Sous la pluie

*post supprimable*

L’usure est constante, cette fatigue d’être quand hier la colère me rendait agressive, quand hier je songeais à vivre et seulement vivre, quelle différence, que se joue-t-il en douze heures de temps pour passer de la rage de vivre à la détresse d’être en vie. Cette fatigue, les yeux ouverts. Comment occupe-t-on une journée où respirer pèse. Hier je grimpais une montagne, et aujourd’hui, quoi. Ça sert à quoi, tout ça. Les gouttes dans les yeux pour pas aller à la cécité, l’IRM cet été pour chercher la tumeur dans la tête, c’est pour quoi ces idioties. Maintenant ou demain on y passera, alors quoi ? Hier en colère aujourd’hui au désespoir, complètement instable la fille. Encore les hormones ? Est-ce que je peux leur mettre tout sur le dos. Je ne sais plus.

J’ai miniaturisé. Quand l’angoisse a été trop forte j’ai dessiné. Quand la panique m’a submergé j’ai visionné un documentaire sur OCS – se dire que ça va être intéressant, un documentaire sur Robin Williams. Avant de se souvenir qu’il s’est suicidé. Ce regard, aussi, chez cet homme.. trop d’ombres dans ses yeux, trop.
Alors. M’occuper. Pour pas regarder tout le reste en face. Qu’être là, ça ne sert pas à grand chose sinon à pourrir une planète. A constater

Hier.
Je marchais sur un chemin, je me forçais au silence pour ne pas massacrer mes enfants insupportablement bavards, j’agressais le monde. La rage, vraiment. L’énervement de tous ces examens, la peur derrière. Le SSPT qui m’explose à la tête. L’allergie aux gouttes, et supporter de ne pas respirer comme il faut. Ce système nerveux défaillant, les migraines, les douleurs. Et la volonté de vivre, forcément. Quoi d’autre ?

Et alors, l’autre.
Ce matin, l’angoisse d’être là. Bien là. Présente, vivante. Et on occupe comment sa journée, on fait quoi de soi, ça sert à quoi. Est-ce qu’on ne fait pas semblant, un peu ? De croire que c’est important, cet appel, ce mail, ce repas ? L’impression de me noyer dans de l’absurde

Et de le dire, ça l’éloigne.















L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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