(Bleu à l’âme, alors) 5/52 photo project – bleu


bleu

 

tasse de thé carte théière bleu


 
C’est une couleur timide, elle se noie sans le dire. Elle a une tonalité particulière, absente et céleste. Délicate. C’est l’évasion par le fond. On entre dans le dialogue hésitant entre invisibilité et méditation, le vide apparent s’ouvre dans le bleu de l’âme et on y sombre sans saveur. Il ne m’inspire rien, je pense bleu et je ne vois que mes lunettes d’enfant qui m’avaient valu en 5èm un surnom dépressif à souhait : Schtroumphette. Je m’habillais de bleu, mes lunettes étaient bleues, mes yeux étaient bleus… les surnoms proviennent souvent d’une médiocre observation. Mes vêtements m’étaient donnés, mes lunettes étaient choisies par ma mère, ce n’était pas par plaisir, par choix, par envie. Un gamin m’a dit Toi tu aimes beaucoup cette couleur, c’est ta préférée non ? et j’ai découvert qu’il était possible d’avoir une préférence pour une couleur, que je les aimais toutes à l’exception du rose et que le bleu pouvait bien faire l’affaire.
_ Quelle est ta couleur préférée ?
_ Le bleu.
J’aurais même pu y glisser une note condescendante ça se voit tout de même.
Le sommeil m’y a attrapée. Je crois que le bleu me tuait, creusait mes cernes, il coulait sur mes joues : le chagrin est bleu, ne le saviez-vous pas, il a ce reflet invisible et tenace de la dépression – cet inachevé là qui se noie sans le dire, sans le moindre bruit.
Il m’a fallu attendre d’avoir vingt-quatre ans pour m’apercevoir que j’aimais le rouge dans toutes ces profondeurs, que j’entrais dans ma préférence véritable, que j’existais, que le bleu gelait mes pensées.

Il y a sans doute trop de bleu dans ma vie, pour que je ne sache plus écrire des histoires. J’en suis d’une tristesse infinie.

Je me demande. Y a-t-il du bleu en toi ?
 

Sur une idée de Yellow Cat

 
 
 

Les projets de l’année 2016 : l’écriture en son centre

coucher de soleil doré jaune

 

Je m’approche. Je m’approche de ces instants entre ciel et terre.
Je cherchais un sens à mes journées, un sens à ce que je suis, à ce que je peux offrir, des projets pour remplir ma vie à côté de mes enfants et je me suis retrouvée en l’espace de quelques heures avec deux projets importants que je n’ai pas vu venir. Ils complètent ceux déjà mis en place, et je suis profondément touchée de voir à quel point cela tourne autour des mots et de la photo, je suis fascinée. J’ai l’impression de bourdonner, je ressens cette sensation d’une nuit qui se dévoile, de formes qui apparaissent.

Un atelier d’écriture : au détour d’une phrase parfaitement anodine j’ai mis les pieds dans un atelier d’écriture. Je pensais le créer pour elle et puis pour moi peut-être, mais les mots ont tendance à s’échapper : l’écriture appelle les écrivains. Alors je rouvre cet espace, là-bas, et une fois par mois je vous proposerai une photo – et un thème ou un mot à ajouter au chalenge, pour ceux qui le souhaiterait.

Un livre : Un coup de téléphone et je me suis retrouvée avec un livre à écrire, avec un travail d’écrivain public, avec un travail. Oh le temps d’un livre. Et puis ce n’est pas encore fait parce que vous savez, parfois les gens se lancent, ils grimpent et puis soudain ils s’arrêtent. Alors peut-être que la personne va reculer, peut-être que moi je vais m’apercevoir que ce n’est pas possible, mais il y a là cette incroyable mouvement : un livre est venu à moi pour que je l’écrive. Un. Livre. Je rêve de vous écrire, vous savez. Je vous entends et je vous pose, parfois.

Mon livre : toujours ces mots qui s’échappent et refusent d’écrire autre chose. Je ne suis pas rapide mais j’y arrive. Il m’arrive de penser qu’il me faudrait trouver un mécène, afin de pouvoir vivre de mon écriture, Je survis comment sinon avec ce compte en banque ? à toutes ces cendres déposées…

52 Photos : un projet de photos, chaque jeudi un nouveau thème. J’aime beaucoup cette idée parce qu’elle m’oblige à sortir de ma zone de confort : je ne photographie pratiquement que la nature. C’est particulier, je ne suis pas autant à l’aise : cela me fait travailler la photo sous un autre angle.

366 jours créatifs : c’est une catastrophe, je crois que j’arrive à poster une photo par semaine, en moyenne. Je crée pourtant tous les jours, je n’ai simplement pas le réflexe de le prendre en photo, ou pas le temps. Je me dis que l’important c’est la création, pas la photo. C’est rassurant de rater un challenge en le réussissant autrement, ou peut-être que c’est rassurant de se rassurer et que je me leurre et ça n’a aucune importance.

Flow : un challenge de photos, jour après jour, pour le mois de février. J’espère réussir à être plus assidue que pour le précédent !

366 jours de mots : je voudrais essayer, lorsque je n’ai pas le temps d’écrire tout un article ou que je n’ai rien à dire – non vraiment, ça arrive – d’écrire tout de même. Je vais faire en sorte de poser même une phrase, ici. Juste une. Une intention d’éclat, une parole inachevée qui trouve sa place malgré tout.

L’anglais : je continue, jour après jour. Trente-et-unième jour sans interruption, je suis fière de ma persévérance.
 

Je ne peux pas m’ennuyer. Mais si j’avais le temps, si j’avais l’argent, je rajouterais une formation à mon arc : écrivain public.
Vous avez besoin qu’on vous écrive, si vous saviez.
 
 
 

3/52 photo project – shoes

Shoes…
Il y a certaines choses qui ne me passionnent pas, et les chaussures en font partie. Pour ce projet je vous encourage à (re)lire cet article là, où il y a deux photos parfaites pour ce thème : de vraies chaussures avec du bleu turquoise, de vraies chaussures que j’ai finalement porté une seule fois parce qu’elles m’ont fait mal au pied et que je les ai abandonnées à une association.

Les chaussures sont devenues un sujet terriblement difficile.
Notre quotidien est devenu un sujet terriblement difficile.

Je rêve, je ne fais plus que rêver. Que la vie se déroule, qu’un vêtement passe l’épreuve du bras sans heurt, qu’une chaussette ne se replie pas, qu’une chaussure reste au pied, qu’il n’y ai plus de cris, que les visages ne se chiffonnent plus dans les larmes. Je suis surprise, chaque fois surprise quand les beaux moments s’effondrent, quand une sortie devient un calvaire, quand mon enfant me hurle son mal-être, sa souffrance, son désespoir. C’est qui c’est quoi pourquoi ça vient d’où ? J’ai toujours su voir, j’ai toujours su comprendre, j’ai toujours su démêler. Je ne démêle plus rien je pleure. La psy dit que Prince non plus, ne sait pas. Moi je vois que la tonalité est la même, le son est le même, la couleur est la même quand il s’énerve sur une chaussette et quand il panique sur un exercice de mathématiques. C’est la même chose, la même colère, la même angoisse. Il a une peur de l’échec qui le grignote. Je me souviens qu’à deux ans, lorsqu’il gribouillait des dessins avec ses feutres, il se mettait soudain à hurler, froissait sa feuille, la jetait le plus loin possible : ce n’était pas ce qu’il avait voulu faire. Il a sept ans et demi, il continue de jeter loin, froisser, hurler. Il jette ses pulls, ses chaussettes, ses chaussures, ses mathématiques. Il jette loin, il hurle et nous sommes au bout de nos idées, de notre patience. On a acheté des feutres qui s’effacent et il ne froisse plus ses dessins, on l’aide à s’habiller mais il hurle tout de même comme si nous n’étions pas là devant lui et pour lui, il hurle que nous refusons de l’aider alors que nos bras sont tendus vers lui. Nous ne nous comprenons pas. Il nous hurle plusieurs fois par jour qu’on ne l’écoute pas et que nous sommes méchants, que nous ne voulons pas l’aider. Nous écoutons et pourtant j’ai l’impression que nous ne communiquons pas, que nous n’arrivons pas à comprendre ce qu’il cherche à dire, que nous sommes, peut-être, bêtes de ne pas comprendre ses évidences.

Dimanche, Prince nous a maintenu une heure à la maison : il a jeté tous ses pulls et puis il a jeté ses chaussettes, et enfin ses bottes parce que les chaussettes – neuves. Et quand enfin nous sommes arrivés à partir puis à trouver un lieu de promenade, tous les trois pas il s’asseyait dans la neige, enlevait sa botte, tirait sur sa chaussette, remettait sa botte. Tous. Les. Trois. Pas. Parfois deux. Il ne criait pas et c’était bien la première fois que cela se passait aussi bien. Mais à ne pas avancer j’avais froid, si froid. J’ai commencé à bleuir, j’avais beau essayer de bouger, de marcher devant – sous les cris de Hibou paniqué que je parte sans lui – j’ai fini par laisser tout le monde et rentrer à la voiture pour me réchauffer. Et ce fut le meilleur moment pour moi. J’étais dans le silence, j’étais sans enfants, j’étais sans conflits et j’avais un livre.

Dans la forêt et uniquement pour les oreilles de LeChat, j’ai proposé de jouer au petit Poucet pour quelques heures. Il a suggéré à son tour de leur laisser un périmètre, une consigne de ne pas en bouger, et nous serions revenus deux ou trois heures après. C’était horrible, c’était les larmes, c’était l’épuisement. On en est là, à déconner avec ce qu’on ne devrait pas, des mots qui ne devraient pas être sur nos lèvres, des pensées qui ne devraient pas nous traverser. Elles nous traversent de très rares fois alors je les pose là, qu’elles y restent – il me faudrait plus de tirets derrière lesquels me retrancher, les créer dans mes journées et m’y cacher. Je suis fatiguée de ne pas comprendre sa souffrance, fatiguée que tout prenne une ampleur folle, fatiguée que mon énergie m’échappe dans ses problèmes.

Les chaussures sont devenues compliquées à gérer, comme trop de choses. Alors j’ai pensé que finalement pour ce projet, j’allais les photographier pour me prouver qu’elles n’avaient rien de dangereux, qu’elles pouvaient rester au pied des gens, que parfois ça ne volait pas dans les pièces.
 

shoes chaussure neige
Un peu de contraste, sur la neige qui n’a pas d’importance.
Mes chaussures du Canada

 
 

Bilan projet 3 : Lire un livre

Suite à mon projet de lire un livre dans ma semaine, le temps s’est étiré et j’en ai finalement lu deux (en vrai davantage mais je ne suis pas capable d’en parler des heures même si j’ai une tasse de thé entre les mains. Alors deux est un chiffre honorable pour faire oublier que cela fait une semaine que j’aurais du m’y atteler).
Ce projet m’a relancé dans la lecture, ce temps précieux de détente : c’était le but recherché, je suis heureuse d’y avoir réussi.
 

  • Les années, Annie Ernaux
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    les années annie ernaux

     
    Un livre qui se languit d’impersonnalité, rythmé sur le « on » qui met à distance émotions et personnages, qui met à distance ces photos qu’elle étale au rythme des années, du temps qui passe. Elle les décrit comme un paysage mort, et je me suis sentie incapable d’adhérer au style. Sans émotionnel, je ne sais pas être dans un livre. Ce « on » dépersonnalise à outrance jusqu’à l’envie de lire : c’est pesant.
    Au vu des autres critiques, il semblerait que je passe à côté de l’essentiel.. je répondrai simplement qu’on ne cherche pas tous la même chose dans une lecture.
    Je n’en retiens pratiquement rien, sinon quelques formules très plaisantes trop peu souvent parsemées entre les pages – car oui je me suis ennuyée :

    « Sauver quelque chose du temps où l’on ne sera plus jamais. »
     
    « Nous étions débordés par le temps des choses. »

    Navrée de n’avoir su adhérer au style, l’instant peut-être n’était pas là.

    Note : 2/5

     
     

  • Mille femmes blanches : Les Carnets de May Dodd, Jim Fergus
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    mille femmes blanches jim fergus

     
    J’ai entamé la lecture d’un autre livre de l’auteur, « La fille sauvage« , mais le style ne me plaisait pas. Je n’arrivais pas à m’intéresser – pourtant le sujet me parlait. Je l’ai mis de côté et j’ai entamé son livre le plus connu et encensé, « Mille femmes blanches ». J’y ai malheureusement retrouvé le même souci de style d’écriture. Je me suis cette fois obstinée, et j’ai commencé à accrocher quand l’asile fut quitté pour les grandes plaines : le véritable début de ce livre.

    Jim Fergus part d’un très vague fait réel : la rencontre entre le président Grant et le chef de la tribu Cheyenne Little Wolf en 1873 (et non en 1874 comme il est dit dans le livre ; erreur du traducteur ou de l’auteur ?). De cette rencontre, l’on ne sait rien. L’histoire du roman débute donc là, fictive. Little Wolf propose l’échange de mille femmes blanches contre mille chevaux, afin d’assurer la survie de sa tribu, un moyen de mettre fin aux guerres incessantes entre les deux civilisations. Si la proposition est refusée au premier abord, elle est acceptée ensuite en secret. Ainsi partent une centaine de femmes (prostituées, prisonnières, aliénées,..) chez les « sauvages » : elles n’ont rien à perdre.

    May Dodd est donc celle que nous suivons de l’intérieur puisque nous lisons son journal. Ce style narratif ne m’a pas interpellée, voire même il m’a agacée. Les lettres qu’elle écrit soit-disant à son ancien amoureux, sa sœur ou ses enfants me semblent sans intérêt pour la lecture. Il semble qu’elle cherche à choquer sa sœur ou à faire culpabiliser son ex, et c’est fort peu agréable. Des invraisemblances ponctuent le discours : je doute qu’en 1875 une jeune femme catholique ait eu le cran de se mettre en ménage sans se marier, je reste perplexe sur le personnage de Martha qui par amitié va quitter son emploi et partir elle aussi en terre inconnue alors qu’elle a peur de tout (il manque l’essentiel de leur amitié, dans ces pages, pour expliquer et comprendre le geste). May passe plusieurs années dans un asile, placée par sa famille. Elle devrait être brisée par les traitements subis, elle n’a pas peur pourtant et tombe même en chemin, amoureuse d’un autre homme avant de choisir la voie du devoir : aller jusqu’au territoire des Indiens. Ses états d’âme m’ont parfois tiré des soupirs, elle s’adapte tellement vite que le choc des deux civilisations n’est pas exploité, ni les avantages ou les inconvénients : un regret qui me reste.

    Les personnages sont relativement caricaturaux et sans surprises : les soldats sont bêtes et méchants, les américains sont certes civilisés mais méchants, les Indiens sont sauvages mais sages, l’alcool rend les indiens sauvages, dépravés et violents, les femmes n’existent pas, n’ont pas le droit de parler ou de se battre (à part l’une d’elle.. ce qui m’a laissée perplexe quant à la possibilité véritable de tout ceci). C’est fort dommage, un mélange aurait gagné en saveur. Jim Fergus ne l’aura fait que sur un instant inconcevable d’une rare violence et ce passage m’a marquée plus que le livre dans son entier pour cette raison : rien jamais, n’est blanc ou noir.

    Les péripéties, parfois surréalistes enlevant une crédibilité bien dommageable à l’ouvrage, sont narrées d’une manière souvent brute et inintéressante, qui laissent le lecteur sur le bas-côté.
    Un exemple :

    Mais avant de retomber mort sur la jeune femme, il réussit dans un dernier souffle à l’égorger et toute vie disparut des yeux de ****. Terrible instant.

    Moi dans ce passage (« terrible instant » ?!), j’ai pris l’information mais n’ai ressenti aucune compassion : l’auteur, par ses mots froids, m’a retiré l’émotion de sa mort. Le livre est ainsi fait qu’il lui manque la dimension émotionnelle – 90% des auteurs oublient cette dimension là, ce n’est pas spécifique à Jim Fergus. J’ai besoin de vibrer pour aimer – ce qui dérange particulièrement vu le milieu différent, aux abords hostiles, chez les Indiens. Pas un mot sur le choc pourtant inévitable sur les différences dans la manière de vivre, d’être.

    Bien que particulièrement intéressant – allez savoir pourquoi les Indiens d’Amérique me passionnent – ma lecture a été parasitée par un mot revenant pratiquement à toutes les pages : les « sauvages ». May Dodd, mariée, enceinte, intégrée, continue de les appeler les sauvages au fil de ces pages d’écriture jusqu’à la fin, ce qui a eu le don de me crisper et donc de gâcher le livre.

    Une dernière incohérence – dont je parlerai, mais il y en a d’autres – je n’arrive pas à admettre comment May a pu écrire la fin de son journal. Je ne veux pas spoiler aussi j’en dirai peu, je reste simplement sur une impossible qualité littéraire telle qu’elle a été rendue par l’auteur.

    Malgré tout j’ai aimé lire ce livre. Plus que tout, ce sont ces paysages, la beauté de cette nature aride, cette terre ancienne offerte à mes yeux qui m’a emmenée et agrippée, page après page. Cette vie simple en accord avec la nature m’a parlé en profondeur. Le rythme est relativement lent, réveillant en moi l’envie de voyage.

    Nous sommes dans la confrontation de deux mondes, la perte d’une identité, la disparition de la liberté.. nous assistons dans ce livre, aux derniers jours d’un Peuple. Et quels que soient les défauts, nombreux, de ce livre, cela fait mal.

     

    Les Cheyennes croient que toute chose ayant eu lieu quelque part – chaque naissance, chaque vie, chaque mort – s’y trouve toujours, de sorte que le passé, le présent et l’avenir cohabitent éternellement sur terre.

    Note : 3,5/5
     
     
     
     

    Projet 3 – Lire un livre

    fete des meres
    Fête des mères – Prince

     

    Pour rappel, les projets de l’année sont ici.

    Récemment j’ai réussi l’exploit incroyable de lire un livre, directement sur l’ordinateur pour une fois – flemme quand tu nous tiens. J’en ai fait une critique que je n’ai pas retranscrite ici, suite à un défaut majeur dû à la narration même : il ne m’a pas transcendé.
    Alors certes, il n’y a pas de quoi en faire un post, par contre il m’a redonné l’envie de ces instants où l’on se perd dans la lecture. L’écriture fort laborieuse dans laquelle je me suis lancée me laisse un goût d’inachevé inévitable : il me faut me nourrir.

    Trois jours ont passé, et je n’ai toujours pas eu le temps de me plonger dans un livre.. mais qu’est-ce qu’on fait de nos vies à part courir ? J’en ai conclu qu’il allait falloir pousser un peu du temps – le titre précédent s’inspirait de ce temps qui disparait tant l’on échappe sa vie de mille façons – et je me propose donc de lire un livre dans la semaine.

    Je n’ai pas la moindre idée du livre – en même temps ce n’est pas comme si j’en manquais. Si vous avez des suggestions, je prends tout de même

    Bilan ici