Il existe un instant où l’on peut regarder droit dans le soleil

Les matins j’étire mes rêves pour y rester le plus longtemps possible, je les déplie dans cet entre-deux de sommeil-éveil et je reste là, encore un peu, dans ce refus d’exister. Dans le bruissement d’un rêve étiré, je me rendors le plus souvent. Absorbée dans l’aube naissante et le silence de la nuit.
Parfois – essentiellement s’ils sont absents – le rêve s’effiloche, se refuse à moi. Ces matins-là je me prépare un café-silence, savoure les gestes ralentis afin de ne réveiller aucun enfant.
Et j’essaye par-dessus tout de me souvenir de celle que j’ai fait émerger le temps d’un été grâce à l’immense générosité d’amis.

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