• Pensine

    Béquille

    Juste prendre mes pas et les emmener un peu plus loin, cet impossible s’il ne le fait pas, lui.. Je pleure, parce que l’angoisse. Parce que cet esprit abîmé s’est épuisé. Est-ce qu’il y a trop de silences ? Je ne dis plus. Le temps passe et je ne suis pas où je suis, un peu nulle part. Sur le chemin il a ramassé les fleurs de la ville, brisées par les passants. Une flopée de géraniums piétinés, d’un rouge sublime. En incapacité soudaine de parler, mon petit Prince de déjà 11 ans, je l’ai aidé à les offrir au médecin, et ce sourire qu’elle a eu, ah ! Sur…

  • Pensine

    Contre un mur ou n’importe quoi

    J’ai recommencé à prendre l’anxiolytique hier soir, alors depuis le réveil il y a du brouillard dans mon café. J’ai pourtant pris une moitié de 0,25, ce n’est pas gros, c’est pas méchant, c’est nauséeux. J’ai la tête dans un petit étau, tout petit, suffisamment pour que je ne fasse pas grand chose. C’est ça, ou je pleure. D’un coup. Sans raison. Des angoisses taiseuses, puisque je n’écris plus. Une bonne journée et soudain je bascule dans l’angoisse et l’envie d’en finir – parce que l’angoisse il faut qu’elle cesse contre un mur ou n’importe quoi.Il dit, c’est normal. Je suis entre toutes les pages de son livre, quand je…

  • Pensine

    There’s no laws or rules to unchain your life

    Je l’entends, il me dit prends soin de toi. Il a pensé que mon maquillage était trop vieux, il a quinze ans. Vingt-cinq ans minimum pour le fard à paupière – je l’avais chez ma mère. Je suis restée avec l’idée qu’on ne gaspille pas, que ces produits vont très bien. Je m’en sers si peu pourquoi acheter quoi que ce soit ? Cela doit faire un an ou deux qu’il me dit que humm, ils datent, il n’y aurait pas un risque ? Je ne sais pas. Je lis qu’il faut changer tous les 6 mois à deux ans, selon le produit. J’ai tout conservé, il n’y a pas…

  • Pensine

    Intimité

    Au cœur de l’hiver, le soleil toujours. Les soirs s’allongent, je me suis remise au café. Cela m’étonne maintenant ça raconte quoi ces cafés juste là après vingt ans d’ellipse, quelle insuffisance, qu’est-ce que je retrouve dans ma vie. C’était avec l’autre, la fin du café. Je tombais. C’était lui, que j’aurais dû arrêter. Et garder le café. Un matin j’ai cuisiné . des lasagnes . avec des épinards de l’ail des oignons des tomates une sauce des épices des larmes. Elles étaient délicieuses. Plus tard j’ai ajouté des cookies, avec le café c’est ce qu’il faut, des cookies. Certains soirs, il part. Parfois j’aime parfois ça m’indiffère, je me…