E.

Je rêve d’Elle. Toutes les nuits elle est là et je tourne. Toutes les nuits je la vois elle me parle, elle me raconte ou alors c’est moi je raconte, je demande, je dois chercher, ne trouve pas. Toutes les nuits je m’effondre au matin parce qu’elle était encore là et que toutes les nuits c’est difficile.
Je ne me souviens pas bien, au réveil. Le rêve. Il me semble que parfois je la déteste et je l’envoie dans une partie du monde où je ne suis pas, il me semble que parfois je suis soulagée qu’elle parle enfin.
Ce n’est jamais exactement la même chose, c’est toujours un peu la même chose.
Je suis censée m’occuper de ça.
Je ne m’en occupe pas évidemment, qu’est-ce que je pourrais bien faire.
L’écrire, c’est vrai. Je n’ose même plus dire que j’essaye, je suis comme mutée.
Alors je la rêve, alors je la vois sur l’écran, alors elle est partout et je ne suis nulle part.

Des défis et des livres

 

01. avec un animal pour personnage
02. écrit pas une femme d’un autre continent
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou (USA)
. Suisen, Aki Shimazaki (Canada)
. Azami, Aki Shimazaki
. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa

03. déjà lu (le relire)
04. de plus de 600 pages
Winterheim, Fabrice Colin (je n’ai pas aimé DU TOUT)

05. écrit par un duo d’auteurs
Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier

06. le titre contient 1 mot
Suisen, Aki Shimazaki
. https://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/azami

07. emprunté à un·e ami·e
08. dont l’auteur a vos initiales
09. au titre abracadabrant
Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff

10. auto-édité
11. écrit par un homme de moins de trente ans
12. de moins de 100 pages
L’enfant qui, de Jeanne benameur

13. d’un genre que vous ne lisez jamais d’habitude
Winterheim, Fabrice Colin

14. paru votre année de naissance
15. choisi uniquement pour sa couverture
Noir grand, Sébastien Joanniez (il m’a appelée, il était mis en évidence sur un rayon de la médiathèque)

16. dans votre bibliothèque depuis des années, jamais lu
17. dont le personnage principal exerce ton métier
D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan (parce que cette angoisse, vraiment, c’est la mienne. Ceci mis à part, ce livre est trop prévisible pour moi et je n’ai pas aimé la fin bien que là encore, il fallait s’y attendre..)

18. épistolaire
19. la couverture est bizarre
. Dernières nouvelles des oiseaux, Erik Orsenna
. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa

20. le héros principal porte des lunettes de vue
Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff (Anatole)

21. qui vous a surpris (agréablement ou non)
. Je me suis pris une claque.. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier

22. qui fait entre 270 et 290 pages
288 pages sur ma liseuse ! D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan

23. qui vous a fait vraiment beaucoup rire
24. avec un personnage LGBT
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. Les rêveurs, Isabelle Carré

25. se déroule en Asie
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki
. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa

26. l’auteur porte votre prénom
27. avec un personnage féministe
Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier

28. avec un élément (eau, feu, ..) sur la couverture
. L’enfant qui, de Jeanne benameur

. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa

29. lu en une journée
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Noir grand, Sébastien Joanniez
. Dernières nouvelles des oiseaux, Erik Orsenna
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa
. Encore une danse, Katherine Pancol (Bof bof bof)

30. qui vous a été offert
31. qui vous a fait pleurer
32. avec une couverture moche
33. publié en 2018
. Les rêveurs, Isabelle Carré

34. le livre est abimé (interdiction de l’abimer soi-même !)
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou : une page du livre est pliée en trois
. . Encore une danse, Katherine Pancol (une quinzaine de pages repliées)

35. un livre trouvé (dans la rue, dans une boite à livres, ..)
. Encore une danse, Katherine Pancol

36. une trilogie
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki

37. qui donne envie de (écrire, voyager, ..)
. Il m’a donné envie d’écrire, d’être libre, d’avancer.. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff

38. de 1,6 cm d’épaisseur
39. qui se déroule dans un pays que vous souhaitez visiter
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki

40. interdit dans un pays
41. avec trois « i » dans le titre
Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou

42. les premières lignes sont un dialogue
43. aucune image sur la couverture
Pas sur la neige, Jean-Michel Maulpoix (l’auteur en parle ici)

44. dont un ami vous a dit du mal
45. auteur japonais
. Suisen, Aki Shimazaki (née au Japon)
. Azami, Aki Shimazaki
. Manuscrit zéro, Yoko Ogawa

46. par un auteur d’une nationalité autre que française, américaine, anglaise ou japonaise
47. auteur complètement inconnu de tous
48. avec un renard sur la couverture ou dans le titre
49. le titre contient un mot inventé
Winterheim, Fabrice Colin

50. le premier chapitre est ennuyeux
D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan
(je me suis tellement ennuyée, je l’avais commencé il y a un an et je m’étais arrêtée.. Bloquée avec uniquement ce livre à lire, je l’ai donc recommencé.. et puis je me suis faite prendre)

51. le nom de l’auteur est composé
52. avec une bonne critique littéraire
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan (ça ne méritait quand même pas)
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki
. Les rêveurs, Isabelle Carré

53. avec une mauvaise critique littéraire
54. l’histoire se déroule en France
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff
. Les rêveurs, Isabelle Carré
. Encore une danse, Katherine Pancol

55. avec un visage sur la couverture
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Noir grand, Sébastien Joanniez
. Dernières nouvelles des oiseaux, Erik Orsenna
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Les rêveurs, Isabelle Carré

56. le titre est une phrase (sujet, verbe, ..)
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff

57. l’auteur a pour prénom Terry
58. l’histoire commence par la fin
59. impossible à poser
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Noir grand, Sébastien Joanniez
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff

60. le titre contient le mot silence
61. contient 24 chapitres
62. un animal dans le titre
63. avec un titre de 7 mots
Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou

64. avec un titre de plus de 8 mots
65. la couverture est une peinture (connue ou non)
66. l’auteur n’est plus en vie
Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier (morte en 2017)

67. une plante sur la couverture
. Suisen, Aki Shimazaki
. Azami, Aki Shimazaki
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff

68. publié au XXe siècle
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Encore une danse, Katherine Pancol (Fayard, 1998)

69. difficile à lire

70. le titre contient une couleur
Noir grand, Sébastien Joanniez

71. le titre est énigmatique
. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff

72. couverture en noir et blanc
Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou

73. écrit par un auteur exilé, voire qui ne peut pas rentrer dans son pays
74. un livre que vous allez offrir
. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff

75. un livre que vous avez offert (sans l’avoir lu avant)
76. imprimé sur du papier recyclé
77. impossible à terminer (lu au moins à moitié)
La Déclaration d’amour, Madeleine Renaud (je me suis obstinée)

78. l’auteur n’a publié qu’un seul livre
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent (premier livre) et Evelyne Pisier
. Les rêveurs, Isabelle Carré

79. dont vous avez d’abord lu la dernière page ^^
Noir grand, Sébastien Joanniez (pour vérifier que le livre était safe pour les enfants)

80. la couverture n’a rien à voir avec le sujet
81. qui allie plusieurs genres (policier, sf, fantastique, anticipation,..)
82. le monde est imaginaire
Winterheim, Fabrice Colin

83. sélectionné pour un Prix (finaliste ou non)
. D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier (Prix Marguerite Duras 2017 ; Prix Première Plume 2017 (Furet du Nord) ; Talent à découvrir Cultura 2017)
. Suisen, Aki Shimazaki

84. un personnage a un handicap
85. la première phrase est improbable (étonnante, ne veut rien dire, magnifique de poésie,..)
86. est dans la liste de lecture féministe d’Emma Watson (à lire en français)
Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou

87. a pour thème la musique
88. l’éditeur est une femme
89. un·e ami·e doit choisir un livre pour vous
90. l’histoire fait voyager
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff

91. l’auteur a un parent ou enfant lui aussi écrivain (lire les deux)
92. la solitude est au cœur du récit
. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Les rêveurs, Isabelle Carré

93. un ado vous a proposé de le lire
94. un auteur connu a publié sous un pseudonyme
95. a été publié après la mort de l’auteur
Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier (morte en 2017)

96. choisi uniquement pour son titre
. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff

97. le personnage principal est une personne âgée
Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff (Anatole)

98. auteur né à l’étranger et écrivant en français
. Et soudain, la liberté, Caroline Laurent et Evelyne Pisier (née en indochine)
. Suisen, Aki Shimazaki (née au Japon, habite au Canada, écrit en français)
. Azami, Aki Shimazaki
. . Encore une danse, Katherine Pancol (née au Maroc)

99. le titre comporte l’un des 5 sens (vue, odorat, ..)
100. qui donne envie de lire tout l’auteur
. L’enfant qui, de Jeanne benameur
. Noir grand, Sébastien Joanniez
. Les arbres voyagent la nuit, Aude Le Corffanniez

Beaucoup trop à dire

Quelque part, un temps arrêté
L’horloge garde le mouvement. C’est peut-être le plus étonnant, cet arrêt du temps et ce balancier qui continue à vivre.

Depuis deux jours il est minuit vingt-et-un, je me suis couchée et le temps s’est figé. Je me suis relevée – c’était la nuit à l’identique juste un peu après – il était la même heure que celle à laquelle je m’étais couchée, Hibou pleurait son père absent ; il devait être deux heures ou enfin quelque chose comme ça parce qu’à minuit vingt-et-un il peut être deux heures évidemment, je me suis recouchée et jusqu’au matin je ne l’ai pas su : il allait être longtemps minuit vingt-et-un. Il faisait nuit et j’ai failli lui dire qu’il devait se recoucher on ne lève pas une mère la nuit, elle doit pleurer ses rêves en paix et quelque chose m’a dit que tout de même, il ne pouvait pas encore être minuit vingt-et-un. Trois fois, c’était étrange.
7h24.
Il parait que 7h24, c’est raisonnable chez un enfant. J’ai pu constater que mon enfant intérieur ne sait plus se lever à ces heures-là, c’est indécent et c’est tout.


Alors je ne sais plus bien le jour les nuages la pluie, l’horloge a raison je me suis arrêtée et j’avance l’ambivalence d’être. Il a fait si froid, si sombre. Si mal.
Et puis tout de même, je devais, tu sais. L’acheter cette roulette.
J’y suis allée une première fois l’ordonnance à la main, le vendeur était perdu, son collègue absent, et moi, moi, je me suis surprise à parler tout bas. Demander un fauteuil roulant lorsqu’on est debout sur ses deux pieds, ça casse la voix.
_ Humm pour la taille je ne sais pas comment on va faire…
_ C’est assez simple, je suis petite.
_ Oh mais c’est pour vous ?

C’était plié. Il était tout embêté et m’a montré qu’il comprenait pas de souci je m’excuse et moi je me suis retrouvée à parler encore plus bas. Il m’a fait asseoir dans le fauteuil premier prix, il m’a scié les cuisses, mes coudes fragiles ont crié, il n’y avait rien de possible et le vendeur m’a demandé de revenir vendredi. J’étais encore dans le fauteuil lorsqu’un collègue de mon mari a passé la porte. J’ai relevé la tête, j’ai récupéré ma voix et j’ai fui.
Le vendredi j’avais oublié-perdu l’ordonnance, le collègue-miracle était absent et le vendeur-pas-de-souci avait égaré son catalogue. C’était un gag. Je suis partie en laissant ma voix et ma volonté, je ne veux plus y retourner, je ne veux plus de fauteuil et je n’ai pas marché correctement de la semaine. Il fait trop froid trop humide trop mal, c’était les genoux les chevilles la hanche – merde, la hanche s’est décalée je ne l’avais jamais fait – c’était les mains à se jeter depuis une fenêtre et avoir deux secondes pour apprendre à voler. J’aurais dû rester chez moi alors je suis sortie, beaucoup. LeChat a lancé l’idée comme ça par-dessus le banquier et nous sommes partis au cinéma avec les enfants, et puis ils sont monté dans la Grande Roue et je leur faisais signe depuis le sol avec une seule main – parce que de l’autre je ramassais les larmes de. Les contrôles IEF souvent, ça fait ça. Pleurer les gens. Après, on éponge les ami·e·s et un peu plus loin on continue à espérer que nous faisons de notre mieux et c’est le cas c’est promis. Nous ne visons juste pas le même mieux, eux et nous.

Prince s’approche de ses dix ans avec une grande difficulté dans l’écriture, des liens qu’il n’est pour l’instant pas en capacité de faire. Comme trouver un verbe. Demandé ainsi, l’angoisse se pointe, la conseillère pédagogique l’a bien vu. Mais si on creuse on s’aperçoit que si, il sait. Alors je reprends les fondamentaux, les bases, j’ai trouvé un livre Montessori sur la grammaire, je me dis, peut-être, ça va l’aider. Je le fais travailler avec son frère, c’est lui qui montre à Hibou ce qu’est un verbe, qui lui lit les lettres manuscrites qui inquiètent encore un peu le plus jeune. Il devient enseignant et je le vois prendre confiance, cela lui manque tant je suis ravie de mon idée. Leur grand-mère leur a écrit pour entamer une correspondance avec eux, il a commencé sa réponse et puis s’est arrêté. Pour dire ça va bien, il y avait ce b et puis ce i, inconciliables, il y avait ces deux lettres terrifiantes et il a tout envoyé bouler avec la grand-mère. Elle n’aura pas de réponse.

Hibou frôle les six ans, il sait les lettres bâtons et a peur de la manuscrite, il sait additionner, soustraire et remplir un exercice à trou avec l’un comme l’autre – et je crois, je l’ai déjà dit. Et depuis ce matin je lui apprends la grammaire, il se passionne. Qu’il ne sache pas encore lire ou écrire vraiment, ça ne l’arrête pas. Et alors la lettre de sa grand-mère, ça l’a enthousiasmé au point de répondre tout de suite et puis tiens je vais aussi écrire à papé. Alors il y a cette lettre incroyable en bâtons. Il a écrit. C’est incroyable non ?

Je suis saisie chaque fois, par les difficultés et les facilités de mes enfants. Ce grand écart que je dois faire, en permanence. Et les souffrances, des deux. Parce que ce grand écart je ne le fais pas assez grand pour Hibou qui a toujours besoin d’être là où je ne suis pas encore arrivée et lorsque je comprends, déjà, il est plus loin. Parce que ce grand écart je ne le fais pas assez grand pour Prince, qui aurait besoin de plus d’aide, plus de patience, plus de présence. De spécialistes, sans aucun doute. Lui-même est écartelé entre sa surdouance indéniable et ce que je suppose être de l’asperger et donc une angoisse infinie.

Alors oui vraiment, on fait ce qu’on peut avec nos enfants. Je ne suis pas enseignante, j’apprends sur le tas de mes erreurs, je prends les méthodes les unes après les autres pour trouver ce qui fonctionnera et j’ai peur en permanence de rater leur apprentissage. Les inspecteurs veulent qu’on fasse toujours mieux et ils ont raison, juste.. leur mieux à eux n’est pas le notre, depuis l’intérieur de ce que nous vivons avec des enfants très particuliers.


ܟ

Je me suis laissée disperser, c’est souvent.
Je suis fatiguée, assez.
Je ne voulais pas parler de ça, du tout (et je tais ce que j’étais venue dire, c’est fou).
Parfois je me dis, j’ai une drôle de vie.


lorsque LeChat cuisine, c’est un voyage

Gratitudes – 18 et 19 janvier

C’était ces deux journées sans cesse au dehors à jouer des fêlures écouter les larmes provoquer le rire, c’était l’absolu les yeux dans le film le noir de la salle à rire et sourire, c’était Lui peau contre peau à attraper la vie de l’autre s’aimer juste · s’aimer, c’était la vie à quatre à fermer les yeux sortir du quotidien à agiter les mains vers eux tout là-haut, c’était revenir aussi, revenir sans plus savoir à vouloir partir encore · oui, encore.

chat noir balcon