Les bijoux enchanteresques de Ruby Robin

J’ai besoin d’un petit peu de recul pour dire la microkiné, les enjeux et les mots, ce qui se dessinait pour trop de personnes dans un même espace-temps. Je ne suis pas certaine d’avoir encore tout saisi, décelé les regards, ce qui se cachait sous les phrases. J’attends. Je me sens tranquille. Apaisée.
J’en parlerai.
Je vis ce que je ressens, un peu, avant.

Une amie m’a fait découvrir ce site de bijoux absolument sublimes, je me suis dit que je devais partager avec vous ce coup de cœur qui tient de la magie, un peu. Elle utilise pleinement la nature : les sous-bois (lichen, champignons,.. ), les fleurs (rose, passiflore,.. ) ou les pierres (l’améthyste, le quartz,.. ), les capture pour les restituer d’une manière absolument incroyable. Je suis sous le charme, l’ai-je dit ?
L’inconvénient majeur de ce site, est que je suis tout bonnement incapable de faire mon choix. Les bijoux sont délicats, avec une petite essence elfique absolument divine.
Je vous propose de découvrir les photos de mes élans, ce vers quoi je tends irrésistiblement ce que je choisirais, si. Le site est beaucoup plus riche que cela, et cela se passe par là, chez Ruby Robin – et sa boutique sur Etsy.

Ruby Robin
Citrine

Ruby Robin
Dandelion
Ruby Robin
Dandelion
Ruby Robin
Champignon

Ruby Robin
Champignon dans une bague

Un point sur les conférences spécialisées sur la surdouance


 

Je l’avais signalé sur Twitter et Facebook, la semaine dernière se tenait, à raison de deux conférences par soir, un congrès en ligne sur la surdouance. En cliquant sur ce lien, vous trouverez les noms des conférenciers, le programme, ainsi que la rediffusion, désormais payante, des vidéos.

Une vidéo reste en diffusion, celle du récapitulatif de l’ensemble des vidéos, avec les clés ayant été offertes pour se diriger vers le bien-être. Des clés qui sont valables pour tous, et qui sont intéressantes. Je ne relaterai pas ici mon ressenti au visionnage individuel de ces conférences, parce que toutes ne m’ont pas parlé et que c’est avant tout un ressenti pleinement personnel. Juste, dans l’ensemble, je savais déjà ce qui a été parlé et j’aurais eu besoin d’un plus grand approfondissement ou d’aller plus vite. D’un point de vue plus global de cette semaine de vidéos, j’ai retiré un certain enseignement très intéressant, que je vais partager avec vous.
 

Les clés, par conférenciers, retranscrites du compte-rendu final :

– accueillir ses points de faiblesse avec bienveillance
– sans action il ne se passe rien
– se donner la permission de se faire confiance et de se féliciter chaque fois
– savoir apprécier les compliments

– avoir son propre mode d’emploi
– garder en mémoire que l’autre est différent de soi
– se connaitre soi pour mieux comprendre l’autre

– donner du sens à ce qu’on fait
– trouver des mentors
– le regard des autres n’est pas important

– prise de conscience intellectuelle de l’existence de l’instinct d’attachement (le besoin d’être écouté, entendu, compris et soutenu)
– se demander comment son propre besoin a été satisfait
– se dire qu’on pourrait changer et en avoir envie (notion de dépoussiérage, grand ménage)

– se connaitre soi-même intimement dans ses spécificités de surdoué (ce qui permet de voir ensuite plus loin)
– l’estime de soi
– se faire aider, ne pas rester seul, échanger avec des personnes qui pensent de la même manière afin d’être entendus

– être hybride (comprendre les surdoués ET se comprendre soi
– donner des explications aux bonnes personnes, dans les bons contextes pour expliquer qui on est
– être encore plus intelligent pour aborder le monde
– s’occuper de sa santé

– reconnaitre et accueillir ses émotions, les exprimer (attention de « à qui »)
– politique des petits pas : regarder chaque pas et ne pas regarder la montagne en entier
– instaurer deux nouvelles habitudes de bien-être, plutôt que se focaliser sur une mauvaise qu’on veut éradiquer (je prends soin)1
– travailler sur les croyances (« je suis nul »)

– lien entre le mental et le corps
– apprendre par le corps (mémoire du corps)
– utiliser son énergie de manière constructive, s’ouvrir au monde, l’intégrer en s’y intégrant soi
– création de sa voie, son activité (chemin à tracer)
– être dans l’instant présent, afin d’être conscient de nos ressources et des possibles

– se donner du temps, de l’espace pour apprendre à se connaitre
– se connecter à sa créativité
– sortir de sa zone de confort dans un environnement de confiance
 

1 Concernant ce point, il mérite d’être développé un peu ; la conférencière Florence Bierlaire, passionnante, expliquait ceci : le cerveau se focalise sur les mots, pas le but. Le but est de perdre du poids ? Il se focalise sur le mot.. poids. Et donc n’en perds pas. Elle a utilisé cette analogie intéressante : un conducteur, lorsqu’il conduit la nuit et qu’il regarde vers un piéton (qu’il souhaite bien sûr éviter), le véhicule se dirige vers le piéton. Il doit regarder la ligne au sol, au loin, pour se diriger. Le cerveau fonctionne de la même manière.
En changeant le but, c’est plus clair : par exemple ici « perdre du poids » pourrait devenir « me sentir bien dans mon corps » ; au lieu de « poids », le cerveau entend « bien-être ».

La seconde chose en lien toujours avec ce point, c’est qu’il est long de se déshabituer d’une habitude (il faut de 20 à 30 jours pour ça ceci est un mythe, très bien expliqué ici, merci à DieuDesChats (cf. commentaires) ), c’est compliqué, on s’engage dans une bataille contre soi. Il est plus simple d’instaurer deux nouvelles habitudes. Ou une seule, mais deux visiblement aide le cerveau à se focaliser sur quelque chose : il est occupé, il lâche petit à petit la mauvaise habitude qu’on souhaitait perdre.

 
 
Bien que je n’ai pas accroché à toutes les manières d’aborder la surdouance, j’ai aimé ce rendez-vous chaque jour – en différé, je n’avais pas le temps du tout de les visionner le soir, avec les enfants à coucher. C’était des instants privilégiés, des rendez-vous avec moi-même, des écoutes avec mon mari, quelque chose d’un peu précieux. Il semble qu’il soit prévu d’autres conférences dans les années qui viennent, je les suivrai avec beaucoup de plaisir.

Vous par-ci par-là, inévitablement là

 
Parfois. Juste un peu. J’envie – en toute légèreté parce que ce mot vraiment est inadéquat -, les blogueurs qui tiennent des rendez-vous hebdomadaires avec leurs lecteurs. Je ne saurai jamais faire. J’ai vaguement tenté à un moment sur je ne sais plus quelle lubie qui était passée par moi, je n’ai pas réussi. Je ne suis pas fidèle aux rendez-vous que je pourrais poser sur mon blog, dans ma tête je vais trop vite, je ne voix pas les jours passer, j’ai déjà mis en place trois autres projets, voire je suis partie en forêt pour la journée avec une envie dévorante de tout photographier. C’est un peu pour ça que j’ai ouvert une page Facebook : y poser là-bas ce que j’oublie de transmettre ici. Alors je ne m’engagerai nullement à vous partager davantage en ces lieux, et je vais me contenter de l’instant présent à vos côtés.

Je l’ai bien sûr partagé sur Twitter puis sur Facebook, mais cette fois je ne suis pas pleinement satisfaite. Je sais bien que vous n’y êtes pas tous, que vous êtes bien plus dispersé que cela et je souhaite souvent partager mieux, ici. Alors voici quelques pépites ou immanquables, des merveilles à divers degrés, des mots à lire absolument :

Une maison d’édition
La maison d’édition jeunesse L’école des loisirs, a changé de ligne éditoriale, sans prévenir. Le bouleversement suscité a donné naissance à ce blog. Des auteurs y posent leur ressenti, leur souffrance parfois, leur tristesse essentiellement. En tant que lectrice, je me sens solidaire de ces auteurs que nous ne verrons plus, qu’il sera plus difficile de suivre. Je suppose qu’émergera ailleurs, ce qui va manquer dans l’immédiat. L’école des Loisirs sombrera dans la masse, une ou plusieurs autres émergeront grâce à ce retrait : un équilibre viendra après la tempête.

Une surdouance en relief
Un texte particulièrement intéressant sur les personnes douées/surdouées, avec une mise en parallèle du handicap généré. Il ne donne pas de solution immédiate, il se contente d’une mise en garde sur les fractures générées au sein de la société dans la mise à l’écart systématique des pensées différentes.

Un mot
Un mot ou alors un son, une pensée qui s’échappe du papier, une danse bouleversante. A.C. Hello parle de son expérience d’écriture, de mise en mot ou plus profondément de cette parole qui s’en arrache et vit sa vie d’une manière si totalement autre et si totalement imprévisible. Elle a cette pensée incroyable qui va sur mille routes et où je me suis retrouvée dans l’instant, je voyais se dessiner ses pensées, les chemins qu’elles prenaient et ceux qu’elles ne prenaient pas, je me suis plongée dans ce qu’elle laissait entrevoir et j’aurais aimé en lire davantage, m’y immerger encore et encore. C’est dans ces instants de lectures fugaces que je m’aperçois de ma non-maitrise de la langue, parlée comme écrite, de ma non-maitrise de la retranscription de ma pensée. Ou alors seulement, de cette non-confiance en moi à m’y poser.

Une dessinatrice :
Je viens de découvrir Julie Charbonnier, et je vous laisse admirer son univers très doux puisque terminer sur une douceur, c’est cela la joie du monde :

Julie Charbonnier

Les quatre-vingt onze centimètres de Skhizein

 
La sensation de se tenir à côté de soi est particulière. Je ne me sens pas à côté de moi, je me sens à côté de ce qu’on attend de moi et à côté des autres. La nuance est sans doute là, je suis saine d’esprit, juste décalée. De quatre-vingt onze centimètres. Je me sens là le plus souvent, à côté de ce qui fait la vie des gens. Des petits pas sur la droite, jamais à gauche et je ne sais pas pourquoi mais c’est ainsi. Je me sens à côté et si j’en ai souffert énormément, il m’aura fallu beaucoup d’années de travail et une rencontre déterminante pour me comprendre et m’accepter entièrement – j’y travaille toujours et je commence à me sentir stable sur mes bases.

La vidéo « Skhizein » m’a bouleversée dans cette justesse décalée justement. Il s’agit avant tout de troubles psychologiques touchant certaines personnes, « une sur cent » dit Henri. Et si je ne suis pas concernée par cette folie-là – bien que je l’ai touchée du doigt -, je perçois au jour le jour l’incompréhension de l’entourage et la sensation de décalage.
Maintenant je vais pouvoir dire « Je suis décalée de quatre-vingt onze centimètres ». Juste parce que ça me parle tellement.

« On ne précise jamais aux gens de combien ils sont fait. On dit juste qu’ils ont perdu la boussole, qu’ils sont à côté de la plaque, paumés quoi. Alors un peu plus un peu moins, finalement… à quoi peut servir de savoir ? De savoir de combien de centimètres on s’est éloigné. »
 


Skhizein – Prix du Meilleur Film d’Animation francophone SACD au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand, 2009

La chasse aux trésors : vos créations disséminées

carte au tresor plan appart

La chasse aux trésors a commencé. Cette carte, c’est notre appartement dessiné par LeChat. Si, vraiment, avec une âme d’enfant on peut le voir, le deviner, partir à la recherche des petits trésors comme des pirates – et parfois je voudrais être encore une enfant, qu’on me le fasse vivre à cet âge tendre. Hier ils ont découvert le feu, la cuisine. Aujourd’hui, notre tour. Ceux qui sont déjà venus chez nous savent ou se rappelleront peut-être notre mur rond ? Il s’agit de la cage d’escalier qu’un architecte inspiré s’est senti obligé d’inclure dans les lieux, une tour ronde, donc. Les hamacs disent les lits,… Ils ont donc découvert des pièces d’or près du feu de camps, aujourd’hui des parents fatigués ont oublié de cacher le morceau de carte et le trésor, et deux enfants impatients m’assaillent, la longue attente les yeux dans le four : il manque un pirate papa pour me dire où est la carte, ils vont devoir attendre et il va falloir que je gère les assauts mécontents jusqu’à son retour – les requins qui tournent autour prendraient presque tout leur sens. La tour se collectera et demain la fontaine viendra s’ajouter à cette carte au trésors qui les mènera au coffre des pirates. C’est une vie d’enfant, les trésors à chercher, et j’ai cette âme là en toute circonstance je crois.

Le web, c’est une chasse au trésor à la grandeur de la planète, dans toutes les langues et de toutes les manières. Nous n’aurons jamais de toute une vie pour tout découvrir et c’est une pensée un peu triste et aussi drôlement joyeuse : on ne finira jamais, il y aura toujours quelque chose ! Alors un petit passage éclectique de ce que j’ai trouvé au hasard de clics, qui m’ont fait rêver ou envier, oui envier avec cette légereté qui me fait dire que c’est magnifique et que j’aimerais beaucoup moi aussi l’avoir et qu’il ne manquerait sans doute pas grand chose pour que. Deux mains valides, de l’imagination, du temps… Oui je voudrais cette délicatesse dans ma maison, comme sur ces photos, là :

AventC aguerre riz

. Un calendrier de l’Avent sur une branche d’arbre
. Un galerie photo de compositions végétales, le blog de l’artiste
. une assiette de riz, je suis en amour de ces photos et de sa vaisselle
. Les sons de la nature, à écouter à travers la planète
. J’aime ses photos, j’apprends doucement à la lire, je m’obstine
. Elle écrit. Ce qui la traverse. Et j’aime au-delà
. Un calendrier de l’avent virtuel de DIY, chaque jour elle le remplit, il n’y a qu’à cliquer
. un bandeau, qui m’a donné envie de retourner à la couture – un peu

Je vous souhaite de belles visites, et une douce préparation de Noël. Je réfléchis encore à ce que je voudrais faire, qui soit doux et fait-maison. Je crains que cette année encore, je doive acheter un peu tout. Je finirai par y arriver…

 
Les enfants on finalement eu leur morceau de carte ; la tour a eu du mal à révéler ses secrets, malgré l’indice des marches et d’immensité. Et puis la révélation est venue, c’était le mur bien sûr – et Prince nous a dit je vous félicite c’était dur – et il a compris dans la foulée que c’était une carte avec laquelle il pouvait se repérer spatialement : le concept de plan est intégré. Voilà qui va faire s’aiguiser les esprits pendant vingt-quatre jours.

 
Mon téléphone ayant retrouvé un accès au wifi – j’ai constaté cette avancée incroyablement technologique pour mon appareil, j’ai peur que ce ne soit le chant du cygne et qu’il ne meurt ensuite entre mes doigts – j’ai de nouveau la possibilité de mettre des photos sur Instagram. Alors je vais le réinvestir, avec mes photos, les vraies, les belles, pas celles de mon téléphone – qui se croit photographe mais à tout le mieux tente d’éclairer des pixels. Je ne cherche pas à le vexer, je démontre simplement l’évidence : il ne sait pas faire des photos – à moins que ce ne soit moi qui ne sache pas photographier avec, tout est possible.

 
J’ai également repris l’écriture sur 3pages, et je triche légèrement en y écrivant mes articles de blog, ce qui vous vaudra sans doute de plus longs articles. Dès que je me le sens, je retourne à la mort de S., pour tout poser définitivement. Et en faire pour ceux qui se le sentiront dans ce chagrin si compliqué, quelque chose qui puisse se lire.
Peut-être.