Cuisine – la recette de pain maison, sans pétrir !

Cuisine – la recette de pain maison, sans pétrir !

boules de pain
 
LeChat fait son pain. A l’ancienne avec un levain maison, un peu comme ma grand-mère sauf que son pain était noir, bizarre et très bon. Celui de LeChat est un gros pain de campagne à la croute un peu trop épaisse pour mes dents, frustrant du coup pour moi – à défaut, la mie est bonne ! Il surveille son levain et c’est beau de le voir monter.
Je me suis mise à faire mon pain, moi aussi, quand on attend celui de LeChat . Sans levain, ou plus exactement avec une levure boulangère – rien n’est parfait dans ce monde. Ce sont de petites boules de pain délicieuses, un peu au gout de la baguette mais en bien meilleur.
J’ai découvert cette recette et c’est merveilleux : je n’ai pas besoin de pétrir – mes mains l’en remercient.

La recette de pain maison

Ingrédients :
– 500 gr de farine T55
– 1 c à c de levure de boulanger
– 1 c à s d’huile d’olive
– 320 ml d’eau (ou 3,2 dl)
– 80 ml de lait (ou 0,8 dl)
– 1 c à s de sucre
– 1 c à c de sel

Mélanger lait + eau tiède + sucre.
Mélanger farine + sel + levure, faire un puits, verser le lait + l’huile d’olive.
Mélanger le tout, saupoudrer de farine sur le dessus, repos 2h (3h c’est encore mieux).
Th.7, 210°C. Couper la pâte en dix ou douze boules, au four avec un ramequin d’eau pendant 20 minutes.

Et hop 🙂

recette de pain maison
 
 
J’ai cette fatigue ce soir qui me fait mettre le casque sur les oreilles, j’ai cette fatigue qui m’isole et me ferait pleurer si je ne pouvais pas prendre soin de me mettre à l’écart. Ce ne sont pas les enfants, c’est plus sûrement une crise qui s’installe. J’ai beau lutter depuis quelques jours, je sens bien que mon corps lâche et que j’ai de plus en plus besoin de l’oxygène, que mes mains refusent de plus en plus ce que je leur demande. Et j’en fais de plus en plus parce que je suis cette personne qui tremble à l’idée de retourner m’allonger sur des journées. Alors donc je sors les enfants au parc, je vais à la poste, je passe commande à la librairie où je n’ai pas revu ma copine de lycée puisqu’elle était en vacances, je dessine, je cuisine, je fais ma lessive et même j’ai repris le tri dans la maison.

Je suppose qu’il va falloir être raisonnable et prendre un livre.
Il y a pourtant pire comme punition.
 
 
 

La confiture de ma grand-mère

La confiture de ma grand-mère

confiture groseilles
 

Ma grand-mère ne m’achetait jamais de bonbons, de jouets ou de je-ne-sais-pas-ce-qu-achetent-les-grands-mères. Pas même à Pâques, des chocolats des œufs des poules ou des lapins. Noël a toujours été succin, et mon anniversaire.. ben c’était un anniversaire, et j’étais déjà bien contente qu’il y ai un gâteau même si je le partageais avec ma mère – caprice du calendrier.
Je n’ai jamais été gâtée, pourrie, mais j’ai été aimée plus qu’aucun autre enfant dans cette famille à l’envers. Un amour profond qui m’a construite à l’endroit, étrangement. Un amour à l’odeur de confiture.

Dans le jardin nous avions des cassissiers, des fraisiers, deux cerisiers, et puis des groseilliers, des fruits partout, vraiment, il n’y avait que ça. Nous passions notre été à ramasser les fruits, puis sous le parasol nous équeutions huit-pattions effeuillions pour ne conserver que les baies rouges. Nous remontions les escaliers et dans la cuisine ma grand-mère s’affairait. De la gelée avec les groseilles rouges, de la confiture avec les groseilles blanches – mais pourquoi être si sectaire je ne le sais toujours pas – des bocaux de cerises cuites, des confitures de cassis, et puis des confitures de rhubarbe, et des confitures de tomates vertes, et des conf.. Des confitures, avec tout. La bassine, l’eau, l’immense cocotte à confiture, les fruits, le sucre, la chaleur.. et puis la mousse de groseille. Je mangeais cette mousse qui apparait à la surface, que ma grand-mère récupérait à l’écumoire. La meilleure chose au monde dans une assiette. Je me délectais, parfois en m’ébouillantant un peu dans mon impatience. C’est que si on attendait trop, ça durcissait et c’était moins amusant à manger : ce n’est pas facile d’être une enfant gourmande. On sous-estime grandement la place de la gourmandise dans l’enfance, ça mériterait une thèse.

Et donc.

Ma voisine m’a fait un cadeau inestimable en m’offrant des groseilles, il y a quelques jours. On en a mangé, mangé, mais il y en avait encore et encore et nous avons eu peur de les perdre. Alors j’ai proposé d’en faire une confiture, toute petite mais tout de même une confiture. Trois quart de sucre pour la quantité de jus, un peu de citron, et j’ai regardé dans ma casserole l’enfance reprendre ses droits. Sans réfléchir, j’ai refait ce geste.
L’écumoire. La mousse. L’assiette. La gourmandise. Et la vision de ma grand-mère aux fourneaux.
C’est là que j’ai pleuré.

 
 
 

Curry de lentilles

Curry de lentilles

lentilles curry recette indienne
 

L’une et l’autre sont parfois si proches que les autres sont un peu perdus…
« elles sont comme deux sœurs » disent les uns.
« on dirait des jumelles » pensent les autres.
« nous sommes les meilleures amies du monde » répondent l’une et l’autre…

 
 

Elles étaient au téléphone l’une et l’autre1, les journées en fond les petits en bruit, l’heure du repas approchant. L’une s’est découvert cette passion pour la cuisine indienne et ces épices qui éclatent en bouche, et elle en parle l’une – enfant unique – à l’autre – l’aînée d’une famille très nombreuse – elles en parlent et se donnent envie mutuellement, se motivent et l’autre demande
Mais tu y mets quoi dedans ?
C’était leur première fois – aux lentilles également – et elles se sont lancées, l’une à la montagne l’autre à la ville, dans la même recette à cinq heure trente de distance car elles font tout ensemble.

Alors l’une a dicté les ingrédients au travers des cinq heures trente de distance et l’on peut songer que l’histoire a voulu que les mêmes gestes soient dans les mêmes instants. Elles ont raccroché et elles ont lancé la cuisson des lentilles corail pour l’autre, des lentilles vertes pour l’une. Et ensuite ? Elles ont fait revenir deux oignons et les ont laissé de côté pour très longtemps. Elles ont fait revenir un autre oignon dans un peu d’huile et une cuillère à soupe de cumin. Elles ont ajouté trois gousses d’ail et deux centimètres de gingembre finement coupés, deux clous de girofle, une cuillère à café de garam massala et une pointe de piment. Et quand l’odeur a bien envahi la maison, elles ont ajouté dans un même mouvement deux cuillères à soupe de concentré de tomate, une cuillère à soupe de coriandre et un peu d’eau. Une dizaine de minutes plus tard, trente centilitres de crème de coco s’est ajouté à la pâte de curry, avec une pointe de sel. Dix autres minutes, liant leurs gestes elles ont mélangé les lentilles.

Dans l’assiette les lentilles fières, les oignons oubliés sur le côté parsemés en leur centre, de la coriandre fraîche pour celle des deux qui en avait.

Et le palais, leur palais à l’une à l’autre s’est joint à l’unité parfaite des satisfactions gustatives qui ne se racontent pas.
 
 

Maintenant on ne dit plus de l’une et de l’autre qu’elles ont l’air d’être sœurs, encore moins jumelles.
On dit juste qu’elles sont amies… amies pour la vie.

 
 

1 : de Anne Crausaz
 
 

Sirop de coquelicot

LeChat s’est levé d’un coup en me disant je reviens. Il est revenu en effet, comme ça, avec une brassée de coquelicots. Il en a fait une tisane pour m’aider à dormir – ce n’était pour moi, pas plus buvable que les autres infusions que les gens bien adorent boire – et puis un sirop. Et un sirop de coquelicot, ça a un peu le gout de la mûre : il y a vraiment là de quoi en ramasser des brassées entières et plus encore, juste par gourmandise !
 

sirop de coquelicot

 
Récolte : elle l’explique merveilleusement ici

Utilisation :
. toux sèche, mal de gorge (pur, 4 cuillère par jour)
. pour dormir (pur, une cuillère à soupe avant de se coucher)
. en cuisine

Préparation :
. 200g pétales de coquelicots
. 250ml eau
. sucre (autant que de jus tamisé)

Le sirop :
– Porter l’eau à ébullition, ajouter les pétales hors du feu. Laisser infuser 10 à 20 minutes, avec un couvercle. Filtrer.
– Peser le jus obtenu et ajouter autant de sucre, mélanger. Porter à ébullition, 5 minutes.

Ce sirop se conserve un an dans un endroit frais et sec (réfrigérateur par exemple).
 

Ils disent les fous, qu’il n’y a pas de risque à utiliser le coquelicot, pas d’accoutumance. Ils ont TORT.
Je suis accro. Je n’ajoute même pas d’eau, je me délecte d’une cuillère.

Le plus difficile, trouver un champs sans y soupçonner des pesticides.. Ceci mis à part, précipitez-vous ^^

 
Source : Cuisine Campagne

Personnellement, il m’a semblé que la quantité d’eau n’était pas suffisante, alors j’ai rajouté, rajouté.. et finalement je me suis retrouvée avec pratiquement un litre d’eau pour 200g de pétales, et le sirop est tout simplement délicieux – peut-être un peu liquide, c’est tout. Au final, j’ai obtenu 600 grammes de sirop, j’ai donc rajouté 600 grammes de sucre.
Un second avis sur cette recette : mieux vaut laisser 10 minutes que 20, plus le temps est long et plus le goût du coquelicot est prononcé, pour ne pas dire très fort. Nous le préférons, ici, avec seulement 10 minutes.