Twitter mode d’emploi

branches tiges

 
Je ne pensais pas un jour faire une publicité quelconque pour quoi que ce soit sur ce blog, tout arrive dans la vie 🙂
Céline m’a demandé de parler ici de Twitter, de lui donner l’étincelle nécessaire pour utiliser cet outil inconnu qui de là, ne lui fait pas trop envie. La tâche me semble ardue, mais pourquoi pas ?

Mon expérience n’est sans doute pas la plus représentative de ce réseau que j’appréhende parfois de loin. Et puis j’ai mis du temps à m’y sentir bien.
Le plus difficile sur Twitter, c’est d’y arriver en n’y connaissant personne, c’est un océan de possibles effrayants. Je m’y suis perdue, noyée, étouffée par les milliards de mots qui ne m’étaient pas adressés. J’en suis repartie rapidement, je ne comprenais pas le sens de cette agitation. J’ai été renvoyée à mon extrême solitude, l’enfantine, celle qui se cherche et veut des amis, veut de l’amour, veut être vue. Ce n’était pas le bon moment, mais surtout je n’ai rien compris à son fonctionnement et donc à cet engouement. J’ai conservé le compte deux ans, sans y toucher, l’oubliant même dans ce coin sombre où je l’avais relégué.
Et puis un lendemain de Noël, je me suis retrouvée à discuter autour d’une pizza maison et de macarons maison – si, c’est important de le préciser, c’était maison et c’était bon et je veux encore des macarons s’il te plait 🙂 – avec deux blogueuses dont une qui délaissait son blog – à mon grand désespoir – et parlait beaucoup sur twitter – re grand désespoir – et je ne me voyais pas sur ce réseau vraiment. Dans ma tête je percevais ce que je manquais, sans savoir comment m’y prendre. J’ai mis encore quelques mois avant de faire une seconde tentative. Je ne suis plus partie.

Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai. J’en pars, j’y reviens, je pause, je réajuste, je pose, j’efface, je copine, je parle, je chut, j’écoute, je photo, je mot, je lis. J’aime.

J’ai compris quelque chose avec Twitter : on a besoin d’un point de départ. Une personne, un blog, un lien, une main. Un accueil. C’est là que nous créons le réseau, dans l’accueil de la personne qui arrive. Sinon on se se fait avaler et recracher sans même savoir quel goût on a, on est déjà en dehors et on n’a rien vu de ce qu’il se passait là-bas sur la toile.

Twitter fourmille. C’est d’une richesse fantastique avec son tranchant, on y trouve une culture sans égale comme le plus abject. Cela demande des tris réguliers parce qu’on peut se tromper lorsqu’on clique sur « Suivre ».

Je vais citer @Alserweiss qui l’a dit si joliment : ça permet de sentir l’air du temps, de savoir de quoi sont fait les jours de personnes que nous ne rencontrerons jamais.
J’ajouterai que Twitter permet de s’entourer de comptes littéraires, d’écrivains, de couturiers, de tricoteurs ou de toute autre passion qui est la votre. Twitter est ce qu’on en fait.

 

Inscription :

. La création du compte demande une adresse mail, un pseudo, un mot de passe. Je m’appelais @LeChaperonRouge, doux souvenir de ma cape rouge qui m’avait valu ce surnom dans les rues de Montpellier. J’ai récemment ajusté à mon blog, @DameAmbre.
. Il est recommandé de l’enrichir d’une photo : premier pas de son identité. L’on est repéré dans le flot par elle, avant même de voir le pseudo, l’image percute, la couleur appelle le regard. Je suis la photo puis je suis mon nom. La photo est appelée PP (Profil Photo)
. La bannière n’est pas obligatoire non plus, d’autant qu’on la voit peu, mais elle fait l’identité du compte et du blog associé, elle en dit beaucoup sur l’auteur. Certains y mettent leur publicité s’ils vendent un livre ou un site, d’autres y exposent leur identité profonde, d’autres ce qu’ils aiment le plus. C’est une question personnelle d’image.
. La bio est très intéressante à remplir (140 caractères pour se définir), cela donne envie ou non aux gens de cliquer sur le compte.

 

Fonctionnement :

. Un petit guide peut être nécessaire parfois, sur les termes employés.
Rapidement :
== le signe @ suivi d’un pseudo permet de parler à la personne (et qu’elle nous lise, sinon cela serait perdu dans le flot)
== le signe # (hashtag) permet de créer des tags ou mots clés, pratiques lors d’évènements dont on veut tout lire – ou en faire partie. Très pratique lorsqu’on cherche sur un thème précis.
== Faire un DM, c’est un message privé. Ils ne sont plus soumis à la règle des 140 caractères, ce qui est un soulagement
. L’accueil sert à lire les personnes qu’on suit
. Les notifications nous informe des tweets où nous sommes nommés, des nouveaux followers (personnes qui nous suivent) et des favoris (quand une personne aime ce qu’on a dit)
. « Masquer » un compte permet de faire taire une personne provisoirement (ou à perpétuité si on l’oublie), si elle parle foot par exemple c’est intéressant sur une soirée – ne me frappez pas merci. Cela permet d’affiner ce qu’on accepte de lire ou non.
. « Bloquer » un compte est intéressant en cas de débordement injurieux : il ne pourra plus vous lire et vous ne le lirez plus (peut être provisoire ou permanent)

Et maintenant ?

 

Trouver des gens :
Maintenant, on part en quête.
. A partir des blogs qu’on suit : très souvent les blogueurs ont un compte affiché sur le blog. Certains blogs morts offrent la surprise d’être parfaitement vivants sur Twitter, ce qui offre une seconde chance de garder le contact. Attention toutefois : un blog qu’on aime ne donnera pas forcément un twitter qu’on aime. Il est bon de garder en tête que Twitter peut être une fenêtre grande ouverte sur la vie des gens et que certaines choses peuvent déranger. Parfois il y a une grande retenue sur un blog et la personne se lâche sut Twitter, et inversement (je me lâche par exemple ici, je suis très en retenue sur Twitter). Ça ne s’explique pas, c’est un ressenti personnel. Donc, ne pas se lancer les yeux fermés, réfléchir avant de suivre – il ne sert à rien de blesser quelqu’un en repartant aussi vite qu’arrivé.
. A partir des abonnés/abonnements des Twitteux qu’on a décidé de suivre : il y a des chances que les goûts soient un peu les mêmes
. A partir des suggestions de Twitter (via mails ou sur le site même)
. A partir des RT (ReTweet) d’une personne

Certaines personnes pratiquent le followback, c’est à dire que lorsque que quelqu’un suit son compte, en retour il vous suit également. Personnellement je ne fais pas ça – ce qui me vaut des gens qui viennent, me suivent, et me quittent ; je suis souvent quittée mais je le vis bien ^^ C’est une question personnelle. Je préfère suivre uniquement ce que je souhaite, c’est un choix qui en vaut un autre.

 

Et ensuite ?
. Se faire aux 140 caractères : au début, cela m’a demandé une grande gymnastique intellectuelle pour trouver des mots ou des phrases courtes, qui résumaient ma pensée, ce qui ne fut pas évident pour moi qui ai besoin du mot « juste ». Je m’y suis faite.
. Et puis écrire 🙂 Son article de blog, des petites choses, des grandes choses, sa vie, les mots dans sa tête, les mots au bout des doigts ou alors ne rien dire et simplement lire.
Twitter, c’est personnel. On est dans un flot de vie intense très rapidement et pourtant cela reste très personnel. Ce n’est peut-être que moi qui le vit ainsi, mais je le pense très intérieur. Je prends le temps. De lire, de comprendre, d’écouter, de le vivre, de cliquer, de me renseigner. Si je suis trop fatiguée je m’en retire, si j’ai un bonheur à partager je l’écris – parfois. Cela dépend de mon humeur ^^ Je le vis comme @LaSouris : c’est un échange : liens, photos, vie, instants T, articles, demandes d’aides, humour…

Twitter est un kaléidoscope 🙂

 

Quelques comptes pour commencer ?

. France Inter
. France Culture

C’est un début 🙂 Je pourrais en donner d’autres bien sûr, mais je ne compte pas courir le risque de vexer ceux que je ne nommerais pas faute de place, et non faute d’envie, et puis c’est à chacun de faire sa liste selon qui il est – en toute objectivité, il y a longtemps que ma liste à moi a dévié de ma personnalité et parfois j’ai envie de refonder un compte twitter tout neuf.

J’ai relu plusieurs fois – évidemment – et il me semble n’avoir rien oublié.
Alors Céline, ça t’a aidé et donné envie ? 🙂
 
 
 
 

Sens

Parfois je lis un blog dont le dernier post date de plusieurs mois et j’ai envie de lui dire « écris écris t’arrête pas écris », tout est suspendu et ce n’est pas possible ce silence, ce n’est pas possible de rester sans mots quand je suis suspendue, quand je sens les battements de cœur, quand il y a ce don, là, au bout des doigts et que les mots je les attends et qu’au lieu de vivre sa vie ses souvenirs au jour le jour, je dois les vivre à l’envers pour ne pas quitter cette empreinte dans le temps, je reste sur les derniers mots, Je peux rêver. Je peux tout inventer, et j’invente ce qu’elle n’a pas dit, ne pas rester sur le silence, ne pas rester sur mon silence.

J’ai besoin d’écrire.

Les grandes et menues découvertes d’Ellika

Titre : Asa Lind
 
J. dit qu’il faudrait aller dans des endroits nouveaux, des parties du monde inconnues, par exemple. Sinon on ne peut rien découvrir.
Moi je dis : Faux !
La preuve : je suis dans Mon immeuble, là où j’habite, et je n’arrête pas de faire des découvertes. Des découvertes que j’écris dans mon carnet d’expl. ! Donc mon voyage d’exploration existe. Pour de vrai.

 
Je partage avec vous, mes découvertes de la semaine 🙂
Hormis la maison de Hobbit, site sur lequel je suis simplement retombé, et que j’aime revoir encore et encore ^^
 

1 – Le monde incroyablement magnifique des grenouilles, par la photographe Wil Mijer (et puis son site). Je suis en admiration sur son travail, la beauté et la qualité des photos :

Grenouilles - frogs

 

2 – Des montres amusantes, poétiques, incroyables.. il y en a une avec un poulpe, un dragon, des oiseaux animés.. Toutes ne me plaisent pas, mais certaines sont époustouflantes. Je vous laisse deviner celle(s) qui m’a(ont) plu !


 

3 – Des femmes que la chimio a rendu chauves, se font faire des dessins au henné sur la tête, pour un rendu sublime :


 

4 – Et puis ma future maison de hobbit, construite par Simon Dale, évidemment 😀

Simon Dale - house

Rose et le fantôme du miroir

Titre : Holly Webb
 

Elle lui passa son miroir, et Rose saisit l’objet avec un étrange battement de coeur. Son visage anxieux apparut dans le verre terni. (…) Ce fut au moment où elle rendait le miroir qu’il se passa quelque chose. Le reflet glissa, trembla, se modifia. Rose crut pendant un instant que c’était toujours son propre visage déformé par un défaut du verre. (…) Cependant, le visage qui lui faisait face n’était pas difforme : c’était toujours le sien, mais avec des différences : pour commencer il était plus âgé, ce qui était impossible, à moins que le miroir ait été enchanté.

 

Je voudrais vous présenter une amie, avant de reprendre mon blog là où je l’ai abandonné et de vous en dire tant et tant..
 
Elle s’appelle Keira, quand elle pose ses mots.
 
C’est sa première fois, son premier blog, les premiers mots déposés sous les yeux d’Autres. Elle est venue tout doucement, et j’ai attendu un peu avant de vous la présenter. Pour qu’elle trouve son chemin tranquillement, pour qu’elle apprivoise son espace, pour que j’ai le temps de le lui rendre doux. Elle a voulu son blog à un moment où je commence à maîtriser le design, et je suis fière d’avoir réussi à le rendre comme elle est, elle. Je n’ai pas encore bien terminé, mais il est proche d’être achevé. Il est temps pour vous de connaitre la douce jeune femme qu’elle est, même si on n’entend pas l’accent, même si on n’y voit pas l’éclat de ses yeux, même si l’écran ne rend pas toujours la pleine mesure de l’intérieur d’une âme.
Le blog n’est qu’un pâle miroir de nous-même, mais quel miroir merveilleux il nous permet tout de même.. !