Curry de lentilles

lentilles curry recette indienne
 

L’une et l’autre sont parfois si proches que les autres sont un peu perdus…
« elles sont comme deux sœurs » disent les uns.
« on dirait des jumelles » pensent les autres.
« nous sommes les meilleures amies du monde » répondent l’une et l’autre…

 
 

Elles étaient au téléphone l’une et l’autre1, les journées en fond les petits en bruit, l’heure du repas approchant. L’une s’est découvert cette passion pour la cuisine indienne et ces épices qui éclatent en bouche, et elle en parle l’une – enfant unique – à l’autre – l’aînée d’une famille très nombreuse – elles en parlent et se donnent envie mutuellement, se motivent et l’autre demande
Mais tu y mets quoi dedans ?
C’était leur première fois – aux lentilles également – et elles se sont lancées, l’une à la montagne l’autre à la ville, dans la même recette à cinq heure trente de distance car elles font tout ensemble.

Alors l’une a dicté les ingrédients au travers des cinq heures trente de distance et l’on peut songer que l’histoire a voulu que les mêmes gestes soient dans les mêmes instants. Elles ont raccroché et elles ont lancé la cuisson des lentilles corail pour l’autre, des lentilles vertes pour l’une. Et ensuite ? Elles ont fait revenir deux oignons et les ont laissé de côté pour très longtemps. Elles ont fait revenir un autre oignon dans un peu d’huile et une cuillère à soupe de cumin. Elles ont ajouté trois gousses d’ail et deux centimètres de gingembre finement coupés, deux clous de girofle, une cuillère à café de garam massala et une pointe de piment. Et quand l’odeur a bien envahi la maison, elles ont ajouté dans un même mouvement deux cuillères à soupe de concentré de tomate, une cuillère à soupe de coriandre et un peu d’eau. Une dizaine de minutes plus tard, trente centilitres de crème de coco s’est ajouté à la pâte de curry, avec une pointe de sel. Dix autres minutes, liant leurs gestes elles ont mélangé les lentilles.

Dans l’assiette les lentilles fières, les oignons oubliés sur le côté parsemés en leur centre, de la coriandre fraîche pour celle des deux qui en avait.

Et le palais, leur palais à l’une à l’autre s’est joint à l’unité parfaite des satisfactions gustatives qui ne se racontent pas.
 
 

Maintenant on ne dit plus de l’une et de l’autre qu’elles ont l’air d’être sœurs, encore moins jumelles.
On dit juste qu’elles sont amies… amies pour la vie.

 
 

1 : de Anne Crausaz
 
 

Sirop de coquelicot

sirop de coquelicot
 
LeChat s’est levé d’un coup en me disant je reviens. Il est revenu en effet, comme ça, avec une brassée de coquelicots. Il en a fait une tisane pour m’aider à dormir – ce n’était pour moi, pas plus buvable que les autres infusions que les gens bien adorent boire – et puis un sirop. Et un sirop de coquelicot, ça a un peu le gout de la mûre : il y a vraiment là de quoi en ramasser des brassées.
 

Récolte : elle l’explique merveilleusement ici

Utilisation : toux sèche, mal de gorge, et en cuisine

Préparation :
. 200g pétales de coquelicots
. 250ml eau
. sucre (autant que de jus tamisé)

Le sirop :
– Porter l’eau à ébullition, ajouter les pétales. Laisser infuser 10 minutes, avec un couvercle. Filtrer.
– Peser le jus obtenu et ajouter autant de sucre, mélanger. Porter à ébullition, 5 minutes.

Ce sirop se conserve un an dans un endroit frais et sec.
 

Ils disent les fous, qu’il n’y a pas de risque à utiliser le coquelicot, pas d’accoutumance. Ils ont TORT.
Je suis accro. Je n’ajoute même pas d’eau, je me délecte d’une cuillère.

Le plus difficile, trouver un champs sans y soupçonner des pesticides.. Ceci mis à part, précipitez-vous

 
Source : Cuisine Campagne
 
 

Recette : barquette LU®

barquette chocolat

 
 
Nous n’achetons plus le moindre biscuit, gâteau et autre du commerce, sauf demande particulière express et exceptionnelle d’un enfant – le but n’étant pas de créer une frustration. Cette fois la demande venait clairement de mon estomac, j’avais particulièrement envie de manger des barquettes LU® au chocolat. J’ai fouillé un peu, trouvé quelques recettes et j’ai pris celle qui me semblait la plus adaptée, en enlevant un peu de sucre quand même.

4 œufs
80g sucre (au lieu de 100)
100g farine

Il faut battre les blancs en neige avec une pointe de sel, mélanger les jaunes et le sucre puis ajouter la farine et enfin délicatement les blancs (la délicatesse étant très relative avec moi).
Cuisson : 15 min, 180°

Ensuite, on sort les gâteaux du four, on enfonce un peu le biscuit très tendre (à la cuillère au départ, j’ai trouvé ça beaucoup plus pratique avec le doigt quand ça a un peu refroidi). Dans ce creux, on étale un peu de nutella® ou de chocolat fondu ou une marque géniale et meilleure comme Rigoni Di Asiago®, on met au réfrigérateur une trentaine de minutes.. et on déguste.

Non. Vraiment. On déguste ! C’est divin
 
 

[Cuisine] Biscuits – sablés aux amandes

sablés sucre

sablés farine

J‘ai commencé par me noyer. J’aurais pu ajouter un peu, mais ça serait mentir. Un départ, un retour, deux deuils..
Et puis j’ai trouvé l’information vitale que je cherchais et tout s’est éclairci : je n’ai plus la sensation de sombrer dans des émotions que je ne maitrise pas. Savoir est toujours la clé. On meurt sinon, on meurt.

Je reviens calme, sur mon espace qui est le mien. Avec une recette de cuisine. Je vous disais il n’y a pas si longtemps, que nous n’achetions plus de gâteaux dans le commerce – quelques paquets trainent encore que les enfants ne mangent pas – et que nous avions par la même fait chuter la fuite financière. Je vais vous livrer l’une des recettes de biscuits que nous faisons nous-même.
Ceux-là sont ceux que je mange avec une tasse de thé, le matin au petit déjeuner ou à 16h – voire à toute heure.

Pour ne pas avoir à en faire trop souvent – enfin malgré tout, tous les 3 ou 4 jours, pour 4 personnes – j’ai doublé toutes mes quantités et je fais donc désormais pour 2 kg de biscuits sablés. Voici ma recette pour un seul kg.
Astuce : Étaler la pâte dans la plaque du four et découper dedans avant de cuire.

Ingrédients à mélanger, four 180°, entre 20 et 25 minutes :
. 2 œufs
. 160 gr sucre
. 220 gr margarine
. 200 gr poudre d’amande
. 500 gr farine

Prix de revient :
Rongés par une soudaine volonté de faire mieux, nous avons acheté du sucre de canne bio, des œufs de poules élevées en plein air de la région, de la poudre d’amande bio et du véritable beurre (pour éliminer l’huile de palme. Ce que je ne referai pas, c’est trop de beurre et ça pèse fortement sur l’estomac). Seule la farine nous a résisté, les prix étant trop élevés.
On va adapter et trouver moins cher que le magasin bio où nous sommes allés, mais ceci est un avant-gout de ce que cela m’a couté pour cette dernière fournée.

Prix au kilo/Prix pour 2kg de biscuits
. sucre roux bio 3.72/1.26
. poudre d’amande bio 21.42/7.5
. œufs (plein air) 0.30/1.20
. farine blanche 0.49/0.49
. beurre 1.09/1.92

 
Total pour deux kilos de biscuits : 12.37. Soit un prix ramené au kilo de 6.19 (en réalité 4,67 euros, car là j’ai acheté du bio et ne vais pas refaire, par contre je garde les œufs des poules élevées en plein air).
Bien plus rentable que les biscuits du commerce, et bien meilleur

sables

Nourrir son enfant sans crises à table

De fil en aiguille by Felipecha on Grooveshark

Prince est inconstant en nourriture. Il y a des périodes idylliques où il mange un peu de tout et goute plein de nouvelles choses. Et puis il y a cet enfer qui explose à chaque repas, son refus soudain de manger ce qu’il mangeait trois jours auparavant, son énervement, ses larmes. Il prend la fuite dans l’énervement et je me sens exploser à l’intérieur et très vite sur lui. Je réalise en écrivant ces lignes, que je n’ai pas expliqué à mon enfant, mes repas cauchemardesques avec ma mère. Peut-être devrais-je. Le plaisir principal de ma mère était de me prendre en photo, pleurant devant mon assiette. Quand même.

Nous sommes donc régulièrement à la recherche de repas divers qui plaisent à nos têtes blondes. Parce que son frère à pris exemple sur le grand : manger, c’est surfait. Accessoirement, il veut bien lui aussi piquer une crise et s’énerver. Mes enfants parfois, m’énervent. Fortement. Je songe à un petit séjour chez ma mère pour leur montrer comme on est cool, en vrai.

Il y a quelques jours à la médiathèque, je suis tombée sur un livre : la cuisine des enfants. Je l’ai feuilleté, je l’ai reposé et puis je suis retournée le prendre. Un coup de tête qui vient de nous sauver nombre de repas. Le plus drôle voyez-vous, c’est que si nous l’avions fait en le trouvant sur le net, nous aurions cumulé quelques fiasco. Mais nous l’avons sorti d’un livre, d’un livre pour enfants, qu’il y a des photos et que miracle, dans l’assiette cela ressemble à ce qu’il y a dans le livre, celui pour les enfants.

Mon conseil : arrêtez de vous prendre la tête à table, et empruntez des livres à la médiathèque.

Nous avons fait des patates farcies (p.58-59).

Recette (à notre façon quand même un peu) :
* Pommes de terre au four pendant 1h, dans du papier d’alu
* Farce : mayonnaise, thon, oignon perpétuel du jardin, pois chiches

Personnellement, je me suis contentée des oignons et d’un peu de beurre. LeChat avait tout mis en assiette, pensant que les enfants mettraient ce qu’ils voudraient dedans.. grosse déception, il fallait que ça ressemble à la photo du livre . Les enfants ont adoré le faire eux-même, et ils se sont régalés, particulièrement Prince. Tellement qu’à la fin nous avons manqué de pommes de terre.

Farce de la pomme de terre

pomme de terre

pomme de terre farcie

L’expérience a si bien fonctionné, nous avons sévit une seconde fois hier soir, avec les mini-brochettes (p.14-15) :

Recette :
* des piques (à fondu ça marche très bien aussi)
* carotte en lamelles, mozzarella, gruyère, pain de mie (découpé avec un emporte-pièce), chou Romanesco, fromage de chèvre, tomate, concombre, cornichon
* banane, clémentine, kiwi

Là encore, en plein milieu du repas nous avons du refaire des brochettes

brochettes
Je déteste faire des photos floues ><

brochettes

brochettes

brochettes de fruits

Nous allons continuer bien sûr, parce que la vie est plus belle avec des repas-jolis et des enfants-doux qui sautent de joie.
Vraiment beaucoup plus belle.