Les heures silencieuses*

 

Étrange comme un enfant réclame encore en nous dans les ténèbres. Il crie, désemparé, lorsqu’il ne reconnait plus autour de lui le grand corps odorant d’une maison familière. Il ne peut s’abandonner à la nuit, s’oublier tout entier dans sa mémoire sans fond. Et ce sont alors toutes les ombres qui autour de lui deviennent menaçantes ; c’est du temps qui revient, qui insiste et qui cogne avec des bruits de chaînes et des cris angoissés.

Pas sur la neige, jean-Michel Maulpoix

 

Peut-être j’ai oublié, oublié de prendre le monde par la main pour me laisser emmener dans la ronde. C’est étrange, ces engouements soudain que j’ai et qui me portent pour m’abandonner le lendemain, je me sens échouée sur la mauvaise plage.
Je suis dans le temps perdu, c’est un étrange d’endroit où il ne se passe absolument rien et juste, on perd le temps quelque part ; la nuit dans les heures ouvertes, la journée droit dans le vide. Ça froisse un peu les rêves.

M’est venu un questionnement peut-être légèrement indécent il ne devrait pas, après une tentative de suicide peut-on dire que l’on vit après la mort ? La brisure est nette, la reprise aussi..

*c’était ce matin, je n’avais pas encore lu deux livres, j’ai plein de choses à dire et pas une once de temps devant moi. Je lance l’article ainsi, inachevé..

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