Thérapie par le rêve

Thérapie par le rêve

Plus tard après le parc, Dih me dit « ce soir je vais à une thérapie par le rêve ce serait bien si tu venais » et je l’interromps presque parce que j’avais oublié.
Hier matin, j’ai fait un rêve.
Je n’avais besoin d’aucune interprétation, il était fort clair. Une ou deux zones restaient un peu obscures mais n’enlevaient rien à la compréhension du rêve.

Normalement le soir, je ne fais aucune sortie, je suis épuisée, je tiens difficilement debout faut bien le dire, et en aucun cas je ne veux rater le coucher de mon fils.
Et puis cela impliquait sortir sans mon mari ce dont j’ai du mal en soirée comme ça. Plus vulnérable sans doute avec la nuit qui tombe.

Et puis je me dis que c’est une manière comme une autre de tenter quelque chose pour que je sorte de cet état. Même si je ne parle pas, il sera toujours intéressant d’écouter les autres. Je m’engage donc.
Nous arrivons un peu en retard mais tout va bien.

Une dame de 50 ans environ se lance et raconte ce rêve récurrent depuis des années. Un livre dans une bibliothèque qu’elle n’arrive pas à atteindre et qui pourtant lui tend les bras (je n’en dis pas davantage car il lui appartient).
Les personnes qui le souhaitent lui posent des questions. Les premières tournent autour du « et tu t’entends bien avec ta mère? et ton père ? » etc. Petit à petit nous avançons dans l’histoire de cette femme, et j’ai la sensation de que nous pourrions faire rencontrer nos mères à la différence prêt que la sienne a 80 ans. Il est très intéressant de l’écouter car tout en elle me parle, d’entendre ce qu’on lui répond, et ce que lui expose le psychanalyste. Il est respectueux, j’ai envie de lui raconter mon rêve.

La deuxième à raconter son rêve est également un récurrent. A peine parle t-elle de sa mère qu’elle pleure. De nouveau, de la même personne en rouge, les mêmes questions « tu t’entends bien avec ta mère » etc. Je suis interloquée par sa brusquerie, je la regarde vraiment puisque jusqu’à présent elle m’était pas mal cachée par els autres personnes et je me prends un choc. Elle ressemble tellement à ma mère que ça en est perturbant. La différence à la limite, c’est qu’elle n’a pas le visage abimé ni par la cigarette ni pas la maladie ni même par sa violence. Mais le masque est le même. Je me dis que je projette et je me tais (plus tard Dih me dira « qu’est-ce qu’elle ressemble a ta mère ! », ce qui m’a rassurée, je ne projette pas ^^).

Cette dame donc me stresse un peu, ainsi que ma voisine qui est trop dans le « oui voila c’est ça » quand quelqu’un avance quelque chose ou dans le « ah non on va pas rentrer dans ce domaine c’est trop intime » alors qu’au final vu qu’il ne s’agit ni d’elle ni de son rêve ce n’est pas à elle de dire cela. Si cela la dérange, elle peut toujours sortir deux minutes.

Ce que j’aime dans tous ces échanges, c’est le rebondissement, là où cela nous entraine, le respect du psychanalyste pour les symboles de chacun. Et si l’interprétation n’évoque rien, il cherche une autre piste sans imposer la première. Du coup je me fais violence et me dis que je vais raconter mon rêve tout de même, mais Etherée me devance, et avec mon accord elle va donc le faire avant moi, je ne me sens pas encore prête de toute façon et ça m’arrange.

La dame en rouge qui ressemble tant à ma mère se déchaine. Inquisitrice, violente dans sa façon d’être et ses questions, elle me déstabilise et je me félicite de ne pas avoir parlé. Je n’ai plus aucune envie de dire quoi que ce soit, non contente d’être intimidante sans qu’elle en soit responsable, sa violence et ses propos me font reculer.
Il est intéressant qu’à ce moment cette dame fasse un lapsus : je lui ai renvoyé sa question à elle-même avec le même ton qu’elle, elle s’en est échappé par le rire ce qui a d’ailleurs détendu l’atmosphère car elle faisait bien monté la pression. Intéressant que je puisse remettre à sa place cette dame qui ressemble tant à ma mère.
Dans tous les cas, raconter mon rêve me semble inapproprié vu sa personnalité et de toute façon j’en ai déjà quasiment les clés.

Manque de bol, Dih demande si je veux raconter mon rêve à mon tour..
Et puis je me dis qu’après tout je suis venue pour ça, que le challenge ne va pas résider uniquement dans le fait de parler devant 13 personnes, mais aussi devant le visage de ma presque mère et que pourquoi pas je n’en mourrai pas..

Voici mon rêve. Ce n’est pas tout à fait son début mais il m’échappe désormais.

Je suis dans la vaste pièce d’un appartement ou maison qui doit être à l’un d’entre nous. Il y a là mes deux belles-sœurs, mon beau-frère, mon mari et notre fils. Au centre de la pièce il y a une assez grande table carrée, et nous nous apprêtons tous à jouer à un jeu de construction, une sorte de légo géant en bois de quatre couleurs : bleu, jaune, rouge et vert. Nous n’avons pas encore commencé à jouer, pourtant le rouge est représenté en surnombre et forme une tour arrondie (comme les tours de Pétronas). Nous faisons tous beaucoup de bruit à parler, rire, s’amuser.

Mon téléphone sonne et j’ai ma belle-maman au téléphone. Je me rends compte qu’elle est émue et sonnée au point de ne pas arriver à parler. J’en veux un peu à tout le monde du bruit qui est fait, car cet appel n’est pas pour moi et sans doute que les téléphones n’ont pas du être entendus, et en plus je ne l’entends pas bien parler.

Pour mieux entendre, je quitte la maison en emmenant mon fils en poussette d’une main, le portable de l’autre.
Ma belle-maman pleure par moments, elle n’arrive pas à m’expliquer. Je ressens qu’il est arrivé quelque chose de grave, un accident ou une mort.
En marchant, j’arrive à un virage. La route est assez blanche, les murs qui l’entourent sont gris. Au détour de ce virage, je me rends compte qu’il s’agit d’une impasse et me retrouve face à un portail vert foncé, fermé. On ne voit rien à travers. Un monsieur, une sorte de gardien, me fait signe de la tête et un peu du doigt en même temps, signe négatif, d’un côté et de l’autre. Je comprends que l’endroit ne m’est pas interdit, juste que non, je n’y ai pas ma place ; je réalise qu’effectivement je n’ai rien à y faire et je fais demi-tour avec ma poussette. C’est dans ce geste que je m’aperçois que de l’autre côté, il s’agit d’un cimetière. A ce moment là, ma belle-maman arrête de pleurer et arrive enfin à exprimer les choses. Elle me dit, « Eärlindë, j’ai une bonne nouvelle pour toi » (là je m’attends à ce qu’elle m’annonce la mort de quelqu’un, et je pense qu’elle va parler de ma mère), « ta grand-mère est morte ».
Je lui réponds « ma GRAND-mère ? », je pense qu’elle s’est trompée. Elle me dit « oui, ta grand-mère ».

Je me suis réveillée là dessus, avec le sentiment que quelque chose ne cadre pas.

Je vais passer rapidement sur l’interprétation que j’avais déjà moi-même faite. Le début symbolise la construction de la famille, de ma nouvelle famille.
Il a été dit que l’enfant symbolisait la vie, ce que je n’avais pas remarqué, contraste frappant avec le cimetière.
Je me détourne du chemin mortifère familial, volontairement, de moi-même ou par ce qu’on pourrait appeler peut-être un ange-gardien.

Ensuite même interprétation que moi, à savoir envie de voir mourir ma mère.
Ça ne m’apporte pas grand chose.
Quelqu’un soulève que le rêve est très positif, parce que peut-être, même si moi j’avais bien mis ma grand-mère à sa place de grand-mère, je n’ai très bien pu faire le travail inconscient que maintenant. Je réponds effectivement que pourquoi pas. Le psy me demande ce que je ressens, je lui dis être très neutre.
Le psy me demande alors qui est ma mère. Je lui réponds qu’elle est beaucoup de choses, notamment violente et sans remords et je lui donne un exemple. Choisis entre tous, étrangement, me viens celui de ma mère presque fière de raconter qu’à 2 ans et demi elle m’a chopé, fais traverser la pièce et que je me suis pris le mur. Il me demande si je m’en souviens, ce qui n’est pas le cas, et s’il y avait des témoins, ce qui n’était pas le cas non plus.
Il me dit alors quelque chose qui me surprend (sans me braquer) : il n’y croit pas. Il dit qu’un enfant qui se prend un mur, il y a des séquelles. Il pense que ma mère est dans la psychose, la folie, et que cet épisode est faux, qu’on ne se vente pas avec le sourire au lèvres d’une telle chose ce qu’elle fait pourtant. Je ne l’avais jamais remis en cause, vu la violence qu’elle a en elle, et vu mon enfance.
Il met en lumière mon rêve, reprend l’épisode du téléphone, cet étonnant revirement de ma belle-maman en larmes puis joyeuse de m’annoncer la mort de ma grand-mère et donc de me faire du mal. Il dit penser que mon inconscient ne pouvant pas prendre ma mère parce que symbole bien trop violent et trop fort, a choisi ma belle-maman pour passer cet appel, ce qui explique ce revirement soudain lors de l’appel, dû à la psychose, à la folie.

Et là.. ça me parle. Violemment même.
J’ai effectivement un travail encore à faire sur la mère et ce qu’elle représente. Je trouve vraiment très intéressant d’avoir pris ma belle-maman en représentation.

Mais là où ça me bouscule, c’est que jamais je n’ai réalisé que ma mère a toujours baigné dans la folie, ce n’est pas comme je l’avais pensé, quelque chose qui est arrivé sur le tard, une folie latente qui a vu le jour petit à petit ces dernières années. Il me dit que j’ai vécu quelque chose de très traumatisant durant ma vie, en baignant ainsi dans la folie de ma mère.
Je me rends compte que tout mes repères sont faux. Je savais qu’un tas de choses sont sujettes à caution venant de ma mère mais finalement c’est encore plus compliqué que cela. Tout est un mensonge possible, mon père était-il ce menteur et ce voleur qu’elle m’a dépeint ? Ai-je vraiment une demi-sœur s’appelant comme ma grand-mère et comme mon 2nd prénom ? Mon père a t-il vraiment dit à ma mère, sans vraiment d’émotion, que son fils et donc mon demi-frère (petit garçon blond que j’ai en photo sur les genoux de notre père) était mort d’un accident ? Est-ce vrai ? Elle m’a toujours soutenu avoir revu cet enfant et avoir décidé une fois pour toute que mon père était un menteur.. Rien n’est stable dans les mots qui fondent ma vie, mon enfance, mon entourage. Pour ma mère j’ai eu un père qui voulait qu’elle avorte, a envoyé des roses rouges du fleuriste le plus cher de Paris pour ma naissance mais ne m’a pas reconnue et n’est pas venu à la maternité. Pourtant des photos de mon père datent de mes 2ans et demi.
Rien dans les mots que j’ai en mémoire, rien de ce qui ne m’a été dit n’est stable. Je ne réalise que maintenant, même si j’ai toujours su tout cela, que ce n’était pas clair, c’est seulement maintenant que je comprends que la folie de ma mère n’est pas de ces dernières années, que sa psychose remonte sans doute a bien avant ma naissance.

Depuis hier soir, je suis plus légère. Étonnamment plus légère, moi qui vais devoir retravailler sur mes repères et ma mère. Je suis soulagée qu’un professionnel, en très peu de mots, ait mis le mot psychose et folie sur elle. Sans que je l’ai fait moi avant, pour ne rien induire. Je lui ai confirmé ensuite sa théorie, mais je me demande bien ce qu’il aurait pensé si j’avais parlé des couteaux dans mon carton de livres sur lesquels j’avais bien failli m’empaler..

Séance toutes les deux semaines, j’y retourne jeudi prochain.
Je crois avoir pour l’instant, trouvé la thérapie qui me convient, le thérapeute également.
Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais.

Premiers pas

Premiers pas

A très exactement 20h15 ; ou 20h25 l’émotion aidant, Prince a fait pleurer son papa.
Plus tard il faudra qu’on lui explique que faire pleurer ses parents, c’est vraiment pas bien !

Mais en attendant, nous sommes fiers de vous dire qu’à très exactement 10 mois et demi, après avoir tenté un pas à la fois depuis une semaine, il a fait ses premiers pas ce soir x)

Edit : le gamin surexcité (qui a dit les parents aussi ?) a refusé d’aller dormir et comptait bien marcher de l’un à l’autre encore longtemps ! Sacré crapule.

Dans un verre

Dans un verre

Les mains pleines et un estomac vide.

Je fuis. Doucement. L’esprit vagabonde, saute, s’effondre dans un coton bleu comme le verre. Une maladresse et le bureau me ressemble, sent l’alcool ; j’éponge mes faiblesses.

Ça s’infiltre dans mes veines, insidieusement. Pas suffisamment. L’ivresse n’y est pas, le cœur non plus. Ca ferait peut-être moins mal si je partais dans le verre. Je savais tout ça, la douleur quand tu fais bien et que les reproches pleuvent sans raison. Je ne pensais pas le revivre. Je ne lui en veux pas. J’en souffre. Plus difficile à gérer.

J’en tombe. Dans le verre. Dans la musique. Dans le lit. Dans ses mains. Dans moi. Dans les larmes. Je ne me sais plus.

Il parle de notre nuit. Beaucoup. Il a ressenti chaque mouvement dans sa différence.

Il est là, plus sûrement que ce qui coule en moi, plus sûrement que mes angoisses. Doux. Attentif. Je me perds en lui et lui en moi, l’odeur s’écoule, s’évade et je me révèle. Sans tout saisir de toi en moi et de moi en toi. Une boucle a cassé et se promènent langues et mains comme jamais. Je l’aime. Il ne force rien. Jamais. Il attend que j’aime. Mon corps. Mes imperfections. Mes perfections. L’amour. L’hier.

J’attends de voir mon chemin. Mon corps. Mon regard sur moi. La boucle brisée. J’attends de comprendre tout ce qui vient de changer en moi. Qui m’échappe.

Et. Comprendre. Qu’il faut. Refuser. Vivre. Penser à. Être soi-même.

Arrêter de se raconter les jours brisés.

Mon insignifiance bat de l’aile et prend une forme autre dans ma démission, dans mon refus d’être blessée, d’être trainée dans la boue, dans mon refus de l’argent et de la bataille, dans ses mains et contre sa peau, dans ce qui se brise en moi, dans ma liberté de choix.

Je ne suis que moi et je vais en décevoir de ne rien faire. Ce moi change encore. Se cristallise. Se dessine. Je l’admire de me suivre dans cet envol qui nous bouleverse jusque dans nos caresses intimes.

Je ne suis que moi. Laissez-moi apprendre à m’aimer. A ma manière. Dans mon intimité. C’est déjà tellement perturbant..

Notre mariage

Notre mariage

On dit souvent que ça doit être le plus beau jour de sa vie. On est souvent un imbécile, mais en l’occurrence ce fut une journée magique. Et malgré mon ancienne patronne, malgré la perte de mon boulot, malgré les démarches administratives épuisantes pour trouver quelqu’un qui veuille bien écouter et nous conseiller juridiquement, j’ai réussi, le jour J, à ne penser à rien d’autre et à m’approprier mon mariage. Je regrette d’en avoir été dépossédée les jours qui l’ont précédé. De m’être laissée bouffée par l’angoisse. Qui revient un petit peu d’ailleurs ^^’
Je regrette également que certaines personnes ne se soient pas données la peine de me dire qu’ils ne pourraient pas venir. Pour d’autres de ne pas avoir assumé qu’ils allaient de préférence à la gay pride (et oui, nous avons merdé et en sommes désolés :/). Je ne me vexe pas, je suis déçue. Simplement. Un petit mot ne coute rien et avec lui on peut tout accepter et comprendre. Les grandes instants de vie comme ça, sont toujours des occasions de tourner la page sur des gens. Par contre, à un couple prêt, toutes les personnes les plus importantes de ma vie étaient là le soir, les autres ne m’ont pas manquées et ça veut tout dire..

Un petit mais sur ce qui vient d’être dit plus haut : un couple venant de se séparer je ne m’attendais pas à voir l’un ou l’autre. Lui s’est déplacé, est finalement même venu le soir et j’en ai été ravie. Elle ne m’a pas prévenue qu’elle ne viendrait pas mais il est évident que là, je n’ai pas eu même une pensée contre elle et je l’ai laissé dire, ce jeune homme blessé, que tout de même, elle aurait pu venir. Je comprends les deux et ne peux que sourire tristement.

C’est Am. qui a attrapé mon bouquet de fleurs lorsque je l’ai lancé (encore que « bousculé, mordu ou agressé » pour l’avoir serait plus approprié ^^), ce magnifique bouquet cueillis dans les champs par ma meilleure amie/sœur/belle-sœur/témoin (et grâce à la participation du véhicule de Sb). Am. qui justement, a privilégié notre mariage à la gaypride, alors que je sais toute l’importance que ça a pour elle. Qui nous a amené sa bonne humeur, sa gentillesse, ses pieds dans le plat, sa solitude, ses sourires. J’ai beaucoup de tendresse pour cette jeune femme que je voudrais un jour voir bien.

Le témoin de mon époux et sa demoiselle venus et repartis le soir même avec pas mal de route à faire ; une demoiselle très en beauté avec qui je n’ai guère eu le temps de discuter cette fois.

Cé, venue de Belgique. Juste pour nous. Que j’ai découverte après 6 années de mails, msn et téléphone. Un peu sophistiquée et tellement marrante. Heureuse de l’avoir reçue parmi nous.

O qui n’avait pas sa place. Mais que mon inconscient a dû inviter pour lui dire « tu vois je suis heureuse malgré ce que tu as fait« , car il me faut bien essayer de comprendre pourquoi j’ai fait ça et je ne vois rien d’autre. O qui a bien failli me mettre en colère quand j’ai appris ce qu’elle a fait samedi à Rn. Elle ne sait pas l’humilité. Elle ne sait pas s’arrêter. Elle sait trouver les failles et s’en servir. C’était une boulette mais c’est la seule que j’ai faite et finalement tout s’est bien passé même si j’ai eu un peu de mal parfois à l’écouter. Sans repenser au passé pas si lointain où j’avais une autre vie. Et où elle avait merdé de la même manière.

Em. Si belle. Qui ne le sait pas. Qui s’efface quand le trop plein de monde l’effraye et qui se rouvre quand elle se sent en confiance. Qui n’a pas pu danser à cause de son pied mais qui a discuté avec beaucoup de gens. Qui venait de loin elle aussi. Elle m’a coiffé avec l’aide de Blanche, ma peinturluré les pieds, m’a brûlé l’oreille avec le fer (^^’).. bref j’étais toute belle grâce à elles deux (Blanche s’est contentée de me donner des coups dans le genou, de me marcher sur le pied et de me tirer les cheveux en défaisant la coiffure :p Je suis torturée par mes amis :p ). Elle m’a mis dans les cheveux l’objet emprunté de la tradition, la seule que je voulais suivre. Et mis au poignet le vieux. Un grand, grand merci.

Stl, accourue après son boulot et arrivée à l’heure par un joli miracle, avec tous ses sourires, sa bonne humeur, sa gentillesse.. qui bien sûr n’était là que pour ma tarte au citron 😉 Son superbe bouquet traine dans notre salon.

D’anciens collègues dont je tairais les noms. Eux pour une fois tellement à leur place, sans remarques, qui ne m’ont pas fait peser un « tu vois on n’est pas à la gaypride » avec un reproche à la clé dont ils ont le secret. J’ai apprécié. On devrait pouvoir, maintenant qu’on ne se tapera plus au boulot, récupérer un petit peu de notre ancienne amitié qui s’était effritée. Et puis elle, plus calme depuis qu’elle sait que de son blog rien n’a filtré. Libération de l’amitié, et ce pour tous je crois.

Sb et Ma enfin ensemble. Cela fait deux mois, je l’ai appris samedi et j’étais tellement heureuse pour eux.. Sb s’ouvre, sourit, s’apaise. Il m’a pris dans ses bras souvent, ce qu’il ne faisait jamais avant. On le sent stressé avec le petit monstre sur pattes de Ma, ça se tassera. Je comprends l’appréhension d’une certaine personne, je reste sereine. Chacun apportera à l’autre ce dont il a besoin et l’enfant est loin d’être seul au monde, il est bien entouré. Les crises de l’un et les inquiétudes de l’autre, tout se fera en son temps.. Sb et Ma qui avaient chacun cuisiné quelque chose que je n’ai pas eu le temps de gouter 🙁 Je regrette par contre qu’un jeune homme se soit blessé sur ce joli petit couple.. l’amour, l’amour.. que de joies et de douleurs..

Nous avons eu notre mitraillette, venu lui aussi d’assez loin exprès pour nous, et dont j’attends avec impatience les photos. Sa gentillesse, sa générosité nous ont beaucoup touché et je regrette simplement la distance kilométrique qui fait que je ne le vois guère souvent.

Mes deux tourtereaux blessés par la vie, surtout elle.. venus en voiture du pacifique et que je n’avais jamais rencontré encore. J’ai été heureuse de l’avoir vue doucement en fin de soirée s’intégrer grâce à des personnes venues leur parler, heureuse de l’avoir vue doucement moins paniquer, s’apaiser. Qu’elle serait belle si on ne ressentait pas autant sa peur et son mal-être.. Beaucoup de tendresse pour eux aussi, infinie.

Toute la petite famille présente, que j’aime tant. Y avec qui je me suis retapée toute la musique à la suite d’un bug informatique (pour ça que la soirée a commencé tard), sa petite amie dont j’ai fait la connaissance et qui est adorable, la petite soeur magnifique avec ces longs cheveux.. Les parents qui m’ont tant touchée, tellement acceptée parmi eux depuis longtemps, qui nous ont accueillis dans leur maison en cette occasion.. La maman, qui m’a fait ma robe et mon petit sac..

Rn tellement aux petits soins que nous ne savons plus quoi faire pour pouvoir rendre un centième de ce qu’il nous offre. Le moment où nous avons dansé ensemble reste gravé par sa légèreté et l’attention dans les mouvements de l’autre. Plus q’un ami, je ne peux rien mettre en mots. Pardon pour ce silence qui l’entoure ici alors que je l’aime tant..

Blanche et son homme. Blanche qui m’a un jour prêté son frère. Et que j’ai jalousement gardé. Là aussi les mots s’absentent mais chacun sait désormais la place qu’ils tiennent dans ma vie et mon cœur.

D’autres encore dont la venue et les gestes nous ont tellement touchées.

Tout s’est bien passé.

Mon témoin était pied nu, j’avais sur les miens des ampoules. J’aurais dû en faire autant et ne pas m’embarrasser avec des choses en cuir et en bois pour me torturer !Certains sont partis tôt et n’ont pas pu voir/ressentir cette soirée telle qu’elle a été jusqu’à la pointe finale. Jamais de ma vie, je n’ai été libre ainsi. Très peu ont dansé, tous ont discuté, j’ai surtout dansé et discuté un peu. J’avais besoin de m’évader par la musique, de ressentir toute ma liberté dernièrement obtenue. Je ne savais pas que le mariage pouvait enchainer et libérer en même temps, je sais en tout cas que mon départ imprévu du travail y est pour beaucoup. Aurais-je symboliser une rupture familiale par le travail ?