Aujourd’hui attention particulière à faire…

Aujourd’hui attention particulière à faire…

. le carnet de gratitudes qui se remplit de tant de douceurs
. choisir un carnet à dessin, le parfait
. laisser partir une mignonne minette adorable, joueuse et câline, tristesse et joie mêlées
. câliner l’enfant, câliner les larmes, l’apaiser
. regarder les trois nouveaux tissus et c’était si doux, cette intention particulière
. protéger l’eau, de nos rivières de nos maisons de nos baignoires, elle coule abondamment dans le vide, elle coule, précieuse
. écouter nos envies nos désirs nos besoins . de nous-mêmes des autres, ne rien écouter suivre nos élans et vivre
. entendre les cris les mots les non. Vous taire, les gars. Ou dire pardon pour ces années.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui attention particulière à faire…

chaton
Au revoir à cette jolie et gentille minette

ܟ

Pour transiter, parce que le sujet n’est pas au chaton
et que ce n’est pas volontaire,
je ne maitrise jamais de quoi je vais parler

vitrine

Ces temps on peut porter une attention toute particulière à ce qui se joue, pour que cela change.
J’aurais aimé dire, là-bas, sous le hashtag #Balancetonporcen vrai tout de même, je dois vous dire, je n’aime pas ce #. J’aurais eu à dire. Ce jour où je marchais vers mes 20 ans sur un trottoir, j’étais en jean parce que je ne m’habillais jamais autrement, jamais en jupe dans la rue évidemment, et une voiture a ralenti, m’a frôlée à me faire peur, et un jeune a collé sa main sur mes fesses en rigolant. Ce jour dans un grand magasin j’étais dans mes 14 ans, un vieux avec des lunettes m’a caressé les fesses de sa main et m’a suivi dans les rayons. Ces jours où les regards se collaient sur ma poitrine et mes jambes, ces jours où les langues bavaient pour un numéro de téléphone, où les lèvres sifflaient parce que j’avais osé marcher dans une rue. Ce gars en boite de nuit avec qui j’ai parlé une heure et qui a voulu m’embrasser, qui m’a envoyé ses copains plaider sa cause lorsque j’ai refusé « Tu comprends, il est pas bien ce moment il s’est fait larguer » – so what ? Ces types en soirée, qui pensent que tu es là, en libre-service, tu cherches forcément. Et d’autres. Mon grand oncle, avec la bénédiction de ma mère. L’ex. L’un et l’autre glissés entre mes jambes contre ma volonté.
Je vais vous dire, c’est juste banal. Ne pas oser rentrer seule le soir, ça l’est aussi.
J’aurais aimé, je n’ai pas osé. La dernière fois que j’ai parlé c’était sur le viol conjugal et j’ai écopé d’un harcèlement plutôt rude qui a laissé les dirigeants de Twitter complètement froid. C’est vrai, il ne faudrait pas arrêter un mec reflétant aussi bien la société. Il y a de quoi, c’est une évidence, être en colère.
Alors je ne dis plus – et si je le dis, c’est sans commentaire. Je pleure peut-être, juste un peu, si j’y pense et quand c’est trop présent certaines nuits. Je ne suis pas remise. Enfin si moi, je vais bien. Vraiment. Celui qui va beaucoup moins bien, c’est mon corps. Il recule.