Ca carbure dans la tête

Ca carbure dans la tête

Encore une fierté de maman, depuis hier notre gnome sait dire « merci » (bon ok, il manque des lettres, chipotez pas). Il a bien compris aussi que ce mot facilitait le don de gâteaux (mot qu’il
connait aussi vous pensez bien), donc il nous le ressort sans arrêt avec l’espoir de pouvoir combler sa gourmandise ! Il perd pas le nord..

Toujours hier, le petit bonhomme nous a également épaté avec un autre mot : on lui donnait à manger une banane écrasée, il a cherché dans son livre d’image jusqu’à trouver la banane, a insisté
sur le mot et l’image jusqu’à ce que son papa lui donne le fruit non écrasé et là il nous a dit.. « merci ». Nous sommes fiers, mais parfois on reste pantois.  

Joan Baez

Joan Baez

J’avais vu son nom sur une affiche, mais je l’avais remisée dans un coin de mon cerveau. Vraiment loin. Pas concevable pour moi qu’elle soit vraiment dans me ville, à portée de mes oreilles et de
mes yeux. Impossible. Information rejetée. Et puis hier matin, Debee me confirme que si. Elle est là. Je cherche sur le net, concert à 20h le soir. Gratuit. A côté de chez moi. Toute la journée,
j’avoue, je me suis désespérée. Qui dit 20h, dit pas possible pour moi. Le soir, mon fils s’endort justement à 20h, et je ne veux pas le décaler, même pour elle. Et y aller seule, certainement
pas. Et la proposition tombe, que je n’attendais pas : le mari de Debee y va avec sa maman, et je peux me joindre à eux. J’avoue avoir hésité un peu, je déteste être dépendante pour rentrer chez
moi mais.. mais.. ça n’arrivera qu’une fois.. et jamais de ma vie je n’aurais pensé un jour voir Joan Baez en concert, jamais.. Joan Baez, elle représente la partie douce de mon enfance. La guitare, d’abord, instrument de ma mère quand elle était bien. Dans ses moments où elle souriait, où elle était d’une
certaine manière, heureuse. Ma mère chantait à la guitare, et c’était doux. Et puis il y avait la route. Pour aller chez mes grands-parents. Joan Baez nous accompagnait, avec Graeme Allright. Je
connaissais davantage les chanteurs de l’époque de ma mère, que de la mienne.. ^^ Et puis cette femme, je la respecte profondément. Elle ne donne pas dans la paix dans le monde parce que c’est à
la mode, elle ne fait pas UN concert gratuit pour ensuite reverser les droits de diffusion à des œuvres humanitaire.. Elle est entière, chante dans toutes les langues pour se faire comprendre,
milite pour la paix dont elle est devenue l’icône mondiale.



Alors me voilà, moi, pour le 2em concert de ma vie, à 20h, entourée d’un monde fou. Du monde jusque dans la rue, jusqu’à l’Arc, du monde, du monde, du monde.. Et là où je suis fortement
impressionnée, c’est que toutes les générations sont présentes (certains sont même en hippie). Le plus jeune devait avoir 5 mois, ensuite quelques enfants d’une dizaine d’années (ceux là ont été
trainés 😉 ), des jeunes entre 16 et 25 ans. Et puis deux tranches d’âges, autant représentées l’une que l’autre : 30/50 ans, et 60/80 ans. Jamais je n’ai vu un concert (non classique) réunissant
des personnes âgées et des jeunes gens. Et ils étaient partout.. sur les marches, sur les gradins, parfois sur les gens, et même dans les arbres !



Nous étions sur le côté gauche, afin de ne pas être écrasés et de tout même tenter de voir quelque chose. Le son était merveilleusement bien réparti, je ne suis pas sortie de là avec un
bourdonnement d’oreilles ; pour autant nous avons entendu comme si nous étions devant elle. Par contre mes photos ne sont pas extraordinaires : nous étions loin, et le zoom a bien fonctionné mais
je n’avais pas de pied.



Et quelle voix.. Bien qu’elle nous ai prévenu que sa voix, avec les années, était devenue plus grave, cela m’a fait sursauter. Toujours aussi belle voix, mais elle n’est plus soprano c’est
certain !



Si au départ j’étais contente mais tout de même déçue (elle chantait des titres inconnus de moi, des chansons plus récentes qui me laissaient froides sur un plan émotionnel), autant ensuite elle
nous a gâté. J’ai ainsi découvert qu’elle pouvait chanter dans beaucoup de langues (français, anglais, espagnol, un dialecte indien..), et dans n’importe quel style musical. Très impressionnante
!



Étrangement, moi qui ai peur de la foule, je ne me suis pas sentie étouffée ni en danger, aucune angoisse ne m’a pas gâchée la soirée. Encore plus étrangement, nous avons, que ce soit lors du
concert ou lorsque nous sommes repartis, comme un cercle vide autour de nous. Avec cette foule c’est étonnant, mais nous avons pu nous asseoir par terre, sans être piétiné ni étouffé. J’ai senti
les arbres extrêmement concerné par la musique, c’était étrange ; cela a provoqué une puissante énergie.



Deux heures ont passé, mais elles furent bien courtes. J’ai senti que j’aurais eu besoin de plus, tellement plus..



Je garde en moi ce concert improbable, cette rencontre inattendue. Il m’a fallu bien peu d’imagination pour me plonger dans une époque où je n’étais pas née. Woodstock. Une petite vidéo qui n’est
pas de moi, mais je l’ai trouvée ce matin sur youtube ^^

 

Il s’affirme

Il s’affirme

Depuis quelques temps, notre gnome, sur la table à langer, nous empêche avec les mains de le nettoyer correctement. Il se tortille, on tente de le maintenir, il bouge, on s’énerve, il grogne, on
le gronde, il pleure, .. on fait ce qu’on peut..
Idem pour le bain, il nous empêche de lui laver le sexe.
Il ne veut pas qu’on le touche, et nous faut bien qu’on passe le coton !

Et puis hier, les mains posées sur son sexe, le regard dans celui de son père, il lui a sorti « là, non ».

J’en ai eu les larmes aux yeux. Je ne peux exprimer ce que j’ai ressenti..
Je suis fière de mon petit bonhomme. Même si pour le coup, il nous complique un peu les choses, je suis fière.
Mais ça va être coton de respecter ça, c’est le cas de le dire..

Un peu d’épices dans mon monde

Un peu d’épices dans mon monde

Parfois, je suis bête.
Parfois (les mêmes fois, en fait), le manque de confiance me pousse un peu loin. Vraiment plus loin. Je me suis rendue compte que j’étais difficilement capable de faire un plat asiatique (hormis
le porc au caramel, mais que pour mon mari) par peur de souffrir de la comparaison avec mes deux belles-sœurs ; toutes les deux sont tombées dedans au point que je ne me sens pas rassurée. L’une
est plus dans la cuisine chinoise, l’autre japonaise, mais l’un dans l’autre, je sens bien que je ne suis pas à la hauteur.
Du coup, je ne réussis pas mes plats.

Il faut le savoir, je suis une très très très mauvaise cuisinière. Je suis tout à fait capable de rater une sauce tomate toute simple pour accompagner des pâtes. Uniquement, je m’en suis rendue
compte, parce que cela.. ne m’intéresse pas.

Je n’ai même pas honte.

Par contre, comme j’adore les desserts, je les réussis en général très bien. Sauf quand j’apprends que la personne que je reçois adore tel dessert (là, je le foire, par peur de la comparaison ;
comme ça, c’est fait) ou que je réalise que la personne est une cuisinière hors paire (je suis pas à la hauteur, je rate; comme ça là aussi, y’a plus à y revenir).
Je m’auto-sabote, c’est un bonheur.

M’étant brimée toute seule, je suis donc allée un peu regarder ailleurs. Après tout, j’adore la cuisine indienne.. et là, personne dans mon entourage pour me sortir « ah, tu fais comme ça toi ? ».
Y’a aucune méchanceté bien sûr, c’est juste que je retourne dans ma coquille plus vite que je n’ai réussi à en sortir.

Tout ça pour dire que maintenant, je cuisine indien ^^
J’ai donc pu découvrir aujourd’hui que je ne réussis pas uniquement les plats sucrés 🙂
Et pour l’instant mon mari, il est ravi.