Déconcertant

Déconcertant

S’il y a un domaine où je suis complètement à la traine, et volontairement en plus, c’est la mode. Le shopping, je ne connais que de loin à travers une lucarne sale, et en général ce qui fait tripper tout un chacun me laisse soit froide soit rêveuse.

Je me souviens encore de l’année où était censé être à la mode, les motifs de vache. Moi vivante, jamais ! J’avoue ne pas arriver à comprendre pourquoi les gens se plient à la volonté de la masse, mais après tout, ce n’est pas mon problème puisque je suis réfractaire.

D’ailleurs, si vous pouviez remettre à la mode les pantalons à pattes d’éléphant, ça me permettrait de me fournir dans les magasins pour les années qui viennent :p

Mais, et c’est là le sujet de mon post, ce qui ce matin m’a profondément déconcertée, c’est de m’entendre dire « le bonnet péruvien, c’est plus à la mode depuis le 16 décembre« .

Je m’en moque éperdument, je mets un bonnet de lutin.
Mais.. apprendre que précisément le 16 décembre à 00:01, le bonnet péruvien était périmé, ça m’a fichu un coup.
Et finalement ce qui m’épate encore plus, c’est que toute une école avait ce bonnet coloré sur les oreilles, et que le 16 décembre au matin, chacun l’avait laissé chez soi.

Arriver à se tenir au courant d’une chose aussi futile, à la seconde prêt, moi, je me sens bluffée.

Marraine fée

Marraine fée

Il y a des filles, quand elles dépriment, elles vont chez le coiffeur, la manucure, le magasin le plus proche, passe leur temps au téléphone (essentiellement à déprimer les autres), mange du
chocolat ou de la glace, regarde la tv..

Quand je déprime, j’ai besoin de nouveauté. Alors je plonge les mains dans le css (avec l’aide bienvenue de blogs qui aident merveilleusement bien), je change les couleurs.. et j’ai un nouveau
blog sans déménager (on est passé proche de la moitié d’un cheveux coupé dans la longueur, que je me barre d’ici à tire d’aile vu le peu de choix que nous avons pour avoir un blog bien
personnalisé et un tant soit peu coloré). J’ai encore de petits détails à m’occuper, tel l’espèce de crêpe qui tient lieu de chapeau à la jeune fille sur le dessin.

Le tout, au son de Emilie Simon.

 

Et ce soir, parce que ma meilleure-amie-marraine-de-mon-fils a décidé de comploter avec son mari, nous allons au cinéma.

Je me moque des effets secondaires des médicaments, je tire la langue à la cortisone, je mets les soucis et les douleurs à la porte, rien n’aura le droit de s’exprimer hormis l’écran magique. On
va rentrer vers minuit et cela me donne l’impression vague de voler le murmure d’une fée.. La permission de minuit, on n’y pas droit tous les jours ^^

 

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Je ne suis pas un renard

Je ne suis pas un renard

Je me sens funambule. Recommencer des examens, revoir des spécialistes, tester des médicaments.. cela se réenchaîne. Comme je n’ai aucun résultat à fournir puisque j’étais mineure et que je me
vois mal demander à ma mère si elle peut me passer ce qu’elle n’aurait pas jeter et le tout sans m’insulter, on recommence à zéro. Sept années d’emmerdement médical pour rien.

J’ai une bronchite pas jolie. Je suis mal depuis plus d’un mois, je crois qu’à force j’essaye de mettre de côté ce qui ne va pas chez moi. Au point que je n’avais pas remarqué que j’avais de la
fièvre ; 39°. Le médecin m’a mise sous antibiotique, sirop.. et cortisone. Il veut tester, au passage, l’effet que cela pourrait avoir sur mes douleurs. Je me sens renard piégé sous les phares
d’une voiture. Je suis sous cette merde depuis ce matin, trois choses blanches à avaler le plus tôt possible si je veux avoir une chance de dormir les nuits qui viennent. Je mets beaucoup
d’espoir dans le fait que cela ne fonctionne pas, je ne veux pas de ça dans ma vie.

Parallèlement, je donnerais beaucoup pour que quelque chose fonctionne. Hier j’ai porté mon fils sur la moitié du chemin entre le centre-ville et chez moi. Ca a donc du faire 3 ou 4 minutes.
J’étais pressée et il ne voulait plus marcher. Le soir, je ne pouvais plus tenir mon livre. La couture n’avance pas, noël arrivera avec un peu de chance, avant février.

Le médecin m’envoie en immuno-je-ne-sais-plus-quoi, à l’hôpital. J’ai oublié. J’oublie toujours. Il n’a pas noté, je n’ai pas noté.. il n’y a plus qu’a espérer que mon mari se souvienne sinon je
devrais rappeler mon médecin. Mes analyses ne sont pas très bonnes. Mais incohérentes. On l’a senti perdu, lui le médecin, sur mes résultats ; des trucs positifs qui ne devraient pas l’être et
des machins négatif qui n’ont pas à l’être si les autres sont positifs. Un petit bordel sanguin qui révèle trop et pas assez. Je craquerai avant que 7 années ne repassent.

J’ai peur de ceux qui me trouvent ce qui ne va pas chez moi, différent à chaque fois. Comme la pédologue au pied bot qui m’a miraculeusement trouvé 2mm de décallage entre mes deux hanches et qui
expliquaient mes douleurs dans les jambes, semelle  d’essayage à l’appui. J’ai peur de ceux qui braquent leur lampe de poche dans mes yeux, parce que c’est préférable à la pleine lumière,
quand on ne sait pas.

Aux phares en pleine tête, je préfère encore me jeter moi-même sous la voiture.

Un jour je vais faire un voeu, et je verrai toutes les lumières.
Ce sera comme un soleil.

 

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