Il suffit d'un mot

La collection Réussir ses aquarelles chez Hachette

Je disais hier que j’avais arrêté de créer, c’était un peu pas tout à fait exact. J’ai peint, et pour cela je me suis forcée à le faire pour essayer d’émerger de ma torpeur – sans succès. Mais tout de même, j’ai peint un tableau d’après les directives d’un livre.

paysages de voyages

A la médiathèque, j’ai déniché deux livres de la collection Hachette : Réussir ses aquarelles Paysages marins et Paysages de voyages. C’est ce dernier que j’utilise finalement, le défaut majeur de cette collection étant plus difficile encore pour moi dans le premier. Je vous livre ce que j’en pense, et c’est un avis très personnel.

Ses défauts :
. Le style est flou, j’aime la précision.. je ne m’en suis rendue compte qu’au moment de peindre. La déception a été grande.
. D’un livre à l’autre ils ont employé les mêmes artistes, créant un déséquilibre il me semble, car si on n’aime pas le style, c’est toute leur collection qui y passe.
. Lors du pas à pas que j’ai suivi, j’aurais dû réfléchir à ce que je faisais mais j’ai suivi leurs consignes à la lettre : résultat, j’ai mis de la cire à des endroits inadéquats qui sont restés blanc, comme le gros rocher. Si dans les faits cela lui donne un charme non négligeable, je souhaitais faire une reproduction fidèle et je me suis ratée. Donc.. le pas à pas c’est sympa, mais pas en toute confiance.
. Au début du livre ils parlent des différentes méthodes d’aquarelle (crayons, pastels et godets/tubes), mais dans le pas à pas ils sont axés uniquement sur les godets/tubes (ce qui tombait mal, je n’en ai que 12, je n’ai pas pu reproduire 80% de ce qu’ils demandaient en mélange). Mis à part le fait que je suis un peu pauvre en godets (je n’ai même pas de noir), j’ai eu l’impression qu’il fallait vraiment avoir toutes les teintes existantes pour pouvoir se servir du livre correctement.
. Je n’ai vu aucune mention, dans les pages techniques et conseils, de la cire ou de la gomme liquide, dont on doit se servir dans le pas à pas.. je débute, je me suis sentie lâchée.

Ses qualités :
. Le livre est vraiment bien pensé, la technique du pas à pas est très intéressante ; je chercherai s’il existe cette méthode chez quelqu’un d’autre que Hachette tellement je me suis régalée.
. Les directives de couleurs sont très claires, des symboles sont utilisés afin d’aller à l’essentiel.
. Beaucoup de tableaux pour s’entrainer à la reproduction. S’ils plaisent, ce sont des heures de plaisir en perspectives

Un tableau se présente ainsi, le dessin au crayon puis le tableau (navrée pour le flash mal venu..) :

capri dessin tableau

J’ai donc reproduit le tableau, à main levée. Je ne me suis pas servie du dessin pour le reproduire, j’avais besoin plutôt du tableau pour m’y retrouver. J’ai mesuré les distances afin d’être parfaitement à l’échelle ; j’ai pris les mesures un peu dans tous les sens, je me suis sentie très à l’aise dans cette expérience-là. Le rendu final est à la hauteur de mes espoirs. Cela rend assez mal sur la photo, bien que j’ai foncé les traits avec Photoshop.. en cliquant dessus, cela agrandira la photo et vous verrez mieux.

capri dessin

Ce qu’il m’a apporté :
. J’ai appris à me servir de la cire, à mélanger certaines teintes, à bien diluer.
. J’ai réussi à reproduire le dessin parfaitement. Je pense que cela m’a pris 45 minutes pour le faire, avec les enfants dans la pièce et mon mari avec qui je discutais en même temps. La rapidité ne m’a pas intéressée, je souhaitais surtout avoir un bon rendu.
. Je suis donc capable de dessiner puis de peindre, avec mes crayons lorsque je n’ai pas les godets adéquats, des teintes assez proches de l’original.
. La fierté. Elle arrive doucement, avec le recul.
. Malgré un jeu de couleurs un peu différent et si on n’a pas l’original sous les yeux, j’ai atteint un résultat intéressant, je veux bien en convenir ici. Je l’ai détesté au départ, il me semble que finalement, je m’en suis assez bien sortie.

capri aquarelle
En cliquant sur la photo, ce sera moins flou !

6 Comments:

  1. Silène

    Coucou,

    Je viens ici pour voir comment tu vas, dans le silence, à pas feutrés, en espérant toujours le meilleur pour toi. Pas la perfection, non, mais la perfection serait ennuyeuse. Je vais arrêter de digresser avant même de commencer, on y serait encore demain.

    Tes progrès en dessin m’accrochent. Nous avons ça en commun, ce besoin de créer, de toucher la beauté du bout des doigts, et peut être de parvenir à la saisir, pour un fugace instant. Tu sais, ce moment ou après un coup de pinceau, ou au détour d’une phrase, on se dit « oh ! ». Et puis le temps reprend et l’instant passe, mais il en reste quelque chose. Je digresse ? Yep.

    Donc je disais que j’aime tes progrès à l’aquarelle, il y a quelque chose qui se développe. Ne t’inquiète pas des godets. C’est moins facile, mais on peut quand même faire toutes les couleurs du monde. Et c’est même parfois mieux. Laisse deux couleurs se mêler, sur ta palette, sans vraiment les mélanger. Elles te donneront des camaïeux superbes.
    La par exemple, ce que je préfère c’est ton rocher au milieu de l’eau. J’ai l’impression que tu as saisi le (peu) que je connaisse de l’aquarelle. Je ne me prétends pas maitre. Il y a la liberté de l’eau avec la couleur, la transparence du papier, les tons qui se marient presque d’instinct …
    L’aquarelle, pour ce que j’en sais, c’est ça. Jouer avec la transparence, et savoir qu’on n’est pas, jamais, tout à fait maitre de ce qui va naitre. Il faut laisser ça à d’autres technique, à l’huile méthodique et patiente, par exemple. L’aquarelle, c’est le mouvement et la vie. J’espère voir bientôt d’autres de tes tentatives, je pense que tu es sur la voie de trouver ta propre technique, ton propre trait.

    (après, d’un point de vue totalement personnel, je préfère ta version à celle du modèle. Parce que je n’aime pas le modèle, pour être honnête. Trop léché, pas assez vivant, en opposition totale avec la « vie », la liberté que j’aime dans l’aquarelle. Attends, je te montre ce que je veux dire, parce que les mots remplace difficilement les couleurs.
    http://img.over-blog-kiwi.com/1/56/30/14/20150704/ob_86e32d_entrez2.jpg
    tiens, regarde celui là. La manière que l’artiste a eu d’utiliser la couleur presque sèche sur certaines branches du premier plan. Quasiment pas d’eau, juste de la couleur brute. Le blanc du papier en transparence pour figurer les rayons du soleil sur les feuilles. Et au fond, le travail de l’eau. Sur le sol aussi, d’ailleurs. Papier mouillé et pinceau mouillé dessus. Et laissé le hasard faire son merveilleux travail, à peine guidé par la main (et une fois sec, sur certains endroits, retravailler un couleur plus franche)

    Je pourrai t’abreuver d’images comme ça, tant le sujet me passionne. Mais ce serait assommant. Je vais te montrer une seule autre image. J’ai dans l’idée que ça pourrait te plaire
    https://i.pinimg.com/474x/c1/6f/cc/c16fcc6cde58910d9c180fdedbc3c628–watercolor-trees-watercolor-landscape.jpg
    regarde cette liberté folle, dans les branches mordorées de cet arbre. De la couleur jetée directement du pinceau, des éclats de peinture projetées sur le papier (et après, de la technique et du travail, ne se mentons pas quand même :p) Et tu as vu comme la blancheur du papier apparait pour rehausser la couleur ?
    L’aquarelle, c’est décidément magique.

    Je te laisse là, en espérant ne t’avoir pas trop assommée. J’ai hâte de voir les progrès que tu vas continuer à faire ! Tout est déjà là, dans ton travail, ça ne demande qu’à exploser (et joli coup de crayon au passage ! La reproduction sans fausser les perspectives n’est pas le plus facile à faire)

    Ahhh ! J’ai oublié ! Pas de noir ! Pitié, tu n’as pas, JAMAIS, besoin de noir. Le noir tue la couleur. Du moins c’est ce que j’ai appris de la femme qui m’a tellement aidé à m’améliorer (et qui le tenait, elle, de ses professeurs)
    En aquarelle comme à l’huile, préfère toujours composer avec des couleurs sombres, plutôt que du vrai noir. Il aspirera la lumière de ton tableau (des bruns très foncés, des bleus encre, ou du gris de payne (à l’huile je suis une fondue du gris de payne, et pareil en aquarelle. Si je devais te conseiller UN godet à acheter, ce serait celui là. Avec lui, tu peux foncer toutes tes couleurs, sans les tuer)
    Bon.. Tant qu’à t’abrutir, voilà d’autres liens, sur le gris de payne et sa valeur
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Gris_de_Payne
    Et sur comment donner l’impression d’avoir du noir sur un tableau sans en utiliser
    http://www.monatelierdepeintre.com/foncer-les-couleurs-sans-utiliser-le-noir

    Voilà, j’espère ne pas t’avoir endormie.
    Je t’embrasse fort,

    Emilie

    1. J’ai sursauté sur le mot « progrès », j’ai la notion de continuité dans la peinture qui me vient (sur ce mot), et qui n’est pas : je ne dessine/peins qu’à peine, un petit trait à peine esquissé pour le plaisir une fois tous les deux ou trois mois, mais en réalité, je ne dessine plus depuis deux ans. Je crois, c’est un peu comme pour tout, rapidement je manque de confiance en moi et je m’arrête. C’est la première fois que j’ai vraiment l’impression de peindre, première fois que j’utilise les godets aussi (en dehors du premier jour lors de l’achat, où disons, j’ai pastouillé avec) et j’ai encore sur ces douze, trois godets bien emballés dans leur papier.. J’essaye de m’y mettre, comme tu vois, c’est.. lent.

      Je te remercie de tes mots, cela confirme le ressenti, pas évident, que j’ai progressé (finalement j’utilise le mot aussi) à l’aide de ce dessin, j’ai franchi quelque chose. Un peu. A peu près. Je passe par-dessus le fait que la peinture, le dessin.. c’est à mon grand-père. C’est lui, l’artiste. Il a une maitrise et un lâché dans son geste et l’outil.. je suis en admiration (ça coupe les ailes, l’admiration, c’est le problème). J’apprivoise (ou je m’apprivoise).

      Je n’aime pas ce modèle, moi non plus, ni aucune peinture de ces deux livres pourtant intéressants sur le principe.. Il fallait bien que j’en tente un (j’avais besoin), du coup j’ai choisi celui-ci. Il manque de vie, mais c’est tout le livre qui est ainsi, alors..

      Je dois essentiellement lâcher-prise et c’est encore un peu difficile, je résiste,.. j’y travaille. Les liens vers les peintures sont superbes, je suis loin encore de cette liberté qui s’en échappe. Saisir cet instant fugace, comme tu le dis. J’ai un peu de ce lâcher avec les mots, c’est donc que je suis capable ici aussi, avec un pinceau (évidence).

      Moi aussi, ce que je préfère sur ma peinture est le rocher (et la plage ; avec la photo ça ne se voit pas, mais entre les mains on le voit, elle a une délicatesse on dirait qu’on est juste devant elle).

      Honnêtement je ne connais rien aux perspectives ; je sais qu’elles existent, je les sais importantes, je n’ai jamais appris alors on se débrouille elles et moi pour bien s’entendre. C’est là où j’aurais aimé avoir pris des cours, pour mieux comprendre ce que je fais.

      Oh. D’accord, pas de noir. C’est marrant.. J’ai un crayon aquarellable noir, la seule fois où je m’en suis servie, j’ai magistralement foiré mon dessin à cause de lui. Depuis, je boude le crayon (comme quoi, j’ai raison de le bouder ^^). Je note pour le gris de payne, je ne l’ai pas je le garde donc en tête !

      J’ai pensé fortement à toi il y a dix jours (c’était mardi dernier). Il y a deux ou trois ans quand j’ai commencé l’aquarelle tu m’as dit que tu découvrais depuis quelques temps la peinture à l’huile et je ne sais pas, ça m’est resté (et m’a donné envie, je l’ai conservé dans un coin de ma tête).. et je viens donc de trouver, à La Croix Rouge, une mallette de peinture à l’huile (je l’ai eu pour pas grand chose, elle ne savait pas estimer, moi non plus, j’ai acheté hop). Je ne suis pas encore complètement prête pour cette expérience, mais j’ai les outils ! Par contre les tubes sont secs.. je mets de l’huile, pour la diluer ? Enfin, ce n’est pas urgent que je le sache, je suis dans l’aquarelle, j’ai besoin déjà, de pouvoir me lâcher là-dedans. Une chose à la fois, c’est déjà une grande étape que je franchis en ce moment (les barrières, c’est tellement regrettable).

      Endormie ? Ah non, jamais !
      Des bises douces 🙂

  2. Silène

    Je ne t’ai pas oublié.
    Je passe en coup de vent parce qu’en ce moment c’est un peu la bousculade, chez moi (tu sais ce que c’est).

    Progrès il y a, vraiment. Je ne saurai quantifier en temps, c’est une chose assez fluctuante chez moi, je ne sais pas vraiment quand je suis passée, quand j’ai vu que tu postais des dessins… Je connais mieux les couleurs que le temps.

    Pour la peinture à l’huile … Oh, pose moi toutes les questions que tu veux. Je suis encore en plein apprentissage, mais que j’aime cette technique !
    C’est l’opposé, pour moi, et le complémentaire de l’aquarelle. Autant l’aquarelle c’est l’eau, la vie et l’instant, la promptitude et le geste libéré, autant la peinture à l’huile c’est la patience, la minutie et le temps.
    Tu as tout le temps du monde, avec l’huile. Tu peux revenir sur ta toile, remélanger tes couleurs, travailler les textures. Elle a aussi ses limites, parce que justement, quand tu veux faire un ajout sans que les couleurs ne se mêlent il faudra attendre que ça sèche. Entre deux cessions ou je veux superposer sans mêler, j’attends toujours une semaine. (et avant de vernir une toile terminée .. Un an. Le temps que les couches inférieures aient finies totalement de sécher. A peu près … Sachant que le vernis n’est pas du tout nécessaire ! Ça protège juste ta peinture du temps et du soleil, mais on compte ça en dizaines d’années )
    Et étrangement, c’est aussi la liberté. Je dessine très peu, en esquisse d’une huile. Les paysages en particulier naissent tout seuls.
    Ah. Et juste un petit tip. Avant d’entamer une toile, achète un tube d’acrylique blanc, tout bête (ça doit coûter 3 euros, le grand tube, tu en trouves dans tous les magasins type foire fouille). Tu badigeonnes ta toile d’acrylique avant de commencer à peindre à l’huile, tes pigments accrocheront mieux. (et l’acrylique, ça sèche quasi immédiatement, donc c’est pratique). Entre l’huile et l’acrylique, ça ne peut fonctionner que d’une manière. Tu peux peindre à l’huile sur de l’acrylique. Mais tu ne peux pas faire le contraire. Voila voila, si ça t’intéresse je te dirai pourquoi à l’occasion ^^ (mais je n’utilise l’acrylique que de la manière dont je viens de te parler. Je n’aime pas l’acrylique)

    Donc pour délayer tu as l’essence de thérébenthine. Tu ne travailles jamais à l’eau, bien entendu, tu utilises toujours de l’huile ou cette essence pour fluidifier tes pigments… Ou … beaucoup plus économique et TRES étonnant, le white spirit. (c’est un solvant, que j’utilise pour ma part régulièrement à la place de l’essence de thérébenthine)
    (l’huile de lin, par exemple est ce qu’on appelle un médium, que tu utiliseras, en temps voulu, pour changer le rendu de tes pigments. L’huile de lin en particulier rend la peinture plus brillante et retarde (encore) le temps de séchage.)
    Donc pour le moment, tu peux faire juste avec de l’essence de thérébenthine ou du white spirit. T’embête pas pour le reste. Plus tu veux avoir une huile liquide, plus tu utilises de diluant. Si tu veux travailler avec de l’épaisseur, de la matière (au couteau par exemple) ben tu utilises quasiment la peinture comme elle sort des tubes. Les possibilités sont infinies.
    Le white, d’ailleurs, tu l’utiliseras ensuite pour faire tremper tes pinceaux. Quand ils ont bien dégorgés, tu les nettoies avec du savon (j’ai un carré de savon de marseille qui fait des merveilles) et tu les rinces à l’eau tiède. Ne les range jamais avant qu’ils soient bien secs, et tu pourras les garder trèès longtemps (j’ai encore des pinceaux de ma mère, pour te dire)

    D’ailleurs ça me fait penser que je comprends, oh combien, cet espèce de « blocage », quand on a déjà un artiste (voir plus v__v) dans la famille.
    Moi c’était ma mère (et son père. Et mon grand père paternel). Toute petite déjà elle me dessinait en 5 minutes des princesses aux robes chatoyantes, aux hénins infinis, aux visages si doux … Bref …
    Et elle aussi, son amour allait à l’huile, c’est pourquoi il m’a fallu si longtemps pour m’y mettre…. En fait le jour ou elle et ma sœur m’ont offert ma première mallette, pensant me faire plaisir. Moi qui ne travaillais qu’à l’aquarelle, je me suis trouvée bien déconfite.
    Elle a trainé, longtemps, dans un coin du bureau, cette mallette. Et puis j’ai rencontré une femme, une femme extraordinaire, dont les tableaux m’enchantaient. J’ai pris mon courage à deux mains, je lui ai demandé si, peut être … Et elle a dit oui.
    En une cession d’apprentissage et un après midi, je découvrais mon amour infini pour l’huile.
    Comme quoi, parfois, il suffit d’un petit déclic. L’admiration ne disparait pas, jamais, mais on apprend qu’on peut faire, nous aussi, parti du tableau. Et deux personnes ne peindront jamais pareil, même en prenant le même sujet. Mais ça, c’est encore une autre histoire.

    Et n’oublie jamais une chose. La beauté c’est toi qui la définit, pas le regard d’un autre. C’est n’est même pas le rapport à la réalité qui définit la beauté d’une oeuvre.
    Regarde Van Gogh. Regarde comme tout le monde trouvait horrible ce qu’il peignait à l’époque. Et regarde Starry Night (oui. J’aime ce tableau d’amour)
    C’est confus, peut être hein ? Je suis un être fait de confusions. Mais tout ça pour dire que c’est toi qui donne la valeur de ce que tu fais. Si tu aimes ce que tu fais, tu as tout gagné. Peu importe le regard d’autrui. Et encore plus important … Peu importe ce qui a été fait avant toi. L’admiration est belle est bonne, tant qu’elle ne coupe pas les ailes. Il faut la transformer en vecteur, en tremplin 🙂

    Allez, je te laisse à nouveau. J’ai lu ton dernier poste, je t’envoie toute ma tendresse, je sais ce que c’est, ce sentiment.
    Et je sais aussi qu’on peut le transcender. Que la vie, c’est aussi ça.

    Douces pensées,

    Emilie

    Ps : Oh, est pour la plage. Tu me croiras si tu veux, mais j’ai failli en parler lors de mon premier poste, je l’aimais beaucoup aussi. Et puis je me suis retenue, je me suis dis que tu allais me trouver « encore » plus lunaire.

    1. Je ne t’ai pas oubliée non plus, je suis juste partie une semaine sans internet (j’aime, beaucoup de mes voyages sont sans le net c’est très reposant).
      Je vais tenter d’être concise 😉 les enfants veulent faire un gâteau et je suis donc très attendue (je bois un thé, avant).

      Hier j’ai pensé à toi, j’ai pourri un dessin à l’aquarelle (il faut dire, j’avais 15 minutes devant moi ; le manque de temps m’a bousculé et j’ai raté). Je n’ai aucun droit à l’erreur dans ce carnet, il ne peut normalement pas recevoir d’eau il n’est pas fait pour du tout (j’y ai pourtant fait ce tableau de la mer, tu vois, il y met du sien quand même ce papier), mais comme je n’ai pas de carnet pour l’aquarelle je m’obstine (du coup, rattraper une bêtise c’est difficile). J’ai mesuré tout ce que je ne savais pas faire, et découvert l’utilité du nuancier (pour les crayons) ; je vais devoir m’en créer un lorsque j’aurai le temps (essentiellement j’ai raté à cause d’un mauvais agencement de couleurs, et d’une non maitrise totale du godet, je vais finir par les laisser dans un coin ceux-là).

      Merci pour tout ce que tu m’apprends sur l’huile. Cela me fait dire que je m’y jetterai plus tard, je suis d’avantage dans la liberté de l’aquarelle (et j’ai tant à apprendre, oh la la..), j’aime être dans l’instant, revenir juste ce qu’il faut sur un motif.. j’aime la vie qui prend forme sous le pinceau. Je m’inquiète presque, est-ce que finalement je vais me plaire dans la peinture à l’huile ? Je ne suis pas dedans du tout, ce n’est pas le moment adéquat, peut-être, juste.. ? Ou je ne laisse pas le chemin se faire, je voudrais comprendre ce que je fais déjà, en dessin et avec l’eau..

      Je me suis rappelé il y a quelque temps, un souvenir d’un noël passé : ma tante, celle dont je me sens proche, s’est vu offrir une grosse boite en bois de peinture (mais alors, de quoi.. huile, acrylique.. je ne sais plus). J’avais complètement oublié qu’elle était artiste dans ce domaine-ci également. Elle pour moi, c’est la couture (et ça m’a tout pris pour arriver à coudre aussi). J’ai pris conscience à quel point je tente de passer par dessus la famille pour simplement être libre de mes mouvements (c’est si représentatif du mouvement quel qu’il soit, l’art). Ma mère m’a toujours découragée dans le dessin (ce que je faisais n’était jamais bien), elle est du coup la seule à savoir que j’ai tenu un crayon un jour, alors personne ne m’a jamais offert quoi que ce soit dans ce domaine.. (je réalise ça à la lecture de tes mots sur la mallette qui t’avait été offerte). Je regrette de l’avoir autant écoutée, j’aurais pu suivre des cours (et sans doute, être moins libre maintenant, je ne suis formatée par aucune manière de faire académique. L’un dans l’autre.. ?). Pardon, je réfléchis à voix haute (ou à la plume).
      Qu’est-ce que c’est beau d’avoir rencontré cette dame 🙂

      Oh, malgré la qualité de la photo la plage t’a parlé à toi aussi ? Je ne suis pas étonnée, nous avons une résonance proche.. 🙂

      Tu n’as plus de blog toi, finalement ?
      Bisou doux
      (cela ressemble furieusement à une correspondance, la Poste en moins)

  3. Silene

    Coucou !

    Vu le temps que je mets à répondre à l’un de tes messages, oui, ça ressemble définitivement plus à une correspondance ! (avec le temps d’acheminement, mais sans le coût des timbres). Je suis (rubbish, j’ai que le terme anglais de rubbish, en tête v__v) avec le temps.

    Alors avant d’oublier, non, je n’ai plus de blog. Je crois que je ne possède pas la constance en ce domaine. Parfois, quand les émotions sont trop fortes, j’écris une page ou deux de word. Puis j’efface. Où mieux encore, je canalise ça dans des fics (je n’arrive toujours pas à lancer les granndes idées que j’ai en tête. Mais ça viendra, je sais ! Je suis une monomaniaque, il faut que j’aille au bout d’une manie avant de passer à une autre)

    Et j’ai vu ton aquarelle, celle que tu dis avoir pourri. Je n’aurai pas dis ça, mais plutôt que les couleurs ne te ressemblent pas. Trop ternes, un peu terreuses. Elles ont toujours leurs places dans une aquarelle, mais elle sont, là, trop envahissantes. Et c’est bien là l’extrême difficulté de l’aquarelle. On ne se rattrape pas v__v
    Pour la peinture à l’huile, je ne m’inquiète pas. Tu y viendras lorsque ça fourmillera au bout de tes doigts (ou je t’y collerai d’office, si nous nous revoyons un jour :p. Remarque, je parle, je parle, mais en ce moment je touche plus mes crayons et mes pinceaux ! sauf une petite esquisse, au stylo, que j’ai immédiatement adoré et qui trône devant mon écran)

    Et tu sais, il ne faut pas regretter de n’avoir pas pris de cours. Je n’en ai jamais pris non plus (enfin si. Un stage de trois jours, 20 ans après avoir commencé à dessiner . Et c’était un cadeau pour ma sœur, d’aller toutes les deux travailler avec Sandrine Gestin)
    Enfin, tu me connais… Je crois profondément que les regrets ne font que nous alourdir. Si ça ne s’est pas passé ainsi, c’est que notre chemin n’en avait pas besoin. Tu n’avais pas besoin de ces cours. Ton manque de technique se compense par une vraie liberté, et rien n’empêche d’aller chercher des tips à droite et à gauche, comme tu sais si bien le faire. Tu as parfaitement raison là dessus.

    J’espère que tes fêtes de fin d’années se sont bien terminées, et que la nouvelle année sera douce, pour toi (je n’ai pas encore lu tes derniers postes, je suis venue directement répondre ici avant que mon cerveau volage ne m’entraine ailleurs)
    J’ai, pour ma part, passé un nouvel an surréaliste et pourtant terriblement doux. J’étais invitée chez ma sœur, avec ses amis d’enfance. Ils ont tous cette bienveillance qui nous est si chère, et je me suis promis à moi même qu’il fallait que je retourne bien vite serrer fort mes propres amis d’enfance.
    C’est d’ailleurs étrange, si étrange … J’aime avec passion ma solitude, ma tranquillité, et je sais que c’est un besoin chez moi. Et pourtant, tout en même temps, j’aimerai avoir ceux que j’aime toujours tout près de moi. Alors il faut composer, avec les hivers plus calmes et les été où j’invite tous ceux que j’aime jusqu’à ce que la maison soit pleine à craquer de leurs rires et de leur amour.
    Bref. Je digresse. Mon cerveau est une rivière.
    Donc ce nouvel an, entourée de Poudlardiens (oui oui, on était tous costumés en sorciers. Et je suis définitivement une Serdaigle) nous avons discutés pendant des heures. De la vie, de l’importance de l’amour, de la bienveillance envers soi même. De comment avancer dans son chemin de vie, pour essayer d’être le plus lumineux possible. De combien il est dur, parfois, de ne pas pouvoir aider ceux qu’on aime quand ils sont dans la douleur. Mais que, parfois, il suffit d’un petit rien. Et d’un autre. Et … L’histoire du papillon, tu sais. On ne sait jamais quel mot, quelle action, changera un chemin. Vraiment une très jolie soirée. Tiens, d’ailleurs ça me fait penser à quelque chose que tu devrais aimer. Peut être même en fais tu déjà partie. Ne ferais tu pas partie des conspirateurs positifs ?
    Deux petits liens qui te feront (peut être !) sourire

    https://www.youtube.com/watch?v=bdKkrxOFGRg
    http://www.futurs-souhaitables.org/

    Bisous doux à toi et aux tiens

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