Hormones..

Hormones..

Mon état émotionnel est une tempête non maitrisable. Parfois je suis calme, je ressens que mon bébé va bien, je suis d’une grande patience avec mon fils quand le papa a plus de mal.
Et puis soudain je me mets à pleurer, parce que j’ai oublié mon thé, parce que la maison est en pagaille, parce que je dois attendre pour savoir si mon bébé va bien, parce que je vais devoir payer un trajet censément remboursé, parce que ce trajet en car est mauvais pour mes contractions, parce que les douleurs à gérer, parce que parce que parce que.
Alors les tensions retombent, j’endors mon fils depuis une semaine à l’aide de la sophrologie, je lui fais des câlins du matin au soir, j’essaye d’apaiser un enfant angoissé par tout : le bébé, le déménagement, qu’il retourne à l’école, sa cousine, être laissé chez quelqu’un, que je disparaisse, que j’ai un accident, que je ne revienne pas.
Et cette nuit, j’ai retrouvé mon fils debout à côté de son lit, yeux ouverts, silencieux, que j’ai recouché et dont le corps s’est détendu dans la foulée. Il dormait debout. Somnambule. Je sais que ce n’est pas grave, mais je ne peux m’empêcher de me dire que son stress s’exprime.

Depuis ce matin, je suis comme un nuage de tempête, prête à lâcher sur le monde toute la pluie qui est en moi.

 
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Je me le demande.. vraiment

Je me le demande.. vraiment

Est-ce le temps qui est en cause ? Est-ce la fatigue de la grossesse ? Je ne peux mettre en cause le stress, quand mon gnome est allé dormir 3 nuits chez ses grands-parents et que j’ai pu me reposer, m’apaiser tranquillement.. Toujours est-il que mes douleurs sont là, handicapantes, angoissantes, épuisantes, particulièrement violentes.
C’est dans ces moments là, quand je vois un bout de souffle apparaitre, un répit que je voudrais conserver, que j’en veux particulièrement à l’état. Je ne peux travailler, mais je dois chercher officiellement du travail. Je ne peux bouger, mais je n’ai pas droit à une aide. Alors quand les impôts tombent alors qu’on me donne 116 euros par mois pour vivre, je me sens trahie.

Forcément après, je me demande pourquoi je suis stressée, à bout de nerfs pourquoi mon fils lui ne veut pas me lâcher pour dormir. Pourquoi j’ai mal.
Et je me pose la question avec beaucoup de sérieux.
Je m’aime bien.

Je suis fatiguée et douloureuse, et je devrais m’abstenir d’écrire dans ces moments là.

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Falaise

Falaise

Les choses sont finalement moins claires et moins certaines qu’elles n’y paraissaient.

Gnome hier soir, m’a refait une crise de panique au moment de quitter sa chambre. Quatre, pour être précise. A la dernière, j’ai dû stopper et vraiment partir, j’étais en hypoglycémie, plus en état de gérer, épuisée, Le Chat était rentré à 19h45 et la seule chose que j’avais encore en tête était m’asseoir et manger. Gnome refusant que son papa vienne à ma place, a dû accepter le fait que je quittais sa chambre, en laissant la porte ouverte.
Je ne comprends pas bien d’où vient cette terreur de faire des cauchemars, car il n’en fait plus depuis qu’il ne va plus à l’école. Je pense que l’angoisse porte surtout dans la peur d’être abandonné (et donc que je reste dans la chambre avec lui).
Si quelqu’un a une autre idée que laisser mon écharpe en guise de doudou.. je ne sais plus comment l’aider.

De mon côté je manque de sommeil. Et deviens donc exécrable et prompte à pleurer. Ce qui a failli arriver aux impôts. Quinze minutes de queue, debout, dans une indifférence frôlant la connerie, proche du malaise. La dame m’a répondu « RSA ? Aucune importance ». J’ai failli lui demander si un suicide financier lui parlait davantage. Elle m’a vu au bord du craquage, je lui ai expliqué que nous allions devoir faire un prêt, pour juste pouvoir les payer eux. Elle a consenti à me donner deux papiers à remplir, l’un pour demander l’aumône la grâce du paiement, l’autre pour faire une demande de paiement en plusieurs fois (en six fois, soit environ 85 euros par mois, pas plus envisageable). Et dans tous les cas, je dois payer. Si l’une des demandes est acceptée, on me remboursera, grand prince. Il sera un peu tard j’aurai dû faire l’emprunt, mais ça, c’est pas leur problème.

Je vais essayer de me changer les idées, me remettre à la couture (des moufles à faire pour Gnome), prendre du temps pour moi. Expliquer à mon fils que même si je ne joue pas avec lui, je l’aime.

On a mis le chauffage. Avec seulement un degré, nous avons gagné en bien-être.. ne plus être crispée sur une tasse de thé aide aussi à être zen ^^


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J’oscille

J’oscille

J’oscille.

Que les impôts me demandent de l’argent, quand chaque mois qui passe nous perdons beaucoup et devons vivre sur nos réserves avec le doux espoir d’arriver à tenir jusqu’en février, je l’avais mal vécu. La somme était malvenue mais relativement petite, et j’ai ajusté notre budget.

Que la CAF décide soudain que me donner 260 euros était trop et tombe à 36 euros par mois, m’avais choquée. Je ne paye même pas l’électricité avec cette somme. J’ai ajusté, encore.

Que la charnière du hublot de la machine à laver décide de se briser à un moment où l’on ne peut faire de dépenses, m’avait fait penser à un méchant lutin égaré dans ma maison. Sans doute nommé Murphy. Murphy, on l’a envoyé paître, et désormais quand on veut laver du linge, on doit faire attention à positionner le hublot pour que toute l’eau ne s’échappe pas dans la maison (c’est arrivé une fois, ce fut.. une fois de trop). Le hublot nous encombre terriblement à chaque minute, et il est si lourd que parfois je ne peux pas le porter et l’installer. Mais on a économisé une machine neuve. On peut appeler ça s’ajuster, j’imagine.

Que le micro-onde fonctionne une fois sur quatre est un détail. Pas vital. Rien à ajuster, pas d’achat de prévu même s’il lâche définitivement. Murphy a qu’à s’ajuster lui-même.

Que le loyer augmente n’est qu’un détail. J’ai ajusté.

Que EDF, le gaz et les assurances augmentent m’a demandé de souffler un peu avant d’ajuster.

Que la vie augmente, pas en douceur et en silence, dans les grands magasins, nous a amené à tout revoir. A manger beaucoup de pâtes. En huit mois, nous sommes passés de 40 euros par semaine à 80 euros. J’ai ajusté, en grinçant des dents. Femme enceinte n’a pas d’envie particulière à assouvir, n’a pas les moyens. Exception faite du jus d’orange, que je n’ai pas réussi à ajuster, justement. Besoin besoin besoin..

Mais que la taxe d’habitation nous tombe dessus, là, maintenant, fut la goutte d’eau.
Devoir emprunter pour payer l’état, c’est d’une telle injustice et d’une telle aberration que je ne m’en suis pas remise. Je ne peux pas ajuster ça.

Et depuis, malgré le fait que nous allons tenter soit l’annulation soit l’étalement du paiement, mon état émotionnel s’est dégradé.
J’ai besoin d’aide pour gérer mon enfant, qu’il aille à l’école pour qu’ils prennent le relai même si lui ne veut pas y aller, de silence, de pleurer.
Et que la semaine qui vient s’enfonce sans moi.
Un mois que quelque chose me perturbe sans que j’arrive à le définir, et j’ai enfin compris.. le même jour, je saurai si c’est un garçon ou une fille.

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