[tentative d’expliquer de manière succincte]

 


Le SSPT (syndrome de stress post-traumatique)
On peut le trouver sous diverses appellations, bien qu’il s’agisse du même trouble anxieux qualifié de sévère :
. Le trouble de stress post-traumatique ou TSPT,
. L’état de stress post-traumatique ou ESPT
. Le Posttraumatic stress disorder ou PTSD, dans sa version anglaise
On parlera de « réaction aiguë au stress » (très naturelle) si le choc psychique est ensuite correctement intégré par le cerveau, et s’apaise. De SSPT dans le cas contraire.

Il s’agit donc d’une réaction psychologique consécutif à un choc, une situation jugée menaçante. Exemple qui me viennent, non exhaustifs :
. deuil
. accident grave
. maltraitance (psychologique et/ou physique), humiliations, violences familiales
. guerre, camps de prisonniers
. attentats
. accouchement difficile
. viol / viols
. harcèlement
. violence conjugale
. manque de soins répétitif dans la petite enfance
. menaces répétées
. …

Les individus ne sont pas égaux face à un choc, deux personnes ne réagiront pas de la même manière, pas avec la même intensité, cela ne prendra pas la même forme. Les manifestations d’ailleurs sont diverses :
. angoisses
. cauchemars et/ou insomnie
. souvenirs intrusifs (on revit l’évènement)
. sensation de danger dans certaines situations précises ou plus larges
. irritabilité, violence
. perte des émotions (dissociation)
. difficulté à s’exprimer (dissociation)
. difficultés relationnelles (dissociation)
. pertes de mémoire, trouble de la concentration (dissociation)
. évitement de certaines situations pouvant rappeler le choc, volontaire ou non

Dans le cadre d’un SSPT répété, on parle de SSPT-C (syndrome de stress post-traumatique complexe). La dissociation y est un symptôme très exprimé : perturbation de l’attention, déconnections, etc.
La différence dans les symptomes de l’un ou l’autre cas est bien explicité sur cette page.

La dissociation :
Lors d’un traumatisme, qu’il soit ponctuel ou répété dans le temps, le cerveau peut se bloquer, se mettre en pause : il est dans l’incapacité d’intégrer ce qui est en train de se produire – c’est en lien avec l’amygdale, mais je ne souhaite pas rentrer dans les détails et m’éloigner du sujet principal. La personne n’a pas la possibilité de gérer la douleur, les émotions, la situation. Elle se scinde alors pour faire face : on parle de dissociation.

C’est un mécanisme de défense mis en place pour survivre à ce qui est arrivé/vu/vécu. Différents symptômes peuvent survenir dans ce cadre, comme on le voit plus haut.
En état de dissociation, il y a une incapacité à donner un sens corps/mots/émotions pouvant engendrer des pertes de concentration, de mémoire, etc. En résumant, il s’agit d’une perte de lien à soi et à l’autre.

C’est comme fermer une porte avec un verrou : la scène de traumatisme se trouve derrière, inaccessible, jusqu’où jour où on sera en capacité d’y faire face. Cela prend une énergie folle que de maintenir cette porte fermée, d’éviter certaines situations, etc.

Exemple d’un trauma // #mort:
Il est vital de s’occuper de la guérison de ce traumatisme installé, de s’occuper de ce stress, de cette souffrance et ainsi récupérer un quotidien apaisé et sain. Une phrase qui m’avait aidée : tu es en vie.

Liens intéressants :  
. Sur le SSPT
. Suggestions d’intentions de rétablissement
. déclaration des droits humains par Peter Walker

Quelques livres :
. Le corps n’oublie rien, de Bessel Van Der Kolk
. Gérer la dissociation d’origine traumatique (exercices pratiques), de S. Boon, K. Steele, O. Van Der Hart
. Complex PTSD : From Surviving To Thrinving, de Pete Walker (en anglais)
. Un merveilleux malheur, de Boris Cyrulnik (sur la résilience) (et tous ces livres, de manière générale)

Quelques vidéos :

.  Cyrinne Ben Mamou :
Série de 4 vidéos, je poste la première ; la 4ièm donne des pistes pour aider à en sortir, mais il y a besoin de les regarder dans le bon ordre avant celle-ci (visionner aussi ces autres vidéos, absolument passionnantes et aidantes notamment sur la résilience) :

.  Benjamin Lubszynski, hypnothérapeute qui m’aide beaucoup aussi

. Boris Cyrulnik, neurologue, psychiatre et psychanalyste :

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