rendu le sourire : je suis apaisée. Ses défenses immunitaires sont bonnes, tout ce qui avait été ciblé spécifiquement est revenu négatif et si vous saviez, vraiment, ce que cela veut dire de soulagement. C’est étrange comme on se rapproche un peu plus encore dans ces cas flirtant avec la limite soutenable-non-envisageable, nous ne savions pas que nous pouvions davantage.

. La maison a une jolie énergie ces temps, elle vit de mille éclats – bordéliques aussi les éclats, disons-le. Je nous crois dans l’incapacité de ranger tant que nous ne saurons pas ce dont nous voulons nous débarrasser, enfin il me semble que c’est de cela dont il s’agit. Les objets résistent, ils savent qu’ils ne resteront pas, je ne vois que cela.
 
 

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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