• Voyage

    Petite abeille entièrement là – Auvergne

    Je n’avais plus photographié depuis novembre, je n’étais plus sortie vraiment ou alors jamais longtemps : le froid me faisait rentrer dans la maison ou dans la voiture et la promenade s’arrêtait là, pour moi. Le mois de mai est arrivé, me confinant toujours chez moi, le froid la pluie le temps toujours me repoussant… Hier nous avons bravé le vent froid par moment, le soleil surplombant les milliers de fleurs qui avaient, enfin, envahi les pâturages. Mon appareil photo m’a semblé pesé trois tonnes – la joie aussi, pèse son poids. Le vent fouettait, couchant les fleurs, les plantes, les insectes. L’un d’eux que je photographiais s’est retrouvé flouté,…

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    Quelques pas dans les gorges de la Monne

      Maintenant en relisant les mots, il n’y a plus rien de juste. Il n’y avait plus rien de juste hier déjà, parce que l’écriture s’est posée au fil de la journée, parsemée, bougonne, fatiguée. Mon texte décousu d’hier n’a plus représenté ma journée une fois qu’il avait été écrit, mais des mots posés ne peuvent s’effacer comme ça. Pourtant je n’y suis déjà plus, sauf peut-être la partie des fées. Je regarde les tables et les chaises en bois sur LBC, que nous puissions enfin nous asseoir sur du solide. Je suppose qu’il nous faudrait également chercher des verres, puisque désormais il n’en reste qu’un seul. J’ai cherché l’origami…

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    Je t’emmène en Automne, le Massif du Sancy – 5

    [..] Nous voici donc au pied du Massif du Sancy, entourés par la chaine de montagne et les câbles de la station de ski. Des randonneurs chevronnés nous dépassent, bâtons de montagne à la main et bonnet sur la tête. Cela pourrait prêter à sourire – il commence à faire particulièrement chaud, au point que je vais terminer la balade en tee-shirt manches courtes – mais je ne m’y risquerais pas, je suppose qu’ils connaissent bien les lieux. Je comprendrai bientôt, quand j’aurai marché suffisamment pour voir l’ampleur du décor : plus ils vont monter, plus il va faire froid. Nous ne sommes pas allé assez loin pour le savoir,…

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    Je t’emmène en Automne, au Mont-Dore – 4

    Nous avons repris la route, pendant que Hibou s’endormait à l’arrière et que les arbres disparaissaient selon les côtés de la montagne. La vie était rousse, jusqu’à son herbe, jusqu’à son odeur. Automne s’est installé depuis un petit moment et je ne le savais pas depuis mon jardin encore vert-fané. Depuis la fenêtre de chez moi, le gris tombe sur nos épaules et froissent les feuilles qui résistent. Je crains que nous ne passions de ce vert désabusé aux arbres nus, sans distinction de couleurs. Mais depuis le début de notre excursion, je voyais Automne à l’œuvre dans une danse folle et joyeuse – il est si chaleureux – et…