Des défis et des livres

 
01. avec un animal pour personnage
. (dragon) L’héritier des Draconis, Tome 1 : Draconia, Carina Rozenfeld
. (cochon) Sirius, Stéphane Servant
. (lion, renard) La langue des bêtes, Stéphane Servant
. N’y-a-t-il personne pour se mettre en colère ? Marc Boutavant
. Pepper et Carrot, tome 1 : Potions d’envol, David Revoy
. Pepper et Carrot, tome 2 : Les sorcières de Chaosah, David Revoy
. Un ours nommé Paddington, Michael Bond (oh que j’ai peiné à lire ce livre, il fallait vraiment que ce soit pour mon fils…)
. L’héritier des Draconis, Tome 2 : La sculptrice de dragons, Carina Rozenfeld

02. écrit par une femme d’un autre continent
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou (USA)
. Suisen, Aki Shimazaki (Canada)
. Azami, Aki Shimazaki (Canada)
. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa (Japon)
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy (Inde)
. L’arbre à l’envers, Pauline Alphen (Brésil)
. Près du cœur sauvage, Clarice Lispector (Brésil)
. Lignes de faille, Nancy Huston (née Canadienne)
. Frères d’exil, Kochka (Liban)
. Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, Susin Nielsen (Canada)

03. déjà lu (le relire)
. Ernest et Rebecca, tome 1 : Mon copain est un microbe, Antonello Danela et Guillaume Bianco
. Ernest et Rebecca, tome 2 : Sam le repoussant, Antonello Danela et Guillaume Bianco

04. de plus de 600 pages
. Winterheim, Fabrice Colin (je n’ai pas aimé DU TOUT)
. Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson (705 pages, format poche)

05. écrit par un duo d’auteurs
Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Ernest et Rebecca, tome 1 : Mon copain est un microbe, Antonello Danela et Guillaume Bianco
. Ernest et Rebecca, tome 2 : Sam le repoussant, Antonello Danela et Guillaume Bianco

06. le titre contient 1 mot
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki
. Sirius, Stéphane Servant
. Disgrâce, John Maxwell Coetzee
. Inséparables, Sarah Crossan
. Dysfonctionnelle, Axl Cendres

07. emprunté à un·e ami·e
. Des salades dans la cuisine, Elizabeth Millard (à LeChat)
. Laisser venir les fantômes, Mâkhi Xenakis (site) (à Blanche)
. Un mug et du thé chaud, Norden Gail (à Blanche)

08. dont l’auteur a vos initiales
. Inséparables, Sarah Crossan

09. au titre abracadabrant
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. Cheval Ocean, Stéphane Servant
. L’arbre à l’envers, Pauline Alphen
. Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, Susin Nielsen

10. auto-édité
. Firebird, La Marquise de Carabas (twitter)
. Un mug et du thé chaud, Norden Gail

11. écrit par un homme de moins de trente ans
. Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer (28 ans)
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu (30 ans)

12. de moins de 100 pages
. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Des livres et moi, Matt7ieu Radenac (98 pages)
. Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons, Martin Page (64 pages)
. Cheval Ocean, Stéphane Servant (58 pages)
. Pepper et Carrot, tome 1 : Potions d’envol, David Revoy
. Pepper et Carrot, tome 2 : Les sorcières de Chaosah, David Revoy
. Laisser venir les fantômes, Mâkhi Xenakis (96 pages)

13. d’un genre que vous ne lisez jamais d’habitude
. Winterheim, Fabrice Colin (fantastique)
. Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson (polar)
. Des livres et moi, Matt7ieu Radenac (épistolaire)
. Des salades dans la cuisine, Elizabeth Millard (jardinage)
. Un ours nommé Paddington, Michael Bond (du genre écrit en 1958, donc vieille écriture)

14. paru votre année de naissance
. Ce qu’ils disent ou rien, Annie Ernaux

15. choisi uniquement pour sa couverture
Noir grand, Sébastien Joanniez (il m’a appelée, il était mis en évidence sur un rayon de la médiathèque)

16. dans votre bibliothèque depuis des années, jamais lu
. Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons, Martin Page
. D’autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère
. Laisser venir les fantômes, Mâkhi Xenakis

17. dont le personnage principal exerce ton métier
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan (parce que cette angoisse, vraiment, c’est la mienne. Ceci mis à part, ce livre est trop prévisible pour moi et je n’ai pas aimé la fin bien que là encore, il fallait s’y attendre..)
. L’empreinte de l’ange, Nancy Huston (mère au foyer)

18. épistolaire
. Des livres et moi, Matt7ieu Radenac

19. la couverture est bizarre
. Dernières nouvelles des oiseaux, Erik Orsenna
. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa
. Les autres – Alice Ferney
. Disgrâce, John Maxwell Coetzee
. Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, Susin Nielsen

20. le héros principal porte des lunettes de vue
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff (Anatole)
. L’héritier des Draconis, Tome 1 : Draconia, Carina Rozenfeld (Gédéon)
. L’héritier des Draconis, Tome 2 : La sculptrice de dragons, Carina Rozenfeld (Gédéon)
. Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, Susin Nielsen (Farley)

21. qui vous a surpris (agréablement ou non)
. (Je me suis pris une claque..) L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Les autres – Alice Ferney (livre vraiment indigeste et sans intérêt, lourd et centré sur lui-même)
. Le Château de verre, Jeannette Walls (je crois, j’ai ouvert de grands yeux d’étonnement à chaque page)
. N’y-a-t-il personne pour se mettre en colère ? Marc Boutavant
. Par amour, Valérie Tong Cuong (je l’ai ouvert sans rien en connaître, j’ai reçu un choc)
. Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu (je ne m’attendais pas à passer ainsi dans l’imaginaire de l’auteur)
. Près du cœur sauvage, Clarice Lispector (la sensation de rentrer dans un monde un peu similaire à Hélène Cixous, même si je la préfère)
. Un mug et du thé chaud, Norden Gail (je ne m’attendais pas au contenu)
. Les fragmentés, Neal Shusterman
. Les déconnectés, Neal Shusterman
. Les éclairés, Neal Shusterman
. Les libérés, Neal Shusterman
. Inséparables, Sarah Crossan (le style d’écriture est TRÈS surprenant)

22. qui fait entre 270 et 290 pages
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan (288 pages sur ma liseuse !)
. Disgrâce, John Maxwell Coetzee (272, poche)
. Dysfonctionnelle, Axl Cendres (288)

23. qui vous a fait vraiment beaucoup rire
. Sauveur et fils – Saison 4, Marie-Aude Murail

24. avec un personnage LGBT
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. Les rêveurs, Isabelle Carré
. Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson
. La langue des bêtes, Stéphane Servant
. Sauveur et fils – Saison 4, Marie-Aude Murail (Ella/Elliot)
. Dysfonctionnelle, Axl Cendres (Fifi, Sarah)

25. se déroule en Asie
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki
. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa

26. l’auteur porte votre prénom
. La langue des bêtes, Stéphane Servant (il a le prénom que j’aurais dû porter, ma mère pensant que je serais un garçon. Sinon, quelques uns savent)
. Cheval Ocean, Stéphane Servant

27. avec un personnage féministe
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Près du cœur sauvage, Clarice Lispector

28. avec un élément (eau, feu, ..) sur la couverture
. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa
. Pepper et Carrot, tome 1 : Potions d’envol, David Revoy (air)
. D’autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère (eau)

29. lu en une journée
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Noir grand, Sébastien Joanniez
. Dernières nouvelles des oiseaux, Erik Orsenna
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa
. Encore une danse, Katherine Pancol (Bof bof bof)
. Les autres – Alice Ferney
. Sirius, Stéphane Servant
. Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons, Martin Page
. Cheval Ocean, Stéphane Servant
. Sauveur et fils – Saison 4, Marie-Aude Murail
. Pepper et Carrot, tome 1 : Potions d’envol, David Revoy
. Pepper et Carrot, tome 2 : Les sorcières de Chaosah, David Revoy
. Par amour, Valérie Tong Cuong
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu
. Laisser venir les fantômes, Mâkhi Xenakis
. Un mug et du thé chaud, Norden Gail
. L’empreinte de l’ange, Nancy Huston
. Lignes de faille, Nancy Huston
. L’importun, Aude Le Corff
. Inséparables, Sarah Crossan
. Frères d’exil, Kochka
. Méto, tome 1 : La maison, Yves Grevet
. Méto, tome 2 : L’île, Yves Grevet
. Dysfonctionnelle, Axl Cendres
. Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, Susin Nielsen
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier

30. qui vous a été offert
. Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons, Martin Page (par Blanche)
. Les messagers du désastre, Annette Becker (par LeChat)
. Près du cœur sauvage, Clarice Lispector (par LeChat)
. Arbres remarquables du Finistère, Mickaël Jézégou (Babélio)

31. qui vous a fait pleurer
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy (à la fin, paf. Alors qu’il n’y avait aucune surprise, que je n’ai pas accroché au livre, que j’ai hésité à le poser définitivement des milliers de fois, voilà soudain j’ai pleuré)
. Par amour, Valérie Tong Cuong
. Les fragmentés, Neal Shusterman
. Les libérés, Neal Shusterman

32. avec une couverture moche
. Les autres – Alice Ferney
. Disgrâce, John Maxwell Coetzee
. Méto, tome 1 : La maison, Yves Grevet
. Méto, tome 2 : L’île, Yves Grevet
. Méto, tome 3 : Le monde, Yves Grevet
. Dysfonctionnelle, Axl Cendres
. Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, Susin Nielsen

33. publié en 2018
. Les rêveurs, Isabelle Carré
. Les messagers du désastre, Annette Becker
. Sauveur et fils – Saison 4, Marie-Aude Murail
. Par amour, Valérie Tong Cuong (version Poche)
. Arbres remarquables du Finistère, Mickaël Jézégou

34. le livre est abimé (interdiction de l’abimer soi-même !)
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou (une page du livre est pliée en trois)
. Encore une danse, Katherine Pancol (une quinzaine de pages repliées)
. D’autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère (première page repliée)
. Laisser venir les fantômes, Mâkhi Xenakis (la couverture est scotchée)
. Un mug et du thé chaud, Norden Gail (couverture cornée)

35. un livre trouvé (dans la rue, dans une boite à livres, ..)
. Encore une danse, Katherine Pancol
. D’autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère

36. une trilogie
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki
. Méto, tome 1 : La maison, Yves Grevet
. Méto, tome 2 : L’île, Yves Grevet
. Méto, tome 3 : Le monde, Yves Grevet

37. qui donne envie de (écrire, voyager, ..)
. Il m’a donné envie d’écrire, d’être libre, d’avancer.. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. La langue des bêtes, Stéphane Servant (écrire écrire écrire)

38. de 1,6 cm d’épaisseur
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier

39. qui se déroule dans un pays que vous souhaitez visiter
. Suisen, Aki Shimazaki (Japon)
. Azami, Aki Shimazaki


40. interdit dans un pays

41. avec trois « i » dans le titre
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. (Millénium, Tome 1) Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy
. Ce qu’ils disent ou rien, Annie Ernaux

42. les premières lignes sont un dialogue
. Sirius, Stéphane Servant
« _ Des zoiseaux ?
_ Non, Kid, répondit la jeune fille, ce ne sont pas des oiseaux. »

. Sauveur et fils – Saison 4, Marie-Aude Murail
« _ Pourquoi on est là, au fait ?
_ Mais tu sais bien, c’est le docteur qui t’a dit de voir ce psy.
_ Mais j’ai rien à lui dire. Comment il s’appelle déjà ?
_ Sauveur Saint-Yves. »

43. aucune image sur la couverture
Pas sur la neige, Jean-Michel Maulpoix (l’auteur en parle ici)
Près du cœur sauvage, Clarice Lispector
. Un mug et du thé chaud, Norden Gail

44. dont un ami vous a dit du mal
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier (disons qu’il m’a été prêté avec un « c’est pas formidable, mais pourquoi pas »)

45. auteur japonais
. Suisen, Aki Shimazaki (née au Japon)
. Azami, Aki Shimazaki
. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa

46. par un auteur d’une nationalité autre que française, américaine, anglaise ou japonaise
. Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson (Suède)
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy (Inde)
. Disgrâce, John Maxwell Coetzee (Afrique du Sud)
. L’arbre à l’envers, Pauline Alphen (Brésil)
. Près du cœur sauvage, Clarice Lispector (Brésil)
. Inséparables, Sarah Crossan (Irlande)
. Frères d’exil, Kochka (Liban)

47. auteur complètement inconnu de tous
. Des salades dans la cuisine, Elizabeth Millard
. Un mug et du thé chaud, Norden Gail
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier

48. avec un renard sur la couverture ou dans le titre
La langue des bêtes, Stéphane Servant

49. le titre contient un mot inventé
. Winterheim, Fabrice Colin
. Pepper et Carrot, tome 2 : Les sorcières de Chaosah, David Revoy

50. le premier chapitre est ennuyeux
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan
(je me suis tellement ennuyée, je l’avais commencé il y a un an et je m’étais arrêtée.. Bloquée avec uniquement ce livre à lire, je l’ai donc recommencé.. et puis je me suis faite prendre. Je ne l’ai tout de même pas apprécié, au final. La fin étant déjà vue, j’avais compris quelques centaines de pages avant. Ennuyeux, donc)
. Les autres – Alice Ferney (tout le livre est ennuyeux, en fait)
. Disgrâce, John Maxwell Coetzee (Comme tout le reste du livre, écriture sèche, impersonnelle et d’une grande insensibilité insupportable)
. Un ours nommé Paddington, Michael Bond (la suite aussi, ça a très mal vieilli)
. L’importun, Aude Le Corff (j’ai eu du mal à accrocher)
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier

51. le nom de l’auteur est composé
. Des livres et moi, Matt7ieu Radenac (composé.. d’un chiffre !)
. Par amour, Valérie Tong Cuong
. L’importun, Aude Le Corff

52. avec une bonne critique littéraire
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan (ça ne méritait pas)
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki
. Les rêveurs, Isabelle Carré
. Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson
. Le Château de verre, Jeannette Walls
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy
. Pepper et Carrot, tome 1 : Potions d’envol, David Revoy
. Pepper et Carrot, tome 2 : Les sorcières de Chaosah, David Revoy
. Disgrâce, John Maxwell Coetzee (ni le sujet ni le lieu ne peuvent effacer l’écriture froide et sans intérêt de ce livre, encore moins l’impossible éclat des personnages)
. Par amour, Valérie Tong Cuong
. Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu
. Ce qu’ils disent ou rien, Annie Ernaux
. Près du cœur sauvage, Clarice Lispector
. Lignes de faille, Nancy Huston

53. avec une mauvaise critique littéraire

54. l’histoire se déroule en France
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. Les rêveurs, Isabelle Carré
. Encore une danse, Katherine Pancol
. Longues peines, jean Teulé
. Les autres – Alice Ferney
. Des livres et moi, Matt7ieu Radenac
. Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons, Martin Page
. Sauveur et fils – Saison 4, Marie-Aude Murail
. Par amour, Valérie Tong Cuong
. D’autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère (la seconde partie seulement)
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu
. Ce qu’ils disent ou rien, Annie Ernaux
. Un mug et du thé chaud, Norden Gail
. L’empreinte de l’ange, Nancy Huston
. L’importun, Aude Le Corff
. Inséparables, Sarah Crossan
. Arbres remarquables du Finistère, Mickaël Jézégou
. Frères d’exil, Kochka (la seconde partie)
. Dysfonctionnelle, Axl Cendres

55. avec un visage sur la couverture
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Noir grand, Sébastien Joanniez
. Dernières nouvelles des oiseaux, Erik Orsenna
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Les rêveurs, Isabelle Carré
. Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson
. Les autres – Alice Ferney
. Le Château de verre, Jeannette Walls
. Pepper et Carrot, tome 1 : Potions d’envol, David Revoy
. Pepper et Carrot, tome 2 : Les sorcières de Chaosah, David Revoy
. Disgrâce, John Maxwell Coetzee
. Par amour, Valérie Tong Cuong
. Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer
. L’arbre à l’envers, Pauline Alphen
. Ce qu’ils disent ou rien, Annie Ernaux
. L’empreinte de l’ange, Nancy Huston
. L’importun, Aude Le Corff
. Les éclairés, Neal Shusterman
. Les libérés, Neal Shusterman
. Inséparables, Sarah Crossan
. Méto, tome 1 : La maison, Yves Grevet
. Méto, tome 2 : L’île, Yves Grevet
. Méto, tome 3 : Le monde, Yves Grevet
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier

56. le titre est une phrase (sujet, verbe, ..)
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. N’y-a-t-il personne pour se mettre en colère ? Marc Boutavant
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu
. Ce qu’ils disent ou rien, Annie Ernaux
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier

57. l’auteur a pour prénom Terry

58. l’histoire commence par la fin
. Le Château de verre, Jeannette Walls
. Lignes de faille, Nancy Huston (d’un point de vue chronologique uniquement, pas concernant l’histoire)

59. impossible à poser
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Noir grand, Sébastien Joanniez
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. Sirius, Stéphane Servant
. La langue des bêtes, Stéphane Servant
. N’y-a-t-il personne pour se mettre en colère ? Marc Boutavant
. Sauveur et fils – Saison 4, Marie-Aude Murail
. Par amour, Valérie Tong Cuong
. L’empreinte de l’ange, Nancy Huston
. Lignes de faille, Nancy Huston
. Les fragmentés, Neal Shusterman
. Les déconnectés, Neal Shusterman
. Les éclairés, Neal Shusterman
. Les libérés, Neal Shusterman
. Dysfonctionnelle, Axl Cendres
. Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, Susin Nielsen

60. le titre contient le mot silence
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier

61. contient 24 chapitres

62. un animal dans le titre
. Cheval Ocean, Stéphane Servant
. Un ours nommé Paddington, Michael Bond

63. avec un titre de 7 mots
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy

64. avec un titre de plus de 8 mots
. Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons, Martin Page
. N’y-a-t-il personne pour se mettre en colère ? Marc Boutavant
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier

65. la couverture est une peinture (connue ou non)
. Les autres – Alice Ferney
. Lignes de faille, Nancy Huston
. Inséparables, Sarah Crossan

66. l’auteur n’est plus en vie
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier (morte en 2017)
. Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson
. Près du cœur sauvage, Clarice Lispector (morte en 1977)

67. une plante sur la couverture
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. N’y-a-t-il personne pour se mettre en colère ? Marc Boutavant
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy
. Des salades dans la cuisine, Elizabeth Millard
. L’arbre à l’envers, Pauline Alphen
. Arbres remarquables du Finistère, Mickaël Jézégou

68. publié au XXe siècle
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou (1993)
. Encore une danse, Katherine Pancol (Fayard, 1998)
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy (1997)
. Disgrâce, John Maxwell Coetzee (1999)
. Un ours nommé Paddington, Michael Bond (1958)
. Ce qu’ils disent ou rien, Annie Ernaux (1977)
. Près du cœur sauvage, Clarice Lispector (1944 au Brésil, 1954 en France)
. L’empreinte de l’ange, Nancy Huston (1998)

69. difficile à lire
. Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson (bien qu’un très bon livre)
. Les messagers du désastre, Annette Becker
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy (anachronique et souvent pénible, malgré une certaine qualité littéraire)
. Disgrâce, John Maxwell Coetzee (manque d’intérêt, lourdeur)
. Un ours nommé Paddington, Michael Bond (ennuyeux, style lourd)
. Près du cœur sauvage, Clarice Lispector (j’ai dû le poser souvent, selon les passages)
. Un mug et du thé chaud, Norden Gail (certaines nouvelles)
. Lignes de faille, Nancy Huston (la première partie)
. L’importun, Aude Le Corff (je n’ai pas su lâcher prise et juste lire l’histoire, je n’arrivais pas à savoir si la situation était réelle ou imaginée par la femme. Je suis passée à côté, ça ne m’a pas intéressée et le mensonge par omission m’a exaspérée).
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier (disons.. que je me suis ennuyée)

70. le titre contient une couleur
Noir grand, Sébastien Joanniez

71. le titre est énigmatique
. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. Cheval Ocean, Stéphane Servant (et puis finalement, il est clair)
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy
. Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer
. L’arbre à l’envers, Pauline Alphen
. Laisser venir les fantômes, Mâkhi Xenakis
. Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, Susin Nielsen

72. couverture en noir et blanc
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Les messagers du désastre, Annette Becker
. Par amour, Valérie Tong Cuong
. D’autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu

73. écrit par un auteur exilé, voire qui ne peut pas rentrer dans son pays

74. un livre que vous allez offrir
. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. La langue des bêtes, Stéphane Servant
. Par amour, Valérie Tong Cuong
. Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer
. Les fragmentés, Neal Shusterman
. Les déconnectés, Neal Shusterman
. Les éclairés, Neal Shusterman
. Les libérés, Neal Shusterman

75. un livre que vous avez offert (sans l’avoir lu avant)
. N’y-a-t-il personne pour se mettre en colère ? Marc Boutavant
. Un mug et du thé chaud, Norden Gail

76. imprimé sur du papier recyclé
. L’arbre à l’envers, Pauline Alphen
. Inséparables, Sarah Crossan
. Arbres remarquables du Finistère, Mickaël Jézégou (imprim’vert)

77. impossible à terminer (lu au moins à moitié)
La Déclaration d’amour, Madeleine Renaud (je me suis obstinée)

78. l’auteur n’a publié qu’un seul livre
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent (premier livre) et Evelyne Pisier
. Les rêveurs, Isabelle Carré
. Un mug et du thé chaud, Norden Gail
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier

79. dont vous avez d’abord lu la dernière page
Noir grand, Sébastien Joanniez (pour vérifier que le livre était safe pour les enfants)

80. la couverture n’a rien à voir avec le sujet
. Laisser venir les fantômes, Mâkhi Xenakis
. Ce qu’ils disent ou rien, Annie Ernaux
. L’importun, Aude Le Corff
. Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, Susin Nielsen

81. qui allie plusieurs genres (policier, sf, fantastique, anticipation,..)
. La langue des bêtes, Stéphane Servant
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu (réel et fantastique)

82. le monde est imaginaire
. Winterheim, Fabrice Colin
. L’héritier des Draconis, Tome 1 : Draconia, Carina Rozenfeld
. Sirius, Stéphane Servant
. La langue des bêtes, Stéphane Servant (en partie)
. N’y-a-t-il personne pour se mettre en colère ? Marc Boutavant
. Pepper et Carrot, tome 1 : Potions d’envol, David Revoy
. Pepper et Carrot, tome 2 : Les sorcières de Chaosah, David Revoy
. Un ours nommé Paddington, Michael Bond
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu (une partie seulement)
. L’héritier des Draconis, Tome 2 : La sculptrice de dragons, Carina Rozenfeld
. Méto, tome 1 : La maison, Yves Grevet
. Méto, tome 2 : L’île, Yves Grevet
. Méto, tome 3 : Le monde, Yves Grevet

Ces quatre livres sont de l’anticipation. Dire que c’est imaginaire serait trompeur, dire que c’est réel serait un mensonge.. presque vrai. Ils sont entre les deux.
. Les fragmentés, Neal Shusterman
. Les déconnectés, Neal Shusterman
. Les éclairés, Neal Shusterman
. Les libérés, Neal Shusterman

83. sélectionné pour un Prix (finaliste ou non)
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier (Prix Marguerite Duras 2017 ; Prix Première Plume 2017 (Furet du Nord) ; Talent à découvrir Cultura 2017, grand prix des lycéennes 2018)
. Suisen, Aki Shimazaki
. Sirius, Stéphane Servant (Les Prix Sorcières 2018)
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy (Prix Booker en 1997)
. Disgrâce, John Maxwell Coetzee (Man Booker Prize en 1999)
. Par amour, Valérie Tong Cuong ( Prix de l’Académie des Sciences, des Arts et des Belles-Lettres de Caen)
. Ce qu’ils disent ou rien, Annie Ernaux (prix d’honneur du roman)
. L’empreinte de l’ange, Nancy Huston (grand prix de lectrices de Elle)
. Lignes de faille, Nancy Huston (prix fémina 2006, Prix Goncourt : « le choix polonais »)
. Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, Susin Nielsen (Governor General’s Literary Award, qui est le prix canadien anglais pour les romans adolescents)

84. un personnage a un handicap
. Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson (Lisbeth, possiblement aspie, dans tous les cas inadaptée socialement sur bien des aspects)
. La langue des bêtes, Stéphane Servant (Belle, main tordue après une chute)
. Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy (grand-mère, aveugle)
. Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer (grand-père muet)
. Les éclairés, Neal Shusterman
. Les libérés, Neal Shusterman
. Inséparables, Sarah Crossan (sœurs siamoises, cœur fragile)

85. la première phrase est improbable (étonnante, ne veut rien dire, magnifique de poésie,..)

86. est dans la liste de lecture féministe d’Emma Watson (à lire en français)
Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou

87. a pour thème la musique
. Lignes de faille, Nancy Huston (ce n’est pas le thème principal)

88. l’éditeur est une femme
. Près du cœur sauvage, Clarice Lispector

89. un·e ami·e doit choisir un livre pour vous
. Longues peines, Jean Teulé (conseillé par Comment ça Nombreuse?)
. Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson (Mr Alice)
. Les autres – Alice Ferney (je ne sais plus qui ‘_’ Mais elle disait l’aimer comme Marie Aude Murail.. argh)
. Sirius, Stéphane Servant (ma médiathécaire préférée)
. Les messagers du désastre, Annette Becker (LeChat)
. Près du cœur sauvage, Clarice Lispector (LeChat)
. L’empreinte de l’ange, Nancy Huston (Lizly)
. Lignes de faille, Nancy Huston (Lizly)
. Les fragmentés, Neal Shusterman (Lizly)
. Les déconnectés, Neal Shusterman (Lizly)
. Les éclairés, Neal Shusterman (Lizly)
. Les libérés, Neal Shusterman (Lizly)
. Inséparables, Sarah Crossan (ma médiathécaire préférée)
. Frères d’exil, Kochka (médiathécaire)
. Dysfonctionnelle, Axl Cendres (ma médiathécaire)
. Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen, Susin Nielsen (ma médiathécaire)
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier (Blanche)

90. l’histoire fait voyager
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. Sirius, Stéphane Servant
. Les messagers du désastre, Annette Becker
. L’arbre à l’envers, Pauline Alphen
. Lignes de faille, Nancy Huston
. Arbres remarquables du Finistère, Mickaël Jézégou (dans tout le Finistère)

91. l’auteur a un parent ou enfant lui aussi écrivain
. D’autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère (fils de Hélène Carrère d’Encausse, historienne)
. Laisser venir les fantômes, Mâkhi Xenakis (sa mère, Françoise Xénakis)

92. la solitude est au cœur du récit
. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Les rêveurs, Isabelle Carré
. Longues peines, jean Teulé
. Cheval Ocean, Stéphane Servant
. Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu
. Ce qu’ils disent ou rien, Annie Ernaux
. Lignes de faille, Nancy Huston
. L’importun, Aude Le Corff
. Les fragmentés, Neal Shusterman
. Les déconnectés, Neal Shusterman
. Les éclairés, Neal Shusterman
. Les libérés, Neal Shusterman
. Ma cure de silence. Et si on essayait le calme ?, Kankyo Tannier

93. un ado vous a proposé de le lire
. (bon, il a presque 10 ans, c’est un mini ado) L’héritier des Draconis, Tome 1 : Draconia, Carina Rozenfeld
. Des livres et moi, Matt7ieu Radenac
. Pepper et Carrot, tome 1 : Potions d’envol, David Revoy
. Pepper et Carrot, tome 2 : Les sorcières de Chaosah, David Revoy
. Un ours nommé Paddington, Michael Bond
. L’arbre à l’envers, Pauline Alphen
. L’héritier des Draconis, Tome 2 : La sculptrice de dragons, Carina Rozenfeld

94. un auteur connu a publié sous un pseudonyme

95. a été publié après la mort de l’auteur
Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier (morte en 2017)

96. choisi uniquement pour son titre
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. La langue des bêtes, Stéphane Servant
. N’y-a-t-il personne pour se mettre en colère ? Marc Boutavant
. L’arbre à l’envers, Pauline Alphen
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu
. Laisser venir les fantômes, Mâkhi Xenakis
. Arbres remarquables du Finistère, Mickaël Jézégou

97. le personnage principal est une personne âgée
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff (Anatole)
. L’importun, Aude Le Corff (l’ancien propriétaire)

98. auteur né à l’étranger et écrivant en français
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier (née en indochine)
. Suisen, Aki Shimazaki (née au Japon, habite au Canada, écrit en français)
. Azami, Aki Shimazaki
. Encore une danse, Katherine Pancol (née au Maroc)
. L’arbre à l’envers, Pauline Alphen (née au Brésil, écrit en français et en portugais)
. L’empreinte de l’ange, Nancy Huston (née au Canada, vit à Paris)
. Lignes de faille, Nancy Huston (née au Canada, a traduit elle-même son livre)
. Frères d’exil, Kochka (née au Liban, habite en France)

99. le titre comporte l’un des 5 sens (vue, odorat, ..)

100. qui donne envie de lire tout l’auteur
. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Noir grand, Sébastien Joanniez
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corffanniez
. La langue des bêtes, Stéphane Servant
. Par amour, Valérie Tong Cuong
. Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer
. Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu
. L’empreinte de l’ange, Nancy Huston
. Les fragmentés, Neal Shusterman
. Les déconnectés, Neal Shusterman
. Les éclairés, Neal Shusterman
. Les libérés, Neal Shusterman

Défi lecture 2018 ou #100défislecture2018

Défi lecture 2018 ou #100défislecture2018

Comme je n’ai pas trouvé grand chose pour un défi lecture, j’ai lancé l’idée : créons des listes ! Comme ça on peut choisir ce qui nous parle le plus. En voici déjà une autre :
. L’autrecôtédeslivres (twitter) en a créé une pour la SFF sur son blog avec une lecture thématique par mois.

Voici ma participation, avec 100 défis à relever ou non :

Quelques règles :
. En dehors du point 03, vous devez lire ces livres pour la première fois.
. vous pouvez cumuler plusieurs défis pour un seul livre.
. vous pouvez en parler sur votre blog, les réseaux, un fichier excel à partager.. pour qu’on suive ensemble la progression du défi.
. à suivre avec le #100défislecture2018 sur twitter, Instagram, etc.. pour ceux qui souhaitent
. sauf mention contraire, le genre littéraire est à votre convenance
. le but n’est pas d’aller vite, juste de s’amuser et d’aller au bout de ce qu’on s’est fixé
. on peut remplir soit 50 soit 100 points du défi, avant le 31 décembre 2018
. le 31 décembre on compte les points et les livres (si c’est 2 points et 3 livres, et bien bravo c’est chouette, vous avez lu 3 livres 😀 )

Le défi ! Lire un livre…

01. avec un animal pour personnage
02. écrit pas une femme d’un autre continent
03. déjà lu (le relire)
04. de plus de 600 pages
05. écrit par un duo d’auteurs
06. le titre contient 1 mot
07. emprunté à un·e ami·e
08. dont l’auteur a vos initiales
09. au titre abracadabrant
10. auto-édité
11. écrit par un homme de moins de trente ans
12. de moins de 100 pages
13. d’un genre que vous ne lisez jamais d’habitude
14. paru votre année de naissance
15. choisi uniquement pour sa couverture
16. dans votre bibliothèque depuis des années, jamais lu
17. dont le personnage principal exerce ton métier
18. épistolaire
19. la couverture est bizarre
20. le héros principal porte des lunettes de vue
21. qui vous a surpris (agréablement ou non)
22. qui fait entre 270 et 290 pages
23. qui vous a fait vraiment beaucoup rire
24. avec un personnage LGBT
25. se déroule en Asie
26. l’auteur porte votre prénom
27. avec un personnage féministe
28. avec un élément (eau, feu, ..) sur la couverture
29. lu en une journée
30. qui vous a été offert
31. qui vous a fait pleurer
32. avec une couverture moche
33. publié en 2018
34. le livre est abimé (interdiction de l’abimer soi-même !)
35. un livre trouvé (dans la rue, dans une boite à livres, ..)
36. une trilogie
37. qui donne envie de (écrire, voyager, ..)
38. de 1,6 cm d’épaisseur
39. qui se déroule dans un pays que vous souhaitez visiter
40. interdit dans un pays
41. avec trois « i » dans le titre
42. les premières lignes sont un dialogue
43. aucune image sur la couverture
44. dont un ami vous a dit du mal
45. auteur japonais
46. par un auteur d’une nationalité autre que française, américaine, anglaise ou japonaise
47. auteur complètement inconnu de tous
48. avec un renard sur la couverture ou dans le titre
49. le titre contient un mot inventé
50. le premier chapitre est ennuyeux
51. le nom de l’auteur est composé
52. avec une bonne critique littéraire
53. avec une mauvaise critique littéraire
54. l’histoire se déroule en France
55. avec un visage sur la couverture
56. le titre est une phrase (sujet, verbe, ..)
57. l’auteur a pour prénom Terry
58. l’histoire commence par la fin
59. impossible à poser
60. le titre contient le mot silence
61. contient 24 chapitres
62. un animal dans le titre
63. avec un titre de 7 mots
64. avec un titre de plus de 8 mots
65. la couverture est une peinture (connue ou non)
66. l’auteur n’est plus en vie
67. une plante sur la couverture
68. publié au XXe siècle
69. difficile à lire
70. le titre contient une couleur
71. le titre est énigmatique
72. couverture en noir et blanc
73. écrit par un auteur exilé, voire qui ne peut pas rentrer dans son pays
74. un livre que vous allez offrir
75. un livre que vous avez offert (sans l’avoir lu avant)
76. imprimé sur du papier recyclé
77. impossible à terminer (lu au moins à moitié)
78. l’auteur n’a publié qu’un seul livre
79. dont vous avez d’abord lu la dernière page ^^
80. la couverture n’a rien à voir avec le sujet
81. qui allie plusieurs genres (policier, sf, fantastique, anticipation,..)
82. le monde est imaginaire
83. sélectionné pour un Prix (finaliste ou non)
84. un personnage a un handicap
85. la première phrase est improbable (étonnante, ne veut rien dire, magnifique de poésie,..)
86. est dans la liste de lecture féministe d’Emma Watson (à lire en français)
87. a pour thème la musique
88. l’éditeur est une femme
89. un·e ami·e doit choisir un livre pour vous
90. l’histoire fait voyager
91. l’auteur a un parent ou enfant lui aussi écrivain (vous avez donc lu les deux)
92. la solitude est au cœur du récit
93. un ado vous a proposé de le lire
94. un auteur connu a publié sous un pseudonyme
95. a été publié après la mort de l’auteur
96. choisi uniquement pour son titre
97. le personnage principal est une personne âgée
98. auteur né à l’étranger et écrivant en français
99. le titre comporte l’un des 5 sens (vue, odorat, ..)
100. qui donne envie de lire tout l’auteur

Enjoy 🙂

Edit :

Ma participation

Les blogs ou comptes participants :
. Delphine’s book
. L’autre côté des livres
. La bibliothèque plurielle
. Comment ça nombreuse
. Dieu des Chats

Écriture : Mémoires d’un métier, Stephen King

Écriture : Mémoires d’un métier, Stephen King

king

 

Maïm m’a encouragée à lire Écriture : Mémoires d’un métier, de Stephen King (titre original : On Writing: A Memoir of the Craft, publié en 2000). Il y raconte son enfance – et nombre de ces évènements se retrouvent dans ses livres -, ses premières nouvelles, ses encouragements, sa honte tenace d’écrire, l’alcool.  Nous le voyons progresser, avancer, épingler au mur ses innombrables refus, persévérer… Je me suis passionnée, honnêtement. Ensuite vient le succès avec Carry, les romans s’enchainent… tous ces livres que j’ai lu et aimé, j’ai été heureuse de voir comment ils avaient été écrit.

Vient la deuxième partie de ce livre, pleine de conseils pour les écrivains en herbe que nous sommes : « la boite à outil ». Je me suis retrouvée très perplexe du changement de ton. Il était à la fois juste et incisif, très hargneux, en colère lorsqu’il est question des adverbes. Comme s’il disait « je ne vous laisserai rien passer ». Ce n’est qu’à la fin du livre, lors de la troisième partie, que j’ai compris : il avait écrit sous la douleur – des suites d’un grave accident. D’une certaine manière, le livre m’est devenu encore plus précieux. Il le dit et je le sais, écrire éloigne la douleur – j’y mets un bémol : sauf lorsque les mains et les doigts sont concernés.

Sur internet circulent les conseils de Stephen King, et ce qui m’a le plus étonnée c’est de voir que pas une seule page n’a retenu la même chose même si la note finale se rejoint globalement. C’est incroyable. J’en déduis que le livre parle à notre partie d’écrivain et que nous en retirons ce qui nous est propre, ce qui nous parle. Ce dont on a besoin de travailler, peut-être.

Ces conseils pourraient plus ou moins tenir en cette seule phrase : « L’essentiel, pour tout écrivain, est d’écrire sur ce qu’il connaît« . Cela serait succins, mais je crois que c’est le plus important des conseils qu’il donne : écrire vrai. Et s’entraîner, s’entraîner, s’entraîner.

Voici ce que moi, j’ai retenu de ces propos.
 

1- Écrire et lire beaucoup : quatre à six heures par jour, et plus important encore, avec plaisir. On entre ainsi dans l’intimité du processus d’écriture.
« Il n’existe aucun moyen de ne pas en passer par là, aucun raccourci.(…) On apprend avec bien plus de clarté ce qu’il ne faut pas faire en lisant de la mauvaise prose.(…) Les textes bien écrit, de leur côté, sont pour le débutant des leçons de style, de narration élégante, de scénarios astucieusement développés, de personnages crédibles, et leur enseigne comment dire la vérité.(…) La lecture est au centre de l’activité créatrice d’un écrivain. »
Et ce passage, savoureux : « Lire pendant les repas passe pour grossier dans la bonne société, mais si vous voulez réussir comme écrivain, la grossièreté devrait être l’avant-dernier de vos soucis. Le dernier étant la bonne société et ses exigences formelles. Et si vous avez l’intention d’écrire avec autant de sincérité que vous pouvez, vos jours au sein de la bonne société sont de toutes les façons comptés. »

2- Écrire 1000 mots par jour à heure fixe. Il parlait même de trois mille mots, il concède que mille est déjà une bonne chose. Il proscrit toute forme de laissé aller : « Si Dieu vous a accordé un certain talent pour faire quelque chose, pourquoi ne pas le faire, au nom du ciel ?(…) Je considère néanmoins que le premier jet d’un livre, même long, ne devrait pas prendre plus de trois mois. » Et pour cela, il insiste sur l’environnement serein.

Il explique également que l’ont doit écrire pour soi. Pas pour ses amis, pas pour l’entourage proche, pas pour l’argent (pas pour un blog, ajouterai-je). Le plaisir d’écrire est le seul à prendre en compte.

3-  Avoir une pièce qui ferme. Un bureau mais surtout une porte qui isole l’écrivain. « La porte fermée est le moyen de dire au monde comme à vous-même que vous ne plaisantez pas ; que vous êtes sérieusement décidé à écrire, que vous avez l’intention d’aller jusqu’au bout et de faire tout ce qu’il faudra pour ça. » Pas de téléphone, de tv, de jeu : « Quand on écrit, on crée son propre univers.(…) Vous pouvez donner l’habitude à votre esprit éveillé de dormir créativement et d’élaborer ces rêves éveillés, imaginés avec de vives couleurs, que sont les œuvres de fiction réussies. ». Aucune distraction, donc – et l’auteur a une dent certaine contre la télévision.

Le passage le plus important : « N’attendez pas monsieur Muse.(…) Votre boulot est de faire en sorte que votre monsieur Muse sache où vous vous trouverez tous les jours entre neuf et treize heures(…). S’il le sait je vous garantis que tôt ou tard il pointera le bout de son nez ».

4- Parler de ce qu’on connait. Parler vrai. « De quoi allez-vous parler ?(…) De ce qui vous chante. De n’importe quoi – mais à une seule condition, dire la vérité.(…) Écrivez ce que vous avez envie d’écrire, insufflez-y de la vie et rendez votre texte unique en y mêlant ce que vous savez de l’existence, de l’amitié, des relations humaines, du sexe, du travail. »

5- La phrase d’écriture : placer un personnage dans une situation et voir comment il s’en sort. Il ne s’agit pas d’avoir une trame, mais de laisser la trame venir. « Je me méfie des intrigues pour deux raisons d’abord parce que nos vies en sont essentiellement dépourvues(…) ensuite parce que je considère qu’il y a incompatibilité entre la construction d’une intrigue et la spontanéité de la véritable création.(…) La situation vient en premier. Les personnages qui, au début, sont toujours sans relief et sans traits définis, viennent ensuite.(…) Je veux qu’ils fassent les choses à leur façon. »
Attention, ne pas faire lire en cours d’écriture : on doit rester concentré, avoir confiance en soi.

6- Décrire sans en faire trop, quelques détails. Garder en tête l’histoire, c’est elle qui est importante. « Bien décrire est un savoir-faire qui s’apprend et ceci est l’une des premières raisons pour lesquelles on ne peut réussir sans avoir beaucoup lu et écrit. Ce n’est d’ailleurs pas seulement une question de savoir-faire, mais aussi de savoir comment ne pas trop en faire. »

7- Les dialogues : « ne jamais expliquer quelque chose que l’on peut montrer ». Les dialogues sont (aussi) là pour éviter une longue description ennuyeuse, et ce « de manière beaucoup plus vivante ».

8- Les personnages : même chose. Les garder crédibles, et pour cela il n’y a que l’honnêteté et la vérité (point 4).

9- User de symbolisme « Tous les procédés sont à votre disposition et vous devez utiliser tout ce qui améliorera la qualité de votre texte sans se mettre en travers de l’histoire. » C’est l’ensemble de l’histoire qui semble signifier quelque chose, que l’on doit faire resurgir lors de la deuxième version (et les suivantes).

10- Le thème. La question peut se poser lorsqu’on est coincé et à la recherche d’une idée. « se lancer dans l’écriture en partant de grandes questions et de problèmes thématiques est la meilleure recette pour faire de la mauvaise fiction. La bonne fiction part toujours d’une histoire et progresse vers son thème. » Lors de la relecture, il est temps d’y réfléchir afin d’enrichir la version 2.

11- La ré-écriture : attendre six semaines après avoir fini d’écrire, avant de s’y replonger, afin de mettre de la distance et de repartir avec un oeil neuf.

C’est le moment de bannir les adverbes – qui le rendent dingue, il en parle tout du long. On est dans la deuxième version de l’histoire écrite : « Tout le monde a une histoire, et elle est pour essentiel sans intérêt. Tenez-vous-en aux parties intéressantes ». Sur ce principe, il considère que c’est le moment d’enlever 10% de ce qui a été écrit. V2=V1-10%. Cela évite à l’histoire, un rythme qui se fatigue.

Il mentionne Kurt Vonnegut qui « réécrivait chacune des pages de ses romans jusqu’à ce qu’elle ait atteint le degré de perfection qu’il en attendait ». J’ai une tendresse toute particulière pour cet écrivain, soudain ! Stephen King lui, préconise de tout jeter sur le papier et de réécrire ensuite, conseil qui me parait judicieux si n veut avancer, j’en ai fait l’expérience.

12- La re-lecture : 4 à 8 bêta-lecteurs. Mais un lecteur idéal. Il insiste sur son importance cruciale, cette première personne à qui on fait lire, qui fait des remarques. Elle est celle qui est un peu par-dessus notre épaule lorsqu’on écrit porte fermée.
Les avis des BT sont subjectifs, mais « si tous vos premiers lecteurs vous disent qu’il y a un problème (…) c’est que problème il y a et que vous seriez bien inspiré de vous en occuper. ».

13- Les recherches : « le contexte n’est pas le texte, l’histoire est prioritaire. » Les recherches sont certes importantes, mais il ne faut pas y mettre trop de détails : « L’histoire vient toujours en premier. »

14- Les ateliers d’écriture peuvent être une perte de temps : « c’est écrire avec une porte ouverte », ce qui donc ralenti l’avancée de l’histoire.

15- L’agent littéraire : Le système des  » agents littéraires  » n’existe pas en France, pas davantage le fait de vendre son histoire à un journal. Ce que j’en retiens, en le transposant à notre pays, c’est qu’il ne faut pas envoyer son manuscrit à n’importe quelle maison d’édition les yeux fermés, on doit se renseigner en amont. Il n’est pas nécessaire de connaitre du monde dans le milieu, mais de viser avec justesse.

16- Prendre du plaisir à écrire « Si c’est pour la pure joie de la chose qu’on écrit, on peut continuer toute sa vie. (…) L’écriture n’est pas la vie, mais je crois qu’elle peut être parfois le moyen de revenir à la vie. »
 
 
Je l’ai trouvé très… proche, proche de l’auteur débutant. Nous entrons dans une très grande intimité de l’auteur et c’est tout simplement passionnant. Les conseils sont certes ce qui fonctionne pour lui mais d’une manière beaucoup plus générale je pense que cela fonctionne pour pratiquement tout le monde.
Alors je vais tenter – et il grincerait des dents c’est certain, je ne dois pas tenter je dois poser ce temps – de mettre ces conseils à profit.

Et bientôt je lirai le livre de Orson Scott Card, Comment écrire de la Fantasy et de la Science Fiction. Pour le plaisir.
Je vous dirai ?
 
 

Le chat aux yeux d’or de Silvana de Mari

Le chat aux yeux d’or de Silvana de Mari


 
 
Un silence. C’est un silence qui me parle quand je tombe sur les livres. Tout commence par ce silence, il donne la place aux mots pour me parvenir. C’est qu’ils viennent de loin, ils ont voyagé entre beaucoup de mains et parfois ils sont épuisés de ne pas avoir été entendu, insaisissables – des pensées incomplètes. Il leur faut bien ce silence là pour retrouver la confiance, il leur faut bien ce silence là pour que je les entende. Pour que je les comprenne.

Un livre, je le savoure dès la couverture et celui-là avec sa photo superbe je voulais m’y plonger. Oh parfois elles trompent ses photos, comme là où il n’y a pas de lien entre l’enfant rondouillette de l’histoire et cette petite toute en finesse au regard terrible. C’est pour cela, le silence – si nécessaire. Il y a ces quelques mots qui viennent susurrer : son titre offre tout le voyage, il nous fait entrer un peu, avant même de l’avoir ouvert il parle de mystère. Je les écoute tous, ces secrets qui sortent des livres et cette poésie incroyable sur les couvertures des livres – parfois plus que dans leur intérieur. Le plus petit de mes enfants doit y être sensible lui aussi, il nous disait en partant ce matin qu’il était triste, qu’il voulait vivre là, dans la bibliothèque[1] et moi je voulais bien mais pas celle-ci alors. Les mots là-bas, ils se perdent. Un étage, un autre, une moitié d’escalier et puis une autre, cinq rayons disparates et trois étages différents rien que pour les bandes-dessinées, on s’essouffle. Je ne sais jamais où je dois me rendre lorsque je cherche un titre, il ne faudrait pas que ce soit organisé ils risqueraient d’avoir des lecteurs.

J’ai finalement compris ce matin que dans cette bibliothèque là, il faut fouiller dans toutes les profondeurs, chercher à l’opposé de la logique. Vous cherchez un livre sur l’aquarelle ? Allez donc voir en tricot et elle a raison tout y est : tricot, peinture, couture, carton au milieu de la broderie mais pas de DIY – ils ne connaissent pas le mot, alors les livres… – l’origami non ça c’est en jeunesse, pour les bijoux deux étages les séparent, dans les deux cas on doit descendre puis remonter : en fimo c’est en jeunesse et en pierres avec le tricot. Les pires sont sans doute les noms composés de syllabes. Si le nom français se trouve à M, celui italien se trouve à D, c’est ainsi c’est comme ça mais vous n’auriez pas le titre plutôt ? et je l’avais oublié, les yeux d’or peut-être ou le chat au regard d’or je ne me souviens plus et cela ne l’aide pas, elle n’a rien rien rien . Elle n’a rien la dame-des-livres, comme moi elle se casse les dents sur le vide de leurs rayons Non je ne vois pas, ça s’écrit comme Marie ? et non ça s’écrit sans le e et c’est un peu comme cette histoire de particule qui compte pour rien autant qu’on l’enlève tout de suite Ah mais il n’y a pas de e ! C’est que l’ordinateur ne corrige pas vous savez, j’étais bien ignare je suis désolée, j’ai tendance à croire que tout le monde connait Silvana. Elle a trouvé mais elle est navrée elle n’a pas ce que je cherche, le dernier elfe est sorti et elle n’a rien d’autre – et ce n’est pas comme si j’avais tenté de lui donner le titre, un peu bosselé il est vrai. Car la voilà qui ajoute agacée Je n’ai rien d’autre, enfin il y a Le chat aux yeux d’or mais c’est un roman jeunesse par contre, je saisis de son regard sévère et fermé que je dois lire les livres pour les grands, les sérieux, ceux qui se trouvent sans la particule qui ne compte pas sauf si c’est étranger mais seulement parfois. Un nom à particule, on n’a pas idée, dit-elle dans le silence de ses yeux à elle et elle ne sait pas le nom duquel je suis née ce qui n’est pas plus mal.

Je ne dirai donc plus jamais de mal de ma bibliothèque – ou alors pas tout de suite – ils ont dans leur rayon l’essentiel, avec Silvana de Mari et Christian Bobin.

Il était là ce chat aux yeux d’or, qui m’attendait.
Je suis dans le silence.
Celui des enfants.

Extrait du livre :
[su_quote]« Il n’y aura pas cours aujourd’hui car personne n’a sa tenue de sport le premier jour, ça va de soi. On commence donc la prochaine fois. Ceux qui se présenteront sans le nécessaire auront un avertissement, souvenez-vous en. A propos, le nécessaire comprend… ils prennent des notes ? Bien… un survêtement bleu foncé ou éventuellement noir, un T-shirt à manches courtes, blanc, sans rien d’écrit, de dessiné ou de gribouillé dessus, une paire de chaussettes avec talon renforcé, une paire de chaussures de sport…

Leila a pris son stylo, mais elle le repose sans rien écrire. Elle se dit que si elle avait ces affaires ou les moyens de les acheter, elle ne se baladerait pas attifée comme quelqu’un qui s’est échappé d’un camp de réfugiés ou a volé ses vêtements à un épouvantail. (…) Elle sait déjà qu’elle oubliera ses affaires pendant tout le reste de l’année scolaire. »[/su_quote]

Le chat aux yeux d'or
Le chat aux yeux d’or, Silvana De Mari

 

 
[1] Et pourtant il venait de vivre sa première expérience terrible de tout lecteur de normalement plus de quatre ans : il a pleuré sur un livre.