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Pensine

Comment renoncer à nos auto sabotages, Jacques Salomé


Jacques Salomé – Comment renoncer à nos auto sabotages

J’ai écouté cette vidéo avec tous mes saboteurs bien présents, toutes grandes oreilles à l’affut.

Je mets à distance tellement ce que je pourrais réussir, durant l’écoute de ce podcast je pouvais me nommer de mille manière. Sans doute si tous mes saboteurs se donnaient la main je ferais le tour du monde (je me demande lequel se tiendrait au Japon – j’ai toujours des questionnements inadaptés ).
Il me semble, je pourrais lister ce qui reste en attente par peur d’échec – ou de réussite, allez savoir. Mes projets m’enthousiasment sur l’instant, me pèsent très rapidement.

Il me faudra une seconde écoute c’est certain, je n’en peux plus de toutes ces voix, ces sensations de lourdeur dès que j’envisage vaguement de loin faire quelque chose de ma vie. Je souhaite défaire le travail formidable de ma mère et de ma famille. Je sens rien qu’à y penser la chape de plomb qui m’enserre, c’est infernal on ne peut que mourir étouffer, je ne peux que chercher l’air.

Alors je me révolte c’est certain, simplement pour l’instant ce n’est qu’un murmure, je ne m’entends pas, encore. J’ai le sentiment, immanquablement, d’abandonner derrière moi une ville fantôme, je m’accroche et dans le même temps je suis tellement occupée à chercher les liens mortifères je ne sais plus quoi couper réparer séparer, c’est la pire crise identitaire que j’ai eu à affronter – et un vieux moi dit que c’est faux. Si j’ai toujours senti une fois ou une autre, ce sentiment d’imposture, je crois bien que jamais, ils ne se sont ainsi réveillés tous dans le même temps. C’est infernal de se sentir avec si peu de valeur. J’ai beau le décortiquer, je ne sais plus m’inventer mieux.

Je pars en road trip dix jours – une idée farfelue m’a traversée et mon farfelu de mari s’y est enthousiasmé alors nous partons avec la tente à travers la France – et je me demande si je peux sur la route, abandonner toutes les phrases assassines dans les ruisseaux et les champs.
Peut-être.

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L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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