Il s’affirme

Il s’affirme

Depuis quelques temps, notre gnome, sur la table à langer, nous empêche avec les mains de le nettoyer correctement. Il se tortille, on tente de le maintenir, il bouge, on s’énerve, il grogne, on
le gronde, il pleure, .. on fait ce qu’on peut..
Idem pour le bain, il nous empêche de lui laver le sexe.
Il ne veut pas qu’on le touche, et nous faut bien qu’on passe le coton !

Et puis hier, les mains posées sur son sexe, le regard dans celui de son père, il lui a sorti « là, non ».

J’en ai eu les larmes aux yeux. Je ne peux exprimer ce que j’ai ressenti..
Je suis fière de mon petit bonhomme. Même si pour le coup, il nous complique un peu les choses, je suis fière.
Mais ça va être coton de respecter ça, c’est le cas de le dire..

Un peu d’épices dans mon monde

Un peu d’épices dans mon monde

Parfois, je suis bête.
Parfois (les mêmes fois, en fait), le manque de confiance me pousse un peu loin. Vraiment plus loin. Je me suis rendue compte que j’étais difficilement capable de faire un plat asiatique (hormis
le porc au caramel, mais que pour mon mari) par peur de souffrir de la comparaison avec mes deux belles-sœurs ; toutes les deux sont tombées dedans au point que je ne me sens pas rassurée. L’une
est plus dans la cuisine chinoise, l’autre japonaise, mais l’un dans l’autre, je sens bien que je ne suis pas à la hauteur.
Du coup, je ne réussis pas mes plats.

Il faut le savoir, je suis une très très très mauvaise cuisinière. Je suis tout à fait capable de rater une sauce tomate toute simple pour accompagner des pâtes. Uniquement, je m’en suis rendue
compte, parce que cela.. ne m’intéresse pas.

Je n’ai même pas honte.

Par contre, comme j’adore les desserts, je les réussis en général très bien. Sauf quand j’apprends que la personne que je reçois adore tel dessert (là, je le foire, par peur de la comparaison ;
comme ça, c’est fait) ou que je réalise que la personne est une cuisinière hors paire (je suis pas à la hauteur, je rate; comme ça là aussi, y’a plus à y revenir).
Je m’auto-sabote, c’est un bonheur.

M’étant brimée toute seule, je suis donc allée un peu regarder ailleurs. Après tout, j’adore la cuisine indienne.. et là, personne dans mon entourage pour me sortir « ah, tu fais comme ça toi ? ».
Y’a aucune méchanceté bien sûr, c’est juste que je retourne dans ma coquille plus vite que je n’ai réussi à en sortir.

Tout ça pour dire que maintenant, je cuisine indien ^^
J’ai donc pu découvrir aujourd’hui que je ne réussis pas uniquement les plats sucrés 🙂
Et pour l’instant mon mari, il est ravi.

Murgh Masala

Murgh Masala

Ce plat est originaire du nord de l’Inde.
4 personnes

Ingrédients :
– 1,5kg de cuisses ou blanc de poulet (sans la peau)
– 3 cac de cumin en poudre
– 3 cac de coriandre en poudre
– 1 cac 1/2 de garam masala</a> (j’ai fait sans)
– 1/2 cac de curcuma en poudre (remplacé par des épices indiennes)
– 2 oignons hachés finement
– 4 gousses d’ail
– 1 morceau de gingembre frais de 5cm, haché (j’ai dû remplacer par de la poudre)
– 2 tomates bien mûres
– 3 cas d’huile ou de ghee (beurre clarifié)
– 5 clous de girofle
– 8 gousses de cardamone
– 1 bâton de cannelle (remplacé par de la poudre)
– 10 feuilles de cury (devinez quoi..)
– 150ml de yaourt nature épais (environ 1 yaourt 1/2)
– sel

Enlever le gras du poulet, couper en morceaux.
Mélanger le cumin, la coriandre, le garam masala et le curcuma, et rouler les morceaux de poulet dedans.

Mixer l’ail, le gingembre, les tomates et les moitié des oignons.

Faire chauffer l’huile ou le ghee à feu doux. Dorer le reste de l’oignon avec les clous de girofle, la cardamone, la cannelle et le curry.
Incorporer le mélange à base de tomates et laisser cuire 5 min. Saler selon son goût.
Ajouter les morceaux de poulet, incorporer le yaourt.

Laisser mijoter 50 minutes (ne pas laisser bouillir) avec un couvercle, remuer de temps en temps. L’huile doit se séparer du plat.
Si la sauce est trop liquide, retirer le couvercle, poursuivre la cuisson à feu vif quelques minutes. Saler selon son goût.

Craquage en vue

Craquage en vue

Il y a parfois, de bien mauvaises semaines.
Vraiment. Mauvaises.

<em>hier</em>
Le gnome, par pure volonté d’attirer l’attention d’une maman en train de cuisiner ses premiers nans (et donc forcément bien concentrée), a jeté avec une force digne d’un sportif de haut niveau,
un éléphant sur le pied de la dite maman occupée.
Oui, un éléphant.
Six centimètres, l’éléphant. Mais en plastique lourd.
Hurlements de douleur, larmes des deux côtés, deux doigts de pieds bleus.

<em>ce matin</em>
La maman, en plein craquage dû à une semaine déjà difficile (mais pas terminée), a décidé que le gnome était assez grand pour entrer dans la cuisine (sauf four allumé) ; et a donc retiré la
planche qui servait de garde-mioche, planche presque aussi haute que la maman (très petite, oui).
Le gnome après plusieurs heures sans drame, a cassé un petit pot.
Puis un deuxième, malgré des « ça, non ».
Pas facile de nettoyer de la carotte sans se couper, mais on y est arrivé.
Ayant atteint un certain stade où la patience, on la cherche, j’ai une fois de plus déplacé ma cuisine ; il lui reste à disposition des paquets de pâtes, ça devrait se gérer plus facilement.
Cuisine de merde, sans porte, si petite que cuisiner sans se faire mal est un tour de force (je suis maladroite, certes).

<em>cette aprem</em>
Le petit regardait un film (shrek, a tout hasard), quand il est tombé de sa chaise. Et s’est ouvert le front. Ajouté à ses boutons, le gamin ressemble à un vétéran qui a survécu à une guerre.
Vainqueur, mais amoché.

<em>ce soir</em>
Le papa, sans doute un peu trop confiant dans la capacité de son gnome à ne plus mettre les choses à la bouche, a enlevé son alliance et l’a laissé à son fils, sous surveillance extrême car à la
sortie de la douche. En plein essuyage, le gnome allongé sur la table a, par inadvertance (pour une fois, aucune volonté de faire une bêtise, ça vaut d’être souligné), laissé tomber l’alliance
dans sa bouche.
Le papa affolé a voulu la récupérer, l’anneau est parti plus profondément.
Le papa ayant dépassé le stade de l’affolement, a chopé le gamin par les pieds.
Et nous a évité les urgences.

Là où je m’inquiète, c’est que nous ne sommes que vendredi.
Je suis morte, me cherchez pas.