• Sous la pluie

    Lights off

    Un soir je suis partie. Je n’étais plus sur aucune carte existante. Plus personne. Je ne savais pas tout ce dont on a besoin pour disposer d’une identité, d’une fonction identitaire.Ça ne tenait plus, je ne l’ai pas vu. Il y a eu un faux pas, une flic défaillante trop sûre de son pouvoir parce que le flingue sur sa hanche et moi sans peur et j’aurais dû et LeChat qui a peur pour deux, mon agacement et puis le sien et puis ce téléphone qui se met à sonner et dans ma tête le dérapage s’enclenche sans conscience aucune de la bascule. À quelques minutes de là, en sécurité…

  • Pensine

    Sans filet

    Le réel.. la confrontation au réel.. un dialogue entre ce qui ne comptait plus et l’illumination, de la pensée sans filtre. Je vais trembler, un peu. Est-ce qu’on remonte en se racontant des histoires, je ne sais pas. Ça m’obsède. La première pensée du matin, sonder, tâter, se souvenir d’un rêve qui serait en lien. En permanence, travailler. Sans soutien, alors. L’anti-dépresseur sans lactose, n’est pas pour une personne épileptique, crée de la tension oculaire. L’anxiolytique, crée de la tension oculaire. Et mes yeux, on tente de réduire cette tension déjà, si élevée, éviter le glaucome je préfère. Ne plus voir, suis-je capable ? Samedi, lors de mon troisième contrôle…

  • Pensine

    Béquille

    Juste prendre mes pas et les emmener un peu plus loin, cet impossible s’il ne le fait pas, lui.. Je pleure, parce que l’angoisse. Parce que cet esprit abîmé s’est épuisé. Est-ce qu’il y a trop de silences ? Je ne dis plus. Le temps passe et je ne suis pas où je suis, un peu nulle part. Sur le chemin il a ramassé les fleurs de la ville, brisées par les passants. Une flopée de géraniums piétinés, d’un rouge sublime. En incapacité soudaine de parler, mon petit Prince de déjà 11 ans, je l’ai aidé à les offrir au médecin, et ce sourire qu’elle a eu, ah ! Sur…

  • Pensine

    Contre un mur ou n’importe quoi

    J’ai recommencé à prendre l’anxiolytique hier soir, alors depuis le réveil il y a du brouillard dans mon café. J’ai pourtant pris une moitié de 0,25, ce n’est pas gros, c’est pas méchant, c’est nauséeux. J’ai la tête dans un petit étau, tout petit, suffisamment pour que je ne fasse pas grand chose. C’est ça, ou je pleure. D’un coup. Sans raison. Des angoisses taiseuses, puisque je n’écris plus. Une bonne journée et soudain je bascule dans l’angoisse et l’envie d’en finir – parce que l’angoisse il faut qu’elle cesse contre un mur ou n’importe quoi.Il dit, c’est normal. Je suis entre toutes les pages de son livre, quand je…