Aujourd’hui on pourrait presque toucher


Elle est repartie et je touche presque le silence, l’intime. Est-ce que je m’entends encore, vais-je savoir ce qu’il y a en moi dans cette solitude retrouvée.. Nous partageons la tristesse et la joie à nous tous, les chatons et les agacements, nous survoltons les mots je jette les papiers, si absente je suis dans mes profondeurs, je n’écris plus je tente d’occuper mes mains et vraiment je voudrais tout retirer, la pagaille les pensées.
Quand il n’y a plus rien à retourner il s’agit pourtant d’écrire, puisque toujours j’ai à démêler. Alors, je fuis. Ce que touche, je fuis.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui on pourrait presque toucher


La narration a ralenti, elle a retenu ma respiration. Audacieusement je décidai d’avancer seule dans ces sentiers de phrase.

Hélène Cixous – Si près

chaton gris Aujourd'hui on pourrait presque toucher
Chaton à adopter – je l’aime d’amour, celui-ci..


D’ailleurs sans doute ici je ne l’ai pas dit, les petits chats sont nés, des petites merveilles aux yeux fermés. Le petit gris se colle contre mon cœur, l’écaille de tortue est sublime – et a sans doute trouvé chez qui vivre -, le petit couleur miel – à l’adoption encore incertaine – fait tout pour rester au chaud, le gris sombre –adopté lui aussi est né à l’envers, les pattes d’abord – et on a bien cru qu’il resterait coincé, ce fut toute une histoire, c’est un très grand calme, il ne miaule quasiment pas.

Les photos ne sont pas extraordinaires, il est difficile de les photographier tant ils bougent et tant ils ont besoin de chaleur, de leur mère.. alors, une petite vidéo juste comme ça et trois autres photos :




 
 

Aujourd’hui le fruit de


Peut-on parler de fruit ?
Je ne voulais pas choisir, j’étais – sans le voir – de deux attirances.
Sur une gifle, j’ai récolté un chemin un seul, un côté une face, sans pensée sans relief j’ai manqué, le corps le mien, et ô le sien. Je me suis ajustée sur l’unique, l’opposé, identifiée à un genre et raté, pris le feu la joue rouge laissé la fille.
Je l’ai laissée. Tellement laissée.
Ce soir je suis dans le défendu maternel et saisis enfin ces douleurs, ces peines terribles infligées sur des amitiés ratées qui n’en étaient pas, et oh qu’est-ce qu’elles étaient belles..

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui le fruit de


Justement au moment où j’avais réussi à trouver toutes les réponses, toutes les questions ont changées.

Paulo Coelho – Maktub


macro coquelicot Aujourd'hui le fruit de
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Je n’ai aucun temps, peut-être est-ce les mots qui me font défaut encore ou alors je savoure tranquillement ce que je découvre, ce dont je me souviens, ce que je comprends enfin. J’en parlerai forcément, plus tard..

 
 

Aujourd’hui des papiers



J’ai griffonné quelques mots et les ai glissés dans une enveloppe – pas contente, résiliation, signature – et c’était un peu un divorce après onze années de vie commune agrémentés d’appels, de plaintes et de gestes commerciaux arrachés, et puis j’ai griffonné d’autres mots – lu, approuvé, signature – que j’ai glissé dans un autre rectangle blanc. J’ai accusé leur réception pour l’une, rien dit pour l’autre, envoyé tous les papiers demandés et maintenant je croise, les doigts, les fils et les pensées, je croise jusqu’aux étoiles pour recevoir enfin une connexion avec le monde qui se maintienne, une véritable, une où on ne tente pas de m’arnaquer.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui des papiers


Je suis fier de toi. Ce n’est pas le travail qui fait qu’on est fier ou pas ; c’est la façon de le faire. Sois fier de toi.

Robin Hobb – L’Assassin royal, tome 3 : La Nef du crépuscule


chemin perdu

 
 

Aujourd’hui violent


J’ai plongé sans me relever. L’écriture m’a un brin désappointée – j’attendais une certaine beauté poétique qui ne se trouve que dans les premières pages -, mais ce personnage, ah ce personnage.. D’une grande violence envers l’injustice et les règles de la société, ce récit est avant tout une passion pour la liberté, l’amitié, la justice… et les banques. Un truand avec des valeurs solides, un meurtrier qui donnerait sa vie pour ses amis, un voleur qui s’amuse… L’instinct de mort est un livre surprenant, fait d’évasions brutales et d’amour inconditionnel. Sur les conditions carcérales également, fabriques de grands criminels ; ont-elles seulement changées ?


Je voulais vivre sans heure, considérant que la première contrainte de l’homme a vue le jour à l’instant où il s’est mis à calculer le temps.

Jacques Mesrine – L’instinct de mort

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides


Photo du site La pause librairie

 
 

Aujourd’hui virilité


S’est-il pensé viril cet homme, violent parce qu’elle avait dit non ? Pour un simple désaccord ? Cet homme qui l’a abandonnée en pleine campagne et elle qui a dû rentrer par ses propres moyens avec une jeune enfant ?
Elle pleurait, au téléphone.
Ce que je suis en colère. En colère, et si triste.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui virilité

Une violence sans bornes ni limites, une violence qui chemine sourdement à travers les époques, levant par instants sa tête sifflante et serpentaire. Et même si l’origine a pu se trouver dans ce destin familial, la violence a été convoyée jusqu’à moi, sans doute tapie dans les silences de mon père. Par ces étranges et fascinants cheminements de l’enfance, cette plaque sensitive qui lègue pour toute la vie une conscience, la violence m’a été livrée en héritage.

Fabrice Humbert- L’origine de la violence

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