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    Automne : quelques pas dans la campagne Clermontoise

      Hibou, 4 ans, très sérieux, doutant de la réalité : _ On est dans un rêve ? _ Comment ça ? _ Ben c’est un rêve ou c’est la réalité ? Ici. _ La réalité. Pourquoi ? _ Ah. On dirait un rêve. C’est pareil. Il n’était pas convaincu. Je vous présente son rêve.   Sous la feuille, des milliers de petits vers Clématite sauvage C’est ici qu’il a demandé. Si nous étions en plein rêve.   Il ventait dans ce rêve, il ventait de plus en plus fort sur la campagne clermontoise et les photos étaient de plus en plus difficiles à prendre. Nous protégions nos oreilles comme…

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    Le Hêtre du voyageur

    Avant de parler de lui, de l’être que j’ai rencontré, je voudrais poser votre regard, votre écoute. Que vous respiriez dans l’instant présent. Comme je l’ai fait dans cette forêt, comme je le fais depuis plusieurs semaines. Je n’ai pas pris le temps présent d’en parler, je ne l’ai pas conscientisé pour traverser de vous à moi cet espace-temps qui existe sur l’instant et s’évapore pour devenir un passé duquel j’apprends à me défaire. Apprendre à ne pas exister dans le futur, dans le passé. À être. À lire en conscience, à respirer en conscience, à regarder en conscience. À écouter, en conscience. Avant de parler de lui, il me…

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    Voyage : une route chaotique vers Brocéliande

    La veille, cinq cent quarante kilomètres. Les enfants déposés chez leurs grands-parents pour le bonheur de chacun, nous nous sommes levés sans l’urgence de s’occuper de nos deux lutins. La fatigue pourtant un peu, déjà, ou alors le bonheur d’être en vacances quelques jours pour la deuxième fois, je ne sais pas, mais nous sommes partis plus tard que prévu. Sur la route, l’instant présent se dessinait dans le ciel, comme une invitation à nous rendre plus loin. Jusqu’à la célèbre et mythique forêt de Brocéliande. La luminosité particulière propre à certains matins déroulait sa beauté, et j’aurais donné beaucoup pour en profiter pleinement.   Sur la route   Deux…

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    Un brouillard de 5 km

      L’orage nous a surpris entre deux rires, et pourtant nous n’y croyions encore pas réellement. Je crois qu’il nous a fallu dégouliner et courir sous un abri avant de réaliser que nous étions sous un rideau de pluie, comme deux amoureux qui ont refusé de regarder le ciel. La veille déjà, nous pensions nous tremper. Nous étions partis marcher après le repas du soir, à la nuit un peu tombante et à la pluie flageolante. Nous étions passé finalement, entre les gouttes. Mais hier, mais quel orage et puis ce plaisir d’être ensemble si complètement trempés, à chercher un restaurant qui avait finalement fermé. Déménagé, m’a gentiment expliqué un…