L’automne

L’automne

Ce que j’aime, lorsque l’été se termine, c’est me pelotonner sous ma couette, mettre un pull et me perdre dans son immensité toute douce, une tasse de thé bien chaude entre les doigts.
C’est le retour des soupes maison, des livres qui parlent de neige, du chocolat qui ne fond plus dans la main, des bougies..

Je n’ai pas profité beaucoup de cet été, soit que le temps n’était pas extraordinaire, soit que mes douleurs m’en ont empêché.. sans parler des nausées. Mais avec la plus grande sincérité, ce que j’aime le plus, c’est la saison qui s’approche, pas chaude mais pas franchement froide non plus.. qui nécessite la douce couverture sur le canapé.
Et puis les contractions qui ont fait leur apparition me font songer que je vais passer encore beaucoup de temps à me reposer, et j’avoue que je préfère m’installer sous une couette que sous une chaleur écrasante !

Imaginez-vous avec entre les doigts une tasse bien chaude de citron avec un peu de cannelle et de miel..
Ah si j’avais une cheminée, le bonheur serait parfait.. !

Comment vont être vos soirées ? Des idées à me transmettre ?



feucheminee

La joie des belles-mères

La joie des belles-mères

 

   

Elle est polonaise. Petite, blonde, les yeux bleus, elle est très belle et a dû l’être encore davantage étant jeune. Elle a un prénom français, mais se fait appeler par celui de son pays.
La première fois qu’on s’est rencontrées, elle m’a dit bonjour du bout des lèvres et m’a tourné le dos. Elle m’a tout simplement ignorée.

Ma belle-mère (ex, ne déconnons pas) a mis un an a m’adresser la parole pour autre chose que bonjour et au revoir. Elle me regardait à peine sinon avec mépris. J’évitais d’aller chez elle, elle
évitait de me regarder, cela faisait bonne mesure. J’ai mis bien deux ans je crois, à réaliser qu’elle attendait pour belle-fille, une autre fille, une amie de son fils et de moi-même.

Au bout d’un an, l’été arrivant, S. m’a fait venir dans un appartement, vide, dont mes beaux-parents avaient la clé. Il était au RDC de l’immeuble, et le leur au 3èm. S avait la clé, ma belle-mère
avait la clé, mon beau-père avait la clé, les voisins avaient la clé, je n’avais pas la clé. Ce n’est que l’année suivante que j’ai réussi à en obtenir une, et qu’elle frappe avant
d’entrer ; nous nous sommes retrouvées nez à nez toutes les deux, elle avec un sac de courses pour nous, et moi sortant de la douche avec ma petite serviette attrapée en catastrophe. J’étais
furieuse, S. a beaucoup ri. S. avait du mal à comprendre que lorsqu’on a une mère intrusive (ce dont il avait conscience par contre), il faut protéger un minimum sa compagne.

Quand on s’est installés ensemble avec S., on a fait un couple à trois.
Ma belle-mère téléphonait 10 à 15 fois par jour, pour tout un tas de motifs. Quand on décidait de ne pas décrocher, elle appelait toutes les 10 minutes ce qui était donc pire, on finissait par
craquer. Parfois, S. lui raccrochait au nez, alors elle appelait sur mon portable pour s’en plaindre.

Quand on a habité à Marseille, elle a décidé de venir chez nous une fois par mois (un dimanche), qu’on soit d’accord ou pas. Même quand je travaillais ce jour là, et donc moins disponible pour
faire le repas et recevoir, elle venait. Elle entraînait avec elle mon beau-père, puisque lui seul conduisait.

Ils n’étaient pas mariés.
Ils ne s’aimaient pas.
Ils restaient ensemble, pour pouvoir s’entre-tuer.
Ca marchait assez bien.

Quand ils venaient, c’était avec des courses pour 6 mois (et des insultes l’un envers l’autre, parfois du silence).  Elle déballait des boites de conserves (je n’en mange jamais) telles que
des choux de Bruxelles (beuuurk), du maïs (S. n’y avait pas droit), des haricots verts, des gâteaux (auxquels ils n’avaient pas plus droit).. Même si lors d’un de ses appels, je lui avait spécifié
de ne rien apporter parce qu’on avait encore 5 boites de chaque dans le placard, elle en apportait tout de même. Elle avait décidé, elle apportait, à moi de me débrouiller avec ma petite étagère.
Elle apportait aussi 5 ou 7 packs de lait, autant de packs de bouteilles d’eau, de paquets de pâtes, de riz, un bloc ou deux de sel à chaque fois (il m’en restait encore d’elle quand j’ai eu mon
fils). Comme rien ne rentrait plus dans les placards, j’ai fini par mettre les choses sous la table et la nappe, puis sur le balcon, au-dessus des placards, au milieu de la vaisselle.. partout.
Excédée, je lui ai un jour rendu ses boites en lui disant que cela ne rentrait pas. Elle ne l’a pas bien pris, mais elle ne prenait rien bien venant de moi, nous n’étions pas à cela prêt.

S. était laxiste. Il la laissait faire, cela l’amusait. Il n’avait pas envie de se prendre la tête, je crois. Difficile de savoir. Ce qu’il pensait. Ca nous a tué. Nous sommes partis à 900kms de
chez elle, pour la fuir ; des deux postes possibles, il a choisi le plus éloigné. Cela n’a rien changé, sinon que nous avons perdus tous nos amis. Cela aussi, nous a tué.

Sa mère était un personnage, toujours présente.
Elle ne savait pas nager, et l’avait poussé à faire de la natation (même avec une cheville cassée), il est allé jusqu’en national. Sa chambre était en soit un mausolée, empli de médailles, de
coupes, de trophées.
Elle lui avait démarré une collection de timbres. L’avait finalement faite à sa place. S’obstinait à dire qu’elle appartenait à son fils.
A 20 ans, il mangeait la nuit, et balançait ses pots de yaourt, sachets vides et autres pelures, sous son lit. Au matin elle ramassait.

Quand je suis sortie avec S., l’un des problèmes que nous avons rencontrés, c’est son bordel. Ce ne fut pas le moindre de nos soucis.

Quand je suis sortie avec S., j’ai emménagé virtuellement avec ma belle-mère. J’ai mis quelques années à m’en remettre.

Quand il est mort, ma belle-mère m’a mise à la porte de chez nous. Quand nous avons été chez le notaire, devant elle, j’ai demandé qui était légalement en droit d’avoir les clés, puisque nous
n’étions pas mariés. J’étais dans mon droit, et j’ai savouré quand elle m’a demandé si elle pouvait rester dormir. Une revanche bien mesquine, mais il ne me restait plus rien.

Quand il est mort, elle a pris l’argent de nos comptes. Nous n’avons pas été prévoyants, elle a pris environ 3400 euros (le plus gros étant à moi, travail de deux années). J’ai démarré ma nouvelle
vie avec 200 euros, sans appartement et sans travail (merci encore Blanche, pour me l’avoir trouvé).
Cet argent a servi a payer la crémation. Mon beau-père ayant refusé de payer, il lui a fallu trouver l’argent quelque part, et elle me l’a pris. Ultime réglement de compte dont j’ai été témoin,
prise au milieu de leur haine.

Pour elle, je suis responsable de la perte de son fils unique.

La dernière fois que je l’ai eue au téléphone, elle me réclamait 500 euros.
Je les ai envoyés.
J’ai changé de téléphone.

Je suis une meurtrière

Je suis une meurtrière

J’ai tué mon énième clavier.

J’ai testé le coca, le thé plusieurs fois, de l’eau de temps en temps, et cette fois un fond de muscat. Je peux donc dire sans conteste qu’un clavier est sujet à la noyade très facilement. Pas la peine de gâcher un verre, quelques gouttes suffisent amplement. Bien que n’ayant pas testé le café, je crois également pouvoir dire que n’importe quel liquide convient.

J’ai donc un nouveau clavier, noir, ergonomique, résistant à l’eau, qui a une touche d’appel de la calculatrice, qui contrôle le son, mais qui ne réchauffe pas mon thé. Le tout pour 24 euros.
Pour ce faire, j’ai du sortir de chez moi, et ce ne fut pas chose aisée.
Depuis que samedi, j’ai fait une crise de panique dans le tramway (les contrôleurs n’ont pas pu rentrer, si ça peut vous donner une idée du bétail des humains entassés, grève oblige).
Je suis ressortie sans air, tremblante, angoissée..

Depuis, sortir m’est plus difficile.

Mais à cette occasion, j’ai tout de même appris que les claviers résistants à l’eau ne le sont pas tant que ça, et que ceux là sont de mauvaise qualité donc on finit par en racheter un rapidement. Conclusion du charmant vendeur à la Fenak, le premier prix est le meilleure achat. J’ai tout de même choisi le second prix, parce que je ne sais plus vivre sans avoir le son sur le clavier..

Je suis une angoissée qui a du mal sortir de chez elle, mais c’est pas grave, je peux communiquer avec le monde.
C’est bien, la technologie.

Journée tranquille

Journée tranquille

En ce moment, j’ai des envies de cuisine.
Je me suis lancée cette après-midi, dans ma première galette des rois. J’ai été jusqu’à faire ma propre pâte feuilletée (première fois là aussi). Dans ce domaine j’ai encore quelques progrès à faire (c’est ma faute, j’ai abrégé les temps de pause parce que quand même, j’avais pas que ça à faire ^^’), et la frangipane est un chouilla trop sucré je trouve, mais dans tous les cas c’est une réussite totale. Mon mari m’a fait promettre d’en faire chaque année, je suis fière de moi.

Du coup, j’ai décidé de créer un blog de cuisine, parce que je trouve que ça n’a que vaguement sa place ici et que ça devient un brin bordélique tout ça. Ça va me faire encore un nouveau jouet, c’est quand même génial ! Et l’impressionnant dans l’histoire, c’est que mon mari a envie, peut-être, pourquoi pas, faut voir, de temps en temps, de loin en loin d’y participer ^^

Sinon ce midi, nous sommes allés au restaurant, tous les trois. Cela c’est passé merveilleusement bien. Notre gnome fut un amour, gentil, patient, curieux de tout. Le service a été très rapide, ils étaient souriants. Cela m’a fait un bien inimaginable, la dernière fois il me restait une semaine avant d’accoucher et mon énorme ventre m’avait gêné pour accéder à l’assiette !
Je ne me suis pas assez reposée aujourd’hui, mais cette sortie nous a fait du bien à tous les trois.

Fausse note par contre de fin de journée : le gnome, en tournant sur lui-même, a perdu l’équilibre. On ne sait pas encore bien si c’est la cheville, un doigt de pied, ou au niveau d’un ongle, mais il pleure dès qu’il pose son pied, et il boite. Je me demande s’il s’est pas ouvert sous l’ongle de l’orteil, mais avec le bleu qu’il a déjà je ne suis pas sûre de moi. Je lui ai donné de l’arnica, et.. nous verrons demain. Rien a gonflé, on espère donc que ça rentrera dans l’ordre dans la nuit.